PodcastsCienciasChoses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
Choses à Savoir SCIENCES
Último episodio

2478 episodios

  • Choses à Savoir SCIENCES

    Pourquoi faut-il encourager les enfants à compter sur leurs doigts ?

    10/2/2026 | 2 min
    Compter sur ses doigts est souvent perçu comme une habitude enfantine dont il faudrait se défaire rapidement. Pourtant, cette stratégie intuitive joue un rôle fondamental dans l’apprentissage des mathématiques. Une étude récente menée par Jennifer Way et Katherine Cartwright, chercheuses à l’University of Sydney, montre que l’usage des doigts constitue un véritable atout pour le développement du sens du nombre, en particulier chez les enfants de moins de sept ans.

    Dès les premières années de vie, les enfants apprennent à associer des quantités à des symboles. Or, les chiffres sont abstraits : le « 5 » écrit ne ressemble en rien à cinq objets réels. Les doigts, eux, offrent une représentation concrète et immédiatement disponible. Lorsque l’enfant lève trois doigts, il ne voit pas seulement un symbole, il perçoit physiquement la quantité. Cette correspondance directe aide à construire des bases solides pour comprendre ce que représentent réellement les nombres.

    L’étude montre que les enfants qui utilisent régulièrement leurs doigts développent souvent une meilleure précision dans les petites additions et soustractions. Les doigts servent alors de support temporaire, une sorte de « mémoire externe » qui allège la charge cognitive. Au lieu de tout garder en tête, l’enfant peut s’appuyer sur ses mains pour visualiser les opérations, ce qui libère des ressources mentales pour réfléchir au raisonnement.

    Un autre avantage important est le lien entre mouvement et cognition. Le cerveau humain est fortement influencé par les actions du corps. Bouger ses doigts pendant qu’on compte active simultanément des zones impliquées dans la motricité et dans le traitement des nombres. Cette double activation renforce les connexions neuronales associées au calcul et favorise une compréhension plus profonde.

    Contrairement à une idée répandue, compter sur ses doigts ne retarde pas l’accès au calcul mental. Au contraire, il constitue une étape naturelle vers l’abstraction. Avec le temps et l’entraînement, l’enfant n’a plus besoin de lever physiquement les doigts, mais il conserve une représentation mentale interne des quantités, héritée de cette expérience concrète.

    Les chercheuses soulignent cependant que cette méthode est surtout bénéfique avant l’âge de sept ans. Passé ce stade, l’objectif n’est pas d’interdire les doigts, mais d’accompagner progressivement l’enfant vers des stratégies plus mentales, en respectant son rythme.

    Encourager un enfant à compter sur ses doigts, ce n’est donc pas encourager une « facilité », mais soutenir un mécanisme naturel d’apprentissage. Les doigts sont les premiers outils mathématiques de l’être humain. Les accepter comme tels, c’est offrir aux enfants une base solide pour construire, plus tard, des compétences numériques durables et confiantes.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir SCIENCES

    Pourquoi les étoiles paraissent-elles plus brillantes en hiver ?

    09/2/2026 | 1 min
    Lorsque l’hiver arrive dans l’hémisphère nord, beaucoup de personnes ont la même impression : le ciel nocturne semble plus spectaculaire. Les étoiles paraissent plus nombreuses, plus nettes, parfois même plus scintillantes. Pourtant, leur luminosité intrinsèque ne change pas au fil des saisons. Ce sont surtout les conditions d’observation depuis la Terre qui évoluent, et elles deviennent particulièrement favorables en hiver.

    En hiver, l’air est généralement plus froid et plus sec. Or, la vapeur d’eau contenue dans l’atmosphère agit comme un filtre : elle diffuse et absorbe une partie de la lumière provenant des étoiles. Quand l’air contient moins d’humidité, il devient plus transparent, ce qui permet à davantage de lumière stellaire d’atteindre nos yeux.

    De plus, les basses températures réduisent les mouvements turbulents de l’air. Ces turbulences, fréquentes en été lorsque les masses d’air chaud et froid se mélangent, déforment légèrement les rayons lumineux et donnent l’impression que les étoiles « tremblent » ou perdent en netteté. En hiver, l’atmosphère est souvent plus stable, ce qui améliore la précision et la luminosité apparente des étoiles.

    Les beaux jours favorisent la présence de pollen, de poussières et de polluants en suspension dans l’air. Ces particules diffusent la lumière artificielle et naturelle, créant une sorte de voile lumineux qui affaiblit le contraste du ciel nocturne. En hiver, l’air est souvent plus « propre », notamment après le passage de systèmes météorologiques qui chassent les particules vers le sol. Résultat : un fond de ciel plus sombre et des étoiles qui ressortent davantage.

    Un autre facteur évident joue en faveur de l’hiver : la durée de la nuit. Les nuits plus longues permettent d’observer le ciel dans des conditions de noirceur plus marquées, loin des lueurs du crépuscule. Plus le ciel est sombre, plus l’œil humain est capable de percevoir des étoiles faibles, ce qui renforce l’impression de richesse et de brillance du ciel.

    L’hiver correspond aussi à l’apparition de certaines constellations parmi les plus spectaculaires. Orion, par exemple, abrite plusieurs étoiles très brillantes. Sirius, l’étoile la plus lumineuse du ciel nocturne, est également une vedette des nuits hivernales. La présence de ces astres remarquables contribue fortement à l’impression globale d’un ciel plus éclatant.

    En résumé, les étoiles ne produisent pas plus de lumière en hiver. Elles paraissent plus brillantes parce que l’atmosphère laisse mieux passer leur lumière, que le ciel est plus sombre, et que des étoiles intrinsèquement très lumineuses dominent la voûte céleste. L’hiver agit ainsi comme un « nettoyeur » naturel du ciel, offrant aux observateurs un spectacle cosmique particulièrement saisissant.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir SCIENCES

    Qu'est-ce que la “propulsion autophage” ?

    08/2/2026 | 3 min
    La propulsion autophage est un concept expérimental en ingénierie spatiale qui désigne un type de moteur-fusée capable de consommer une partie de sa propre structure pour produire de la poussée. Autrement dit, le moteur utilise certains de ses composants solides à la fois comme éléments de structure et comme carburant.

    Dans une fusée classique, le carburant et le comburant sont stockés dans des réservoirs distincts, puis acheminés vers une chambre de combustion à l’aide de pompes ou de systèmes sous pression. Ces réservoirs, canalisations et structures représentent une masse importante qui ne participe pas directement à la propulsion. La propulsion autophage cherche à réduire cette masse « inutile » en fusionnant plusieurs fonctions en une seule.

    Le principe repose sur l’utilisation d’un matériau solide, souvent un polymère spécifique, qui constitue la paroi du moteur. Sous l’effet de la chaleur interne, ce matériau est progressivement fondu ou décomposé chimiquement. La matière obtenue est ensuite dirigée vers la chambre de combustion, où elle est mélangée à un oxydant, généralement stocké dans un réservoir séparé. Le mélange brûle, produisant des gaz chauds expulsés par la tuyère, ce qui génère la poussée. À mesure que le moteur fonctionne, ses parois sont donc lentement consommées.

    Ce fonctionnement explique l’appellation « autophage », qui signifie littéralement « qui se mange soi-même ».

    Ce concept présente plusieurs avantages théoriques. D’abord, il permet une réduction importante de la masse totale du lanceur, car une partie de la structure devient utile à la propulsion. Ensuite, il simplifie l’architecture du moteur, en diminuant le nombre de réservoirs, de conduites et de composants complexes. Enfin, cette approche pourrait améliorer le rapport entre la masse de carburant et la masse totale, ce qui est un facteur clé pour augmenter les performances des fusées.

    La propulsion autophage se rapproche des moteurs hybrides, qui combinent un carburant solide et un oxydant liquide, mais avec une différence majeure : dans un moteur hybride classique, le carburant solide est un bloc distinct, alors que dans un moteur autophage, la structure elle-même joue ce rôle.

    On peut citer le cas de la start-up française Alpha Impulsion, qui se distingue par le développement d’une technologie de propulsion autophage appliquée aux lanceurs spatiaux. L’entreprise mise sur des matériaux et des procédés permettant au moteur de consommer sa propre structure de manière contrôlée, avec l’objectif de réduire la masse des systèmes, de limiter les déchets et d’abaisser l’empreinte environnementale des lancements. Selon Alpha Impulsion, cette approche pourrait contribuer à rendre l’accès à l’espace à la fois plus économique et plus durable, en simplifiant la conception des fusées tout en améliorant leur efficacité globale.

    Malgré son potentiel, cette technologie reste au stade de la recherche. Plusieurs défis techniques subsistent, notamment le contrôle précis de la vitesse de consommation du matériau, la stabilité de la combustion et la garantie de la solidité mécanique du moteur pendant que sa structure s’amincit.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir SCIENCES

    Pourquoi ressent-on une sensation de chute après le décollage ?

    05/2/2026 | 2 min
    Juste après le décollage, beaucoup de passagers ressentent une sensation déroutante : l’impression que l’avion, après avoir grimpé, se met soudainement à redescendre. Certains parlent même d’une « chute » quelques dizaines de secondes après avoir quitté le sol. Pourtant, du point de vue de la physique, l’avion continue bel et bien de monter. Cette impression est une illusion sensorielle, née d’un décalage entre ce que font réellement l’appareil et ce que perçoit notre corps.
    Commençons par le déroulement d’un décollage. Lorsqu’un avion quitte la piste, les moteurs délivrent une poussée maximale pour atteindre la vitesse nécessaire à l’envol. L’appareil adopte ensuite un angle de montée relativement prononcé afin de gagner rapidement de l’altitude. Cette phase initiale est énergivore, mais indispensable pour s’éloigner du sol et des obstacles.

    Environ 20 à 40 secondes après le décollage, les pilotes réduisent volontairement la puissance des moteurs. Cette étape, parfaitement normale, s’appelle la réduction de poussée ou « thrust reduction ». Elle vise à préserver les moteurs, diminuer le bruit et optimiser la consommation de carburant. L’avion continue de grimper, mais avec une accélération moindre.

    C’est précisément ce changement qui trompe notre cerveau. Pendant la forte accélération initiale, notre corps est plaqué contre le siège. Lorsque la poussée diminue, cette pression se relâche légèrement. Le cerveau interprète alors ce relâchement comme une perte d’altitude, alors qu’il s’agit simplement d’une variation d’accélération.
    À cela s’ajoute le rôle central de l’oreille interne, et plus précisément du système vestibulaire. Ce système est chargé de détecter les mouvements et les accélérations de la tête. Il fonctionne très bien pour les mouvements courants, mais il est facilement trompé dans des environnements inhabituels comme un avion. Lorsqu’une accélération change brusquement, l’oreille interne peut envoyer au cerveau un signal erroné suggérant une descente.

    La vision joue également un rôle. Dans un avion, surtout de nuit ou par temps couvert, il n’y a souvent aucun repère visuel extérieur permettant de confirmer la montée. Privé d’indices visuels, le cerveau se fie davantage aux sensations internes, plus sujettes à l’erreur.

    Il existe même un nom pour ce type d’illusion : l’illusion somatogravique. Elle correspond à une mauvaise interprétation des accélérations linéaires comme des variations d’orientation ou d’altitude.

    En résumé, l’avion ne tombe pas après le décollage. Il poursuit son ascension, mais avec une puissance moteur réduite. La sensation de chute est une construction de notre cerveau, prise au piège par ses propres capteurs biologiques. Une preuve de plus que, face à la physique du vol, nos sens ne sont pas toujours des instruments fiables.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir SCIENCES

    Par où fond l'Antarctique ?

    04/2/2026 | 2 min
    Quand on imagine la fonte de l’Antarctique, on pense spontanément à une glace qui disparaît par le dessus, sous l’effet de l’air plus chaud. Pourtant, la réalité est plus complexe : l’Antarctique fond en grande partie par le dessous. Et ce processus discret, invisible depuis la surface, joue un rôle majeur dans l’accélération de la perte de glace.

    La calotte glaciaire antarctique repose sur un socle rocheux irrégulier. Dans de nombreuses régions, ce socle se situe même sous le niveau de la mer. Entre la roche et la glace circule de l’eau liquide, formant un immense réseau de rivières et de lacs sous-glaciaires. Cette eau provient principalement de deux sources : la chaleur géothermique émise par la Terre et la pression énorme exercée par la glace elle-même, qui abaisse le point de fusion.

    Cette fine couche d’eau agit comme un lubrifiant. Elle réduit la friction entre la glace et le sol, permettant aux glaciers de glisser plus facilement vers l’océan. Plus l’eau est abondante, plus la glace se déplace rapidement. Et lorsque ces glaciers atteignent la mer, ils contribuent directement à l’élévation du niveau des océans.

    À cela s’ajoute un autre mécanisme clé : l’intrusion d’eaux océaniques relativement chaudes sous les plateformes de glace flottantes. Autour de l’Antarctique, certaines masses d’eau profondes sont quelques degrés plus chaudes que l’eau de surface. Elles s’infiltrent sous les plateformes glaciaires et provoquent une fonte basale, c’est-à-dire par le dessous. Ce phénomène amincit la glace, la fragilise et facilite le détachement d’icebergs.

    Longtemps, ces processus ont été difficiles à quantifier, car ils se déroulent sous plusieurs kilomètres de glace. Mais des chercheurs ont récemment développé un modèle informatique de nouvelle génération capable de simuler, à l’échelle du continent entier, la circulation de l’eau sous-glaciaire et son interaction avec le mouvement de la glace. Ce modèle combine données satellitaires, topographie du socle, température, pression et dynamique des glaciers.

    Les résultats montrent que l’eau sous-glaciaire ne s’écoule pas au hasard. Elle suit des chemins organisés, influencés par les pentes du terrain et l’épaisseur de la glace. Ces flux contrôlent directement la vitesse des glaciers. Dans certaines régions, un léger changement dans la distribution de l’eau peut suffire à accélérer fortement l’écoulement vers la mer.

    En résumé, l’Antarctique ne fond pas seulement en surface : il fond par en dessous, sous l’effet conjoint de la chaleur interne de la Terre et des eaux océaniques plus chaudes. Comprendre ces mécanismes est essentiel, car ils conditionnent la stabilité future de la calotte glaciaire et donc l’ampleur de la montée des océans dans les décennies à venir.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Más podcasts de Ciencias

Acerca de Choses à Savoir SCIENCES

Développez facilement votre culture scientifique grâce à un podcast quotidien ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Sitio web del podcast

Escucha Choses à Savoir SCIENCES, The Rest Is Science y muchos más podcasts de todo el mundo con la aplicación de radio.net

Descarga la app gratuita: radio.net

  • Añadir radios y podcasts a favoritos
  • Transmisión por Wi-Fi y Bluetooth
  • Carplay & Android Auto compatible
  • Muchas otras funciones de la app

Choses à Savoir SCIENCES: Podcasts del grupo

Aplicaciones
Redes sociales
v8.5.0 | © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 2/11/2026 - 9:40:28 AM