PodcastsSalud y forma físicaChoses à Savoir SANTE

Choses à Savoir SANTE

Choses à Savoir
Choses à Savoir SANTE
Último episodio

2341 episodios

  • Choses à Savoir SANTE

    Pourquoi l'anxiété peut-elle venir de l'alimentation ?

    29/1/2026 | 1 min
    L’alimentation peut jouer un rôle. Pas forcément comme cause unique, mais comme facteur qui peut déclencher, aggraver ou entretenir l’anxiété.
    D’abord, il faut comprendre une chose : le cerveau n’est pas “déconnecté” du reste du corps. Il vit dans un environnement biologique. Et cet environnement dépend en partie de l’alimentation. Ce que vous mangez influence l’inflammation, le microbiote intestinal, les hormones, la production de neurotransmetteurs… et donc, indirectement, votre niveau d’anxiété.

    Premier point : la qualité globale de l’alimentation. De nombreuses études observent qu’un régime équilibré, riche en fruits, légumes, fibres, poissons et bonnes graisses, est associé à moins de symptômes anxieux. Par exemple, une revue systématique s’intéressant aux liens entre qualité alimentaire et santé mentale chez les étudiants conclut qu’une meilleure qualité de régime est fréquemment associée à une diminution de l’anxiété et du stress.

    Deuxième point : le grand suspect moderne, ce sont les aliments ultra-transformés. On parle ici des produits industriels très transformés : snacks, biscuits, sodas, céréales très sucrées, plats préparés, etc. Une revue scientifique publiée en 2022 par Lane et ses collègues montre que la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à un risque plus élevé de symptômes dépressifs et anxieux. Ce n’est pas une preuve absolue de causalité, mais c’est un signal très cohérent, surtout quand on sait que ces aliments sont souvent pauvres en fibres et micronutriments, riches en sucres rapides, en sel, en additifs… et qu’ils favorisent une inflammation chronique légère.

    Troisième point : l’axe intestin-cerveau. Ce n’est pas une image : l’intestin communique réellement avec le cerveau. Le microbiote intestinal influence la production de substances qui modulent l’inflammation et le stress. Une alimentation pauvre en fibres et riche en produits ultra-transformés peut déséquilibrer ce microbiote, et ce déséquilibre peut favoriser un terrain anxieux.

    Enfin, il y a la question des nutriments. Certaines carences peuvent amplifier l’anxiété : magnésium, vitamines du groupe B, fer, zinc… parce qu’ils participent à la fabrication et à la régulation des neurotransmetteurs comme la sérotonine ou le GABA.

    Et sur les interventions ? Il existe quelques données intéressantes. Une méta-analyse publiée dans JAMA Network Open montre que les oméga-3 pourraient réduire les symptômes d’anxiété dans certaines populations, même si les résultats restent hétérogènes.

    Conclusion : l’anxiété n’est pas “dans votre tête” au sens moral du terme. Elle a une base biologique, et l’alimentation peut en faire partie. Bien manger ne remplace pas une thérapie ou un traitement quand il le faut. Mais c’est un levier concret, quotidien, souvent sous-estimé… pour apaiser le mental.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir SANTE

    Pourquoi le bruit rose aide-t-il à bien dormir ?

    28/1/2026 | 2 min
    Le “bruit rose”, c’est un son un peu comme une pluie douce, un souffle régulier, ou des vagues lointaines. Techniquement, c’est un bruit dont l’énergie diminue quand la fréquence augmente : les sons graves sont plus présents, les aigus moins agressifs. Contrairement au bruit blanc (type “radio mal réglée”, très riche en aigus), le bruit rose est plus chaud, plus naturel, et souvent mieux toléré par le cerveau.

    Mais pourquoi certains disent qu’il aide à dormir ? Pour deux raisons très concrètes.

    D’abord, il masque les bruits parasites. Le sommeil est extrêmement sensible aux sons imprévisibles : une moto qui passe, une porte qui claque, une voix dans la rue. Même si ça ne vous réveille pas complètement, ça provoque des micro-éveils et fragmente le sommeil. Le bruit rose sert de “rideau sonore” stable : il réduit les contrastes sonores et rend l’environnement plus uniforme. Résultat : moins de sursauts et un sommeil plus continu.

    Ensuite — et c’est le point le plus fascinant — le bruit rose peut aussi agir directement sur les rythmes du cerveau, surtout lorsqu’il est diffusé d’une manière très précise.
    Pendant la phase la plus réparatrice du sommeil, le sommeil profond, le cerveau produit des ondes lentes (slow waves). Or, si on envoie de très brèves impulsions de bruit rose au bon moment, parfaitement synchronisées avec ces ondes, on peut amplifier l’activité des ondes lentes, donc renforcer la qualité du sommeil profond.
    C’est exactement ce qu’a montré une étude de référence publiée dans Frontiers in Human Neuroscience : chez des adultes plus âgés, des impulsions de bruit rose synchronisées en temps réel avec les ondes cérébrales ont augmenté l’activité des ondes lentes, et les participants avaient aussi de meilleures performances de mémoire le lendemain. Cette stimulation est appelée “closed-loop auditory stimulation”.

    Donc, le bruit rose n’est pas juste un son relaxant : utilisé correctement, il peut stabiliser le sommeil et même renforcer le sommeil profond en soutenant les rythmes naturels du cerveau.

    Conclusion : si le bruit rose aide à mieux dormir, ce n’est pas de la magie. C’est une double action : moins de perturbations… et, dans certains protocoles, un vrai effet physiologique sur le sommeil profond.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir SANTE

    Pourquoi boire un verre de vin peut-il boucher le nez ?

    27/1/2026 | 2 min
    Vous avez déjà vécu ça ? Vous buvez un verre de vin, tranquillement… et quelques minutes plus tard, votre nez se bouche. Comme si vous attrapiez un rhume instantané. Chez certaines personnes, c’est très net : un seul verre suffit. Et non, ce n’est pas forcément une allergie au vin. Très souvent, c’est une autre histoire. Une histoire chimique. Une histoire d’histamine.

    L’histamine, c’est une molécule naturellement présente dans notre corps. Elle joue un rôle central dans les réactions inflammatoires et allergiques. C’est elle, par exemple, qui provoque le nez qui coule, les éternuements, les yeux qui grattent. En temps normal, l’histamine est utile : elle sert de signal d’alerte. Mais en excès, elle devient gênante.

    Or, le vin — surtout le vin rouge — contient de l’histamine. Pourquoi ? Parce qu’elle se forme pendant la fermentation, comme d’autres substances qu’on appelle des “amines biogènes”. Plus un vin est fermenté, plus il a été en contact avec certaines levures ou bactéries, plus il peut être riche en histamine. Et chez certaines personnes, cet apport suffit à déclencher une réaction.

    Mais le vrai twist, c’est que l’alcool ne fait pas qu’apporter de l’histamine. Il aggrave aussi le problème.

    Normalement, quand vous mangez ou buvez de l’histamine, votre organisme la dégrade grâce à une enzyme : la DAO, pour “diamine oxydase”. C’est un peu votre système de neutralisation. Sauf que chez certaines personnes, la DAO fonctionne moins bien. Ça peut être génétique, lié à une fragilité intestinale, ou à certains médicaments. Résultat : l’histamine reste dans le corps plus longtemps, et agit plus fort.

    Et l’alcool, lui, vient mettre de l’huile sur le feu : il favorise la libération d’histamine par certaines cellules immunitaires et il peut aussi freiner sa dégradation. Donc vous avez un double effet : plus d’histamine qui arrive… et moins d’histamine éliminée.

    Et que fait l’histamine ? Elle dilate les vaisseaux sanguins et provoque un gonflement des muqueuses. Dans le nez, c’est radical : la muqueuse gonfle, les canaux se rétrécissent, et vous avez la sensation d’un nez bouché, parfois avec des écoulements.

    D’ailleurs, des travaux scientifiques sur l’intolérance à l’histamine et sur les réactions au vin décrivent précisément ces symptômes : rhinite, congestion nasale, éternuements, bouffées vasomotrices… le tout sans allergie classique.

    Conclusion : si vous avez le nez bouché après un verre de vin, ce n’est pas dans votre tête. C’est très probablement votre histamine qui parle.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir SANTE

    Pourquoi se gratter l'oreille peut procurer du plaisir ?

    26/1/2026 | 2 min
    Pour écouter les deux épisodes recommandés:

    1/ Pourquoi votre opinion change-t-elle sans que vous ne vous en rendiez compte ?
    Apple Podcast:
    https://podcasts.apple.com/us/podcast/pourquoi-votre-opinion-change-t-elle-sans-que-vous/id1048372492?i=1000746638428
    Spotify:
    https://open.spotify.com/episode/0dzW7snN390LBqxeDluaoW?si=kTTF4LlVSMGVOQ9S_5XAEA

    2/ Dans quel pays est-il interdit de chanter en playback ?
    Apple Podcast:
    https://podcasts.apple.com/us/podcast/dans-quel-pays-est-il-interdit-de-chanter-en-playback/id1048372492?i=1000746550059
    Spotify:
    https://open.spotify.com/episode/3Ocem5LLM6sPtRnuyrll6W?si=MEBGO8qeSFGMVpiqLh9_3A

    --------------------------

    Chez certaines personnes, se gratter l’oreille procure une sensation de plaisir parce que cette zone est l’une des plus riches du corps en terminaisons nerveuses sensibles. Le conduit auditif externe (la partie “à l’entrée” de l’oreille) est tapissé d’une peau très fine, peu épaisse, et il contient de nombreux récepteurs sensoriels : mécanorécepteurs (pression, frottement), nocicepteurs (douleur/irritation), et fibres du prurit (démangeaison). Lorsque vous vous grattez, vous activez ces capteurs, ce qui envoie au cerveau un signal puissant.

    Or, la démangeaison (prurit) est un signal particulier : elle est souvent déclenchée par une irritation minime, une sécheresse, du cérumen, ou un micro-inflammatoire local. Le cerveau interprète ça comme : “il faut enlever quelque chose”. Se gratter déclenche alors une réponse immédiate : un soulagement, et ce soulagement est perçu comme agréable.

    Mais ce qui rend l’oreille spéciale, c’est aussi son innervation. Le conduit auditif est innervé par plusieurs nerfs, notamment :
    le nerf auriculo-temporal (branche du trijumeau),
    le grand nerf auriculaire (plexus cervical),
    et surtout une branche du nerf vague (Arnold), qui innerve une partie du conduit.

    Le nerf vague est connecté à des zones profondes impliquées dans les réflexes viscéraux et le bien-être. Résultat : chez certaines personnes, stimuler cette zone peut déclencher des réponses surprenantes : frissons, toux réflexe (“réflexe d’Arnold”), voire une sensation relaxante.

    Enfin, le plaisir vient aussi des circuits centraux : se gratter active indirectement les systèmes de récompense via la libération de neuromédiateurs comme la dopamine (renforcement du comportement) et des opioïdes endogènes (sensation apaisante). C’est pour cela qu’on peut ressentir une forme de “mini-addiction” : plus on gratte, plus le cerveau associe l’acte au soulagement.

    En résumé, l’oreille est une zone sensorielle dense, reliée à des nerfs très particuliers, et le grattage déclenche un cocktail de stimulation + soulagement + récompense, parfois vécu comme un véritable plaisir.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir SANTE

    Pourquoi l’allaitement maternel diminue-t-il le risque de cancer du sein ?

    25/1/2026 | 1 min
    D'abord, oui, on le sait désormais, l’allaitement maternel diminue légèrement, mais réellement, le risque de cancer du sein — et cet effet protecteur augmente avec la durée totale d’allaitement au cours de la vie.

    La preuve la plus souvent citée vient d’une méta-analyse géante publiée dans The Lancet : elle regroupe les données individuelles de 47 études menées dans 30 pays, soit plus de 50 000 femmes atteintes d’un cancer du sein comparées à près de 97 000 femmes non atteintes.
    Conclusion : le risque relatif de cancer du sein diminue d’environ 4,3% pour chaque 12 mois d’allaitement, et cela en plus de la baisse de risque déjà associée au fait d’avoir eu des enfants.
    Autrement dit : l’allaitement n’est pas un “bouclier magique”, mais il contribue à réduire le risque, de façon dose-dépendante (plus longtemps = plus protecteur).

    Pourquoi l’allaitement protège ?
    Plusieurs mécanismes biologiques sont proposés :
    pendant l’allaitement, certaines hormones (notamment les œstrogènes) sont plus basses, ce qui réduit la stimulation hormonale du tissu mammaire ;
    la grossesse et l’allaitement entraînent une maturation des cellules mammaires, qui les rendrait moins susceptibles de devenir cancéreuses ;
    après l’allaitement, la “remise à zéro” du tissu mammaire (involution) éliminerait aussi certaines cellules potentiellement anormales.

    Est-ce vrai pour tous les cancers du sein ?
    L’effet protecteur semble particulièrement marqué pour certains sous-types, notamment les cancers dits hormono-négatifs, comme le triple négatif (plus agressif, plus fréquent chez les femmes jeunes). Une méta-analyse (Annals of Oncology, 2015) retrouve justement une association protectrice plus nette pour ces formes-là.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Más podcasts de Salud y forma física

Acerca de Choses à Savoir SANTE

Développez facilement votre culture dans le domaine de la santé avec un podcast par jour ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Sitio web del podcast

Escucha Choses à Savoir SANTE, Durmiendo y muchos más podcasts de todo el mundo con la aplicación de radio.net

Descarga la app gratuita: radio.net

  • Añadir radios y podcasts a favoritos
  • Transmisión por Wi-Fi y Bluetooth
  • Carplay & Android Auto compatible
  • Muchas otras funciones de la app

Choses à Savoir SANTE: Podcasts del grupo

  • Podcast Choses à Savoir SCIENCES
    Choses à Savoir SCIENCES
    Ciencias
  • Podcast Real Life French
    Real Life French
    Educación, Aprendizaje de idiomas
Aplicaciones
Redes sociales
v8.3.1 | © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 1/29/2026 - 11:29:02 AM