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  • Avec la fin du traité New Start, il n’y a plus de limite aux arsenaux nucléaires

    08/2/2026
    Le dernier traité de désarmement nucléaire liant les États-Unis et la Russie a expiré jeudi 5 février, marquant un tournant majeur dans l'histoire du contrôle des armements depuis la guerre froide. La fin du traité New Start marque donc la fin d'une époque et ravive les craintes de prolifération nucléaire.
    New Start avait été signé entre Washington et Moscou en 2010 pour solder la guerre froide. Il limitait chaque partie à 800 missiles intercontinentaux et 1 550 ogives nucléaires.
    Mais ce n'est pas parce que ce mécanisme de vérification disparaît qu'il faut nécessairement s'attendre à une nouvelle course aux armements entre Russes et Américains, estime Héloïse Fayet, chercheuse et responsable du programme Dissuasion et prolifération à l'Institut français des relations internationales.
    « L'expiration de Newstart ne veut pas dire automatiquement augmentation des arsenaux nucléaires russes et américains, mais peut-être un peu plus de diversification des arsenaux plutôt que l'augmentation des arsenaux nucléaires, précise-t-elle. Et puis, d'une façon peut-être assez cynique, rappelons que le traité New Start imposait des limitations à 1 550 têtes nucléaires stratégiques déployées, c'est-à-dire des ogives en permanence montées sur des missiles. Ça suffit pour détruire plusieurs fois la Terre. Donc, en réalité, qu'il y ait 1 500 ou 1 700 têtes nucléaires stratégiques, ça ne change pas énormément les choses. »
    Pékin ne veut pas limiter son feu nucléaire
    L'expiration du traité marque la transition vers un ordre nucléaire moins encadré, et l'inquiétude vient aussi de l'arrivée d'un troisième acteur : la Chine. Pékin, dont l'arsenal nucléaire est en pleine expansion.
    Pour parvenir à un véritable contrôle des armements au XXIe siècle, dit la Maison Blanche, il est impossible d'agir sans inclure la Chine. Mais avec trois acteurs nucléaires majeurs sur l'échiquier, l'équation se complique.
    « La Chine est passée d'environ 250 têtes nucléaires en 2020 à plus de 600 aujourd'hui, souligne Héloïse Fayet. Si elle continue sur cette trajectoire, les États-Unis feraient face à deux compétiteurs nucléaires. C'est l'une des justifications derrière cette expiration de New Start sans solution de remplacement. Donald Trump l'a dit lui-même : si le traité doit expirer, eh bien, il expire et lui veut trouver un nouvel accord avec la Chine, éventuellement trilatéral, États-Unis-Russie, Russie-Chine. Ça semble assez improbable parce qu'aujourd'hui, la Chine n'est pas du tout intéressée par des accords de maîtrise des armements, et ça s'inscrit d'ailleurs dans une utilisation, disons désinhibée, de la menace nucléaire et plus largement de la force, comme on peut le voir en Ukraine ou en Iran. »
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    Peut-il y avoir un lien entre l’expiration du traité New Start et la prolifération nucléaire ?
    Les lignes pourraient rapidement bouger. Les pays non dotés de l’arme nucléaire vont s'interroger, et ce qu’il faut surveiller, pointe Héloise Fayet, c’est la conférence de réexamen du traité de non-prolifération qui aura lieu en avril prochain : « Là, il y a beaucoup d'enjeux parce que la conférence de réexamen en 2022 ne s'était pas très bien passée. Si jamais on se rend compte que le traité de non-prolifération nucléaire est affaibli, ça pourrait pousser la Corée du Sud, l'Arabie saoudite, la Turquie, pourquoi pas, à avancer vers un programme nucléaire militaire. Cela montre aussi que les États dotés d'armes nucléaires, au premier rang desquels la Russie, États-Unis et la Chine, ne respectent pas leurs engagements en termes de désarmement nucléaire. C'est inquiétant, en fait, au niveau du droit international et de la régulation. »
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    Quel cap pour la France ?
    La France, seule puissance nucléaire de l'Union européenne, plaide pour un système international de maîtrise des armements. Mais si les compétiteurs n’ont plus de limites, la France doit-elle rester dans une logique de stricte suffisance ou se donner les capacités techniques d’augmenter son arsenal constitué de 290 têtes nucléaires ? Le discours d’Emmanuel Macron sur la dissuasion prévu fin février pourra peut-être éclairer ces choix.
  • «Scramble!», les «Rafale» de l’aviation de chasse se dispersent pour l'exercice Topaze

    01/2/2026
    Mardi dernier devait être une journée normale pour les pilotes de la 30e escadre de chasse de Mont-de-Marsan… Mais l’ordre de disperser vingt chasseurs Rafale est tombé sans préavis. Décollage en un temps record vers quatre bases aériennes différentes dont celle de Cazaux, près de Bordeaux.
  • Arctique: sans les marines européennes, les États-Unis n’ont pas les moyens de protéger le Groenland

    25/1/2026
    Les discussions entre le Danemark, le Groenland et les États-Unis concernant la sécurité sur l'île arctique vont commencer «assez rapidement», a déclaré vendredi 23 janvier le ministre danois des Affaires étrangères Lars Rasmussen. La volte-face de Donald Trump à Davos, indiquant qu’il renonçait au recours à la force pour s’emparer de l'île arctique, révèle que les États-Unis ont besoin des marines européennes pour opérer dans le Grand Nord.
    En 2020, les Alliés ont approuvé le concept de dissuasion et de défense pour la zone euro-atlantique. Les marines de l’Otan concentrent leurs efforts dans le Grand Nord, avec une présence permanente dans cet espace où la navigation nécessite un savoir-faire bien particulier souligne Vincent Groizeleau de Mer et Marine.
    « Ce qui est compliqué dans les zones polaires, ce sont les conditions environnementales. Il y a soit de la banquise où ce qu'on appelle des Bourguignons, des blocs de glace plus ou moins gros, jusqu'à des icebergs. Donc, ça veut dire des conditions de navigation qui sont très difficiles parce qu'il faut éviter les obstacles dans des conditions où il y a parfois une visibilité extrêmement faible. Donc, ce n’est vraiment pas un sport de masse, ça nécessite de la connaissance non seulement en navigation, mais aussi en opération. Car toutes ces conditions environnementales extrêmes, elles ont aussi un impact sur les capacités de détection, par exemple des radars, mais aussi des sonars. En fonction de la qualité de l'eau, de la température de l'eau, des profondeurs des fonds marins, de la présence de la glace, et bien on ne fera pas de la lutte anti-sous-marine comme on en fait au milieu de l'Atlantique ou en Méditerranée. »
    La défense du Groenland commence au large
    S’il est presque impossible de manœuvrer sur la calotte glaciaire du Groenland par -40°, la défense de l’espace arctique ne se fait pas à terre mais plutôt au large. Et dans ces mers hostiles, l’US Navy reconnait l’excellence des marines européennes notamment celle des Français en matière de détection sous-marine. Les Européens sont redoutablement efficaces, en particulier dans le très stratégique « Giuk » pointe Mikaa Blugeon-Mered enseignant à l’école de guerre : « C'est un acronyme qui signifie Groenland, Islande et UK, pour le Royaume-Uni. Donc, c'est à dire le double bras de mer qui connecte l'océan Atlantique avec l'océan Arctique. Ce double bras de mer est extrêmement important, parce que les principales capacités navales nucléaires russes partent de la base de Severomorsk. Cette base, elle est sur la péninsule de Kola, dans l'Arctique russe, non loin de la Norvège et de la Finlande. Et pour sortir, ces sous-marins doivent passer le long des côtes norvégiennes. Pas forcément au proche du Groenland, mais il faut avoir des capacités au Groenland en lien avec l'Islande, en lien avec le Danemark, en lien avec les îles Féroé, en lien avec le Royaume-Uni, en lien avec la Norvège. Ça permet de contrôler cette zone-là, ce fameux Giuk. »
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    Le « GIUK » espace stratégique
    La coopération otanienne dans le « Giuk » est donc fondamentale et pourrait expliquer le revirement américain sur le Groenland. En effet, personne n’a, seul, les moyens de contrôler une région aussi vaste et complexe. Pas même les Américains, martèle Vincent Groizeleau : « La grande différence entre nous et les Américains, c'est que les Européens ont essentiellement une zone, une grande région qui va de la Méditerranée jusqu'au Grand Nord, à protéger. Les Américains. Ils ont à la fois la façade Atlantique et la façade Pacifique. La réalité, c'est que les Américains ont un taux de disponibilité de leur flotte qui est assez faible. Et donc aujourd'hui, même s'il y a dix porte-avions sur le papier, en réalité, il y en a au mieux trois, peut-être quatre à la mer, et c'est tout. Donc ils ont absolument besoin de l'appoint des marines européennes, parce que seuls, effectivement, ils ne peuvent pas gérer à la fois l'Est et l'Ouest, le Nord et le Sud… »
    Il y a souvent un décalage entre les discours politiques et la réalité militaire : sans coopération, le contrôle du très stratégique espace Arctique par les seuls Américains aurait tout d’un projet chimérique et l’affaire du Groenland en est la parfaite illustration.
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  • Avec des militaires au Groenland, les Européens envoient «un signal» à «tout le monde»

    18/1/2026
    L'envoi de militaires européens au Groenland pour un exercice vise à « envoyer un signal » à « tout le monde », y compris aux États-Unis, sur la détermination des pays européens à « défendre leur souveraineté », a fait valoir ce vendredi 16 janvier la ministre déléguée aux Armées française. Les premiers éléments de la mission militaire européenne « Arctic Endurance » sont arrivés jeudi 15 janvier au Groenland. Mais les contours de cette mission restent encore assez flous.
    Le déploiement est modeste :  seulement quelques dizaines d’opérateurs des troupes de montagne français, suédois, allemands et norvégiens ont rejoint les forces danoises, qui n’excèdent pas cent hommes à Nuuk capitale du Groenland.
    Un tout petit contingent donc et aux missions nécessairement limitées, indique Cyrille Bret chercheur à l’institut Jacques Delors : « Ce qu'on aurait pu montrer, c'est une capacité à combattre, se déployer, repousser un adversaire comme les alliés de l'OTAN le font régulièrement au nord de la Norvège, au nord de la Finlande. Mais là, en l'occurrence, le format du contingent multinational envoyé et le lieu où ils ont été envoyés montrent plutôt que ce sont des manœuvres qui seront destinées à préserver les centres névralgiques de l'île autour de Nuuk. Donc les infrastructures portuaires, les quelques infrastructures routières, les infrastructures de télécommunications et puis la protection des immeubles gouvernementaux locaux. Ça s'apparente beaucoup plus à une mission de protection ou d'exercice, à la protection des infrastructures cruciales de la capitale du Groenland qu'à de véritables manœuvres militaires. C'est presque du maintien de l'ordre. Cette manœuvre est plus d'ordre symbolique que d'ordre opérationnel. En raison du format et en raison de sa localisation, elle paraît circonscrite à Nuuk, la capitale du Groenland. »
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    Une opération de dissuasion militaire conventionnelle
    Les chasseurs alpins français, une trentaine de soldats dans un premier temps, resteront au Groenland environ deux mois. Mais leur présence est historique. C’est la première opération de dissuasion militaire conventionnelle européenne destinée à contrer une potentielle hégémonie américaine sur le Groenland.
    Pour autant, cela sera-t-il suffisant, s’interroge le diplomate Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l’Iris, « Je ne pense pas que Trump prendra le risque d'échanger des coups de feu avec les forces européennes. Mais il ne faut pas oublier que les Européens ne sont là que pour deux jours… C'est des manœuvres, c'est un geste plus symbolique qu'autre chose. Si jamais ils veulent prendre le Groenland, c'est assez facile. Il y a 50 000 habitants, ils ont leur base sur place, ils peuvent tout faire. Mais je ne pense pas qu'ils le fassent parce qu’effectivement, malgré tout, ils ont un certain attachement à l'OTAN qui est un vecteur de puissance important pour les Américains en Europe. On peut donc penser que ça se terminera par une négociation léonine, bien sûr, mais par une négociation plutôt que par une invasion pure et simple que beaucoup dans l'opinion américaine ne comprendraient pas. »
    Un signal envoyé à Washington
    Un signal des Européens, mais reste à savoir quelle sera la réaction de la Maison Blanche. Une réaction redoutée car, l’affaire du Groenland, c’est une rupture dans la relation transatlantique estime Cyrille Bret, « D'une part, en affichage médiatique, ce sera perçu avec beaucoup de condescendance dans la mesure où le contingent des officiers et des soldats envoyés sur place est extrêmement limité. Mais de façon plus officieuse, effectivement, ce sera perçu par l'univers Maga comme le début d'un rapport de force et donc comme un signal assez net de l'unité des Européens du Nord et des alliés de l'OTAN historique en soutien à la souveraineté danoise sur le territoire. Donc, je pense vraiment que ce sera perçu de façon ambivalente. Ce n'est pas un contingent de quelques soldats qui dissuadera les États-Unis de défendre ses intérêts de sécurité, mais de l'autre, effectivement, un changement de posture stratégique des Européens qui passe d'une posture assez accommodante finalement avec l'administration Trump, à une posture où les dispositifs militaires, eux aussi, sont mobilisés pour contrer l'aventurisme militaire américain. »
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    « Quand on envoie un signal sur la volonté de défendre sa souveraineté, on l’envoie à tout le monde et on l’envoie aussi à nous même », a ainsi précisé vendredi Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées françaises.
  • Groenland, la tentation américaine

    11/1/2026
    Donald Trump et ses conseillers en sécurité nationale mènent des discussions actives sur une acquisition du Groenland, a déclaré ce mercredi 7 janvier la Maison Blanche. Le Groenland, territoire semi-autonome intégré au royaume du Danemark, est au cœur des ambitions américaines, l’île du cercle polaire n’est plus une périphérie glacée.
    Réchauffement climatique oblige, le Groenland devient un espace de circulation structuré par trois routes maritimes polaires. Une au nord-est contrôlée par les Russes, une autre à l'ouest entre Groenland et Canada. Et enfin la Transpolar Sea Route (TSR) qui, du détroit de Béring rejoint l'Atlantique en passant par le nord du Groenland. Et outre les États-Unis, la Russie et la Chine entendent bien y planter le drapeau, souligne Mikaa Blugeon-Mered, enseignant à l'école de guerre à Paris : « Une militarisation russe qui, de fait, depuis quinze ans, arrive à des niveaux significatifs. Et l'autre, c'est la question chinoise, bien sûr, puisque la Chine arrive, été après été, à faire des premières de navigation sous-marine, sous banquise, qui permettent effectivement aujourd'hui à la Chine d'acquérir une compétence en Arctique qu'elle n'avait pas du tout et qu'elle pourrait tout à fait commencer à exploiter d'un point de vue stratégique dans les années qui viennent ».
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    Une chasse gardée américaine
    Pour les États-Unis, le Groenland a toujours été perçu comme une chasse gardée, un territoire stratégique. Déjà pendant la Seconde Guerre mondiale, puis la Guerre froide et depuis les traités de 1951, Washington est même le garant de sa sécurité. L'armée américaine y possède encore une base à Pituffik, anciennement Thulé, au nord-ouest de l'île. « Cette base de Pituffik », dit Mikaa Blugeon-Mered, « a été mise sous le commandement de la Space Force, c'est-à-dire de l'armée spatiale des États-Unis, créée il y a quelques années. L'objectif de Pituffik aujourd'hui, c'est de servir de relais entre l'infrastructure au sol et les infrastructures spatiales au sens des satellites, notamment des satellites d'observation militaire, des satellites de renseignement électronique ou de renseignement optique qui déchargent leurs données à Pituffik, données qui sont ensuite exploitées ailleurs ».
    Un bras de fer autour des ressources naturelles
    Le Groenland, stratégique sur l'échiquier militaire, l'est tout autant pour ses ressources de zinc, de graphite, de cuivre, de lithium, des terres rares. Grand comme quatre fois la France, le Groenland abrite dans ses sous-sols un immense trésor attisant les convoitises de tous les compétiteurs, y compris des Européens. « La Chine, l’Europe et les États-Unis sont en compétition pour les mêmes ressources du Groenland. Parce que si effectivement le Groenland est stratégique pour les États-Unis, pour la défense, la tech, l'intelligence artificielle, c'est pareil pour nous. Que ce soit sur le molybdène, que ce soit sur les terres rares, que ce soit potentiellement pour l'uranium à long terme, que ce soit même pour du sable, on a les mêmes enjeux de compétition. Le deuxième élément important, c'est la question de l'architecture de sécurité transatlantique. Le Groenland fait partie de l'Otan parce que c'est encore un territoire d'outre-mer du Danemark. Et donc le sujet qu'il y a ici au Groenland, c'est que si effectivement les Américains débarquent au Groenland avec leurs gros sabots, est-ce que ça fera exploser l'Otan ? A priori, on peut dire que la réponse est potentiellement oui ».  
    L’Otan en ébullition
    Les États-Unis vont-ils faire du Groenland une île forteresse, au nez et à la barbe des Danois, quitte à déstabiliser l'architecture de sécurité ? La réaction des Européens, pointe Mikaa Blugeon-Mered, n'a en tout cas pas tardé : « Ce qui est intéressant d'observer depuis le matin du lundi 5 janvier, ça a été la réaction coordonnée au plus haut niveau par rapport aux déclarations de Donald Trump post affaire Maduro au Venezuela, de dire, voilà, tous les pays nordiques par la voix de leur Premier ministre et les pays de la Baltique également, ce qu'on appelle le NB8, le Nordic Baltic 8. Ils ont tous réagi de manière concertée et de manière coordonnée pour dire que s'il se passe quelque chose, on ne va pas laisser le Groenland tomber. Ces huit États voient très bien ce qui pourrait se passer si Donald Trump prenait le Groenland par la force. Vladimir Poutine pourrait se dire que c'est le blanc-seing pour faire exactement la même chose, pas juste en Ukraine, mais notamment sur les États baltes. Et ça, c'est ce qui a provoqué a priori cette réponse concertée, avec encore une fois un haut degré de coordination sur le volet défense, on va défendre le Groenland si les Américains viennent ! Et ça, c'est une rupture stratégique absolument fondamentale, mais qui se joue sous les radars ».
    La décision américaine de faire main basse sur le Groenland interviendra dans quelques jours, à la fin du mois de janvier, a précisé Donald Trump.
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Acerca de Lignes de défense

Dans un système globalisé, où les menaces prennent des formes de plus en plus variées, la chronique de Franck Alexandre vous plonge chaque semaine, au cœur des enjeux et des problématiques de défense et de sécurité du XXIème siècle. Les acteurs d’un monde militaire en mutation et les meilleurs observateurs des questions de Défense répondent à Franck Alexandre tous les dimanches matins dans sa chronique.
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