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- Après des années à vouloir faire disparaître les boutons au profit des écrans tactiles, les fabricants font machine arrière. Des voitures aux casques audio, en passant par les ordinateurs et les lunettes connectées, les commandes physiques reviennent pour une raison simple : le design épuré n’est pas toujours synonyme de simplicité d’utilisation.
Le retour des commandes physiques
Après des années de course au minimalisme, les boutons physiques font leur retour dans les appareils électroniques. Constructeurs automobiles, fabricants de casques audio et concepteurs de lunettes connectées redécouvrent les avantages des commandes que l'on peut manipuler sans regarder.
Dans l'automobile, Volkswagen, Mercedes-Benz, Tesla et Peugeot illustrent cette évolution. Boutons au volant, molettes de volume et commandes dédiées retrouvent leur place, parfois à la demande directe des utilisateurs.
Quand le tactile complique la vie
Le phénomène dépasse les voitures. Les lunettes auditives Nuance Audio intègrent des boutons de réglage du volume, tandis que Nothing mise sur une molette et une commande physique pour piloter son casque audio. Des accessoires permettent également de retrouver un clavier sur smartphone ou des boutons pour naviguer dans l'interface d'une liseuse.
L'exemple emblématique reste la Touch Bar d'Apple, cette bande tactile introduite sur les MacBook Pro en 2016 pour remplacer les touches de fonction traditionnelles. Malgré ses possibilités, elle a montré les limites d'une interface qui oblige à regarder le clavier pour effectuer des gestes autrefois automatiques. Apple a finalement réintroduit les touches physiques sur ses MacBook Pro à partir de 2021.
L'ergonomie avant l'esthétique
Un bouton possède un emplacement fixe, une forme identifiable et un retour tactile qui confirme l'action. Avec l'habitude, il devient possible de l'utiliser sans détourner le regard. À l'inverse, un écran tactile impose souvent de chercher une commande, d'ouvrir des menus et de mobiliser davantage son attention.
Dans une voiture, cette contrainte pose notamment une question de sécurité : régler le volume ou la climatisation devrait demander le moins d'attention possible. Dans une cuisine, les commandes tactiles peuvent également se révéler peu pratiques avec les doigts humides, des gants ou des objets posés sur la surface.
Trouver le bon équilibre entre boutons et écrans
Le tactile reste pertinent pour naviguer sur une carte, consulter des photos ou accéder à des fonctions complexes. Mais tout ne gagne pas à être dématérialisé. Le défi des designers consiste à choisir les commandes qui méritent de rester physiques, en privilégiant la simplicité, la rapidité et l'intuitivité plutôt que la seule esthétique.
Une leçon qui rappelle qu'en matière de technologie, le progrès ne consiste pas toujours à supprimer les boutons. Parfois, la meilleure innovation est simplement celle qui permet d'agir sans avoir à y penser.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. L’IA pour tous : comment simplifier son quotidien sans rien payer de plus (🎤 Solène Gransard Delamarche, Deklik)
14/10/2026 | 13 minEt si l’intelligence artificielle devenait aussi simple à utiliser qu’un moteur de recherche ? Avec Deklik, Solène Gransard Delamarche veut guider les non-initiés vers les bons outils et les usages concrets de l’IA, sans jargon ni compétences techniques.
🎤 INTERVIEW : Solène Gransard Delamarche – Fondatrice de Deklik
L’essentiel
Je veux qu’on dédramatise l’IA et qu’on donne vraiment accès à tout le monde.
Je m’adresse vraiment aux personnes qui ne savent pas quelle IA utiliser.
C’est plein de petits tips comme ça qui sont simples, pris chacun.
Je ne veux pas apprendre aux gens ce que c’est que l’IA. Je veux juste en fait que ce soit de l’utilisation.
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L’interview
Pourquoi avoir créé Deklik pour démocratiser l’intelligence artificielle ?
Je suis passionnée d’IA et de nouvelles technologies, mais je trouve que les médias spécialisés s’adressent souvent à des personnes qui connaissent déjà bien le sujet. Beaucoup de gens aimeraient utiliser l’intelligence artificielle, mais ne savent pas par où commencer ni quels outils choisir. J’ai donc voulu regrouper des usages concrets dans un site simple et accessible, qui s’adresse à tout le monde, y compris aux personnes qui n’ont jamais utilisé l’IA.
Comment Deklik aide-t-il concrètement les utilisateurs à se servir de l’IA ?
Je propose des fiches pratiques classées par thèmes : travail, repas, maison, argent ou famille. On peut, par exemple, apprendre à préparer les menus de la semaine à partir d’une photo de son réfrigérateur, à apprendre les bases d’un sujet en dix minutes ou à faire expliquer oralement un document par une IA. Chaque fiche indique quelle intelligence artificielle utiliser et guide l’utilisateur pas à pas, avec un petit prompt prêt à l’emploi. Je privilégie les versions gratuites des outils pour que chacun puisse essayer sans multiplier les abonnements payants.
Quel est le modèle économique de Deklik ?
Le site propose trois questions gratuites par mois. Elles restent accessibles pendant tout le mois, et l’utilisateur peut ensuite souscrire un abonnement à 6,90 euros par mois pour accéder à davantage de fiches. L’objectif est de donner des chemins simples pour utiliser les versions gratuites des différentes IA. Je m’adresse avant tout aux personnes qui veulent intégrer ces outils dans leur quotidien, sans avoir besoin de maîtriser leur fonctionnement technique.
Comment avez-vous créé Deklik et quelles sont vos ambitions pour la suite ?
J’ai utilisé Nanocorp, une plateforme qui permet de construire un projet à partir d’instructions données à une IA. J’y ai consacré plusieurs jours et nuits avant d’aboutir au résultat actuel, avec l’aide de mes deux fils. J’ai l’ambition d’en faire un véritable business. Pour la suite, je ne veux pas proposer de formation à l’intelligence artificielle : je veux surtout enrichir le site avec de plus en plus de fiches pratiques. À terme, j’aimerais que Deklik fonctionne presque comme un moteur de recherche permettant de trouver comment utiliser l’IA pour répondre à un besoin précis du quotidien.
Deklik
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.📣 Monde Numérique présente Chez Safran, l'innovation façonne déjà l'usine de demain
14/10/2026 | 14 minRetrouvez l’ensemble des épisodes du podcast RADAR, By Safran ici
Chez Safran, l'innovation façonne déjà l'usine de demain
À quoi ressemble une usine où les données pilotent en temps réel, où les machines font de la qualité prédictive et où la production se conjugue avec sobriété et meilleur environnement de travail pour les collaborateurs ?
Dans ce nouvel épisode de Radar, direction Molsheim, en Alsace, pour découvrir l’ExcelFAB, l’usine 4.0 de Safran Landing Systems. Aux côtés de Julien Mille, responsable projet et investissements, plongée au cœur d’un site de production conçu pour répondre aux défis industriels d’aujourd’hui et de demain.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.- Parler français à une intelligence artificielle peut coûter jusqu’à 58 % de tokens supplémentaires par rapport à l’anglais, selon une étude de Baracoda AI Labs. Thomas Serval, PDG de Baracoda, explique les raisons de ce surcoût et les solutions possibles pour rendre les modèles d’IA plus efficaces en français.
🎤 INTERVIEW : Thomas Serval – PDG de Baracoda
L’essentiel
En moyenne, en français, il faut deux tokens par mot.
Le français est plus inefficace que l’anglais pour parler aux machines.
Il va falloir réentraîner les modèles, ce qui est très, très coûteux.
Consommer plus de tokens, c’est consommer plus d’énergie, plus de GPU, plus de hardware.
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L’interview
Pourquoi le français coûte-t-il plus cher à utiliser avec une IA ?
Pour qu’un ordinateur comprenne une langue, il faut la découper en petits morceaux appelés tokens. Or, les modèles de langage sont généralement plus efficaces dans les langues sur lesquelles ils ont été entraînés. En anglais, un token correspond souvent à un mot, tandis qu’en français, il faut en moyenne deux tokens par mot. Nos accents, nos accords et les particularités de notre grammaire rendent cette tokenisation moins efficace. À cela s’ajoute un déséquilibre dans les données d’entraînement disponibles : les corpus anglophones sont beaucoup plus importants.
Quel est l’impact concret sur la facture des entreprises ?
Les grandes entreprises qui proposent des modèles d’IA facturent souvent leur utilisation au token. Notre étude montre que le surcoût varie selon les modèles : environ 30 % pour GPT-5 dans nos mesures, 45 % pour Claude et 56 % pour Qwen, par rapport à l’anglais. Pour Mistral, nous avons mesuré un surcoût de 31 %. Ces chiffres sont des moyennes. Pour une entreprise qui multiplie les conversations et les projets d’IA, cette différence peut peser sur les coûts, mais aussi sur la consommation de ressources informatiques et d’énergie.
Quelles solutions pour rendre les IA plus efficaces en français ?
Il faut agir dès la conception des modèles, notamment au niveau de la tokenisation, avant l’entraînement. Réentraîner un modèle coûte très cher, et les corrections réalisées après l’entraînement ne permettent d’améliorer la situation que marginalement. Chez Baracoda AI Labs, nous avons développé une deuxième version de notre encodeur, Baracoda FR2, qui ramène le surcoût à 12 % par rapport à l’anglais. Nous testons également notre approche sur les 24 langues de l’Union européenne. Il est possible de faire beaucoup mieux, sans pour autant transformer le français en langage SMS.
Pourquoi cette question est-elle aussi un enjeu de souveraineté ?
L’efficacité des modèles a un coût économique et énergétique. L’Europe ne dispose que d’une part limitée des capacités de calcul nécessaires, et les entreprises consomment de plus en plus de tokens avec leurs projets d’IA. Pour les langues régionales et moins représentées, comme le breton, le corse ou le créole haïtien, le surcoût peut atteindre deux à trois fois celui d’une langue mieux prise en charge. Il faut donc investir dans des environnements d’entraînement adaptés et faire de l’efficacité dans les langues nationales un critère de choix des solutions d’IA. Sans cela, nous risquons de marginaliser certaines langues dans le monde numérique.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. - L’IA freine l'emploi des jeunes, selon une étude : vrai ou faux ? • Mistral lance son gros chat • OpenAI bouscule la recherche en mathématiques • Amazon mise sur Alexa+ pour relancer ses tablettes • Les contenus générés par IA désormais marqués • Sam Altman : il faut accepter les risques de l'IA • Parler français à l'IA alourdit la facture • Un site pour aider à utiliser l'IA
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L'IA volerait les emplois des jeunes
Une étude de HEC et de la Banque de France met en évidence une baisse des embauches de jeunes en CDI dans les métiers les plus exposés à l’IA générative. Mais les travaux internationaux ne convergent pas tous, et la responsabilité exacte de l’IA reste difficile à isoler du contexte économique. Une question se pose déjà : comment former les experts de demain si les entreprises recrutent moins de débutants ?
Mistral sort les griffes avec Le Chonk
Avec Mistral Large 4, surnommé « Le Chonk », la pépite française entend démontrer qu’elle reste dans la course aux grands modèles de langage. Destiné notamment aux entreprises, ce modèle mise sur le code, les usages spécialisés et la souveraineté numérique, même si ses performances face aux concurrents américains et chinois restent contrastées.
Ecosia tourne le dos à Mistral
Le moteur de recherche écologique Ecosia abandonne les modèles de Mistral au profit d’autres solutions, notamment chinoises. Qualité, rythme de développement et choix énergétiques alimentent une décision qui interroge aussi la cohérence des arguments environnementaux avancés.
Data centers : faut-il freiner les implantations étrangères ?
François Ruffin souhaite un moratoire sur les centres de données extra-européens en France. Derrière les questions d’énergie, d’environnement et de souveraineté, une difficulté apparaît : certains projets associent investisseurs étrangers et acteurs français, qui pourraient également pâtir de restrictions.
OpenAI met les mathématiciens au défi
OpenAI publie des centaines de manuscrits produits par une IA, avec des résultats annoncés sur des problèmes mathématiques difficiles. Ces travaux ouvrent des perspectives spectaculaires, mais leur validation, leur originalité et la capacité des chercheurs à les examiner suscitent des débats. L’épisode revient sur ce que ces annonces pourraient changer pour la recherche.
Amazon relance ses tablettes avec Alexa+
Amazon dévoile une nouvelle gamme de tablettes intégrant son assistant IA Alexa+, avec notamment un modèle doté d’un écran à texture papier. Le passage à Android et l’accès aux applications du Google Play Store marquent un changement de stratégie pour concurrencer l’iPad et les autres tablettes du marché.
Contenus générés par IA : ce que les filigranes peuvent vraiment prouver
Avec Bruno Guglielminetti, du podcast Mon Carnet, nous décryptons les dispositifs de marquage et de détection des contenus générés par intelligence artificielle. Des images aux textes, ces outils apportent des indices, mais ne permettent pas toujours de distinguer une production entièrement automatisée d’un travail repris et validé par un humain. Les usages des journalistes, des députés et des avocats illustrent surtout l’importance du contrôle éditorial.
Sam Altman : quels risques accepter au nom du progrès ?
Sam Altman estime que la société doit accepter certains effets négatifs de l’intelligence artificielle, tout en se protégeant des scénarios extrêmes. Avec Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, le débat porte sur l’équilibre entre innovation, responsabilité et diffusion des outils les plus puissants. Une position audacieuse ou un discours trop commode pour les entreprises qui développent l’IA ?
Parler français à l’IA peut coûter plus cher
Thomas Serval, fondateur de Baracoda et de Baracoda AI Labs, explique comment le découpage des langues en tokens désavantage le français par rapport à l’anglais. Pour les entreprises facturées à l’usage, cette différence peut augmenter sensiblement le coût des échanges avec les modèles. Son étude explore aussi des pistes pour réduire ce déséquilibre.
Deklik : l’IA expliquée à ceux qui n’osent pas se lancer
Solène Gransard-Delamarche, créatrice de Deklik, présente une plateforme qui accompagne les débutants à partir de besoins concrets : préparer des menus, exploiter une photo de son frigo ou rédiger un compte rendu de réunion. Les fiches proposent un parcours pas à pas, avec un accès gratuit limité et une formule payante. Elle raconte également comment elle a construit ce service sans coder, avec Nanocorp.
Liens utiles
GoodBarber — création d’applications sans code
Etude Banque de France / HEC — IA générative et premiers changements du marché du travail des jeunes
Mistral — présentation de Mistral Large 4 « Le Chonk »
OpenAI — résultats de recherche en mathématiques
Amazon — les nouvelles tablettes Alexa
Google DeepMind — SynthID et détection des contenus générés par IA
Mon Carnet — le podcast de Bruno Guglielminetti
Baracoda — étude de Thomas Serval sur le surcoût des tokens selon les langues
Deklik — Ce que l'IA fait pour vous
Monde Numérique — épisodes et interviews
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Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, le podcast qui décrypte l'actu tech et les enjeux du numérique, présenté par Jérôme Colombain.Je suis journaliste et fan d'innovation technologique depuis plus de trente ans. Chaque samedi, écoutez "L'Hebdo" pour tout savoir sur l'actu de la semaine.Les autres jours de la semaine, suivez :- Les interviews de celles et ceux qui font la tech.- Le Debrief Transat, avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet, à Montréal)- Le Grand Debrief, avec François Sorel et Bruno Guglielminetti- Des épisodes spéciaux consacrés aux grands événements (CES Las Vegas, MWC Barcelone, Vivatech Paris, etc.).- La série Tout comprendre, qui décrypte les technologies du quotidien.Etc.On parle de : cybersécurité, intelligence artificielle, réalité augmentée, réalité mixte, réalité virtuelle, réseaux sociaux, robotique, smartphones, souveraineté numérique, transformation numérique...Site Web : https://mondenumerique.info/ Chaîne YouTube : https://www.youtube.com/@mondenumeriqueNewsletter : https://mondenumerique.substack.com/ Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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