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    La Nouvelle Orléans au Bal Blomet

    03/06/2026 | 1 h 38 min
    Quand il était petit, il voulait être pianiste de saloon.
    Alors autant dire que sa chérie a tapé en plein dans le mille en offrant à notre héros du soir un voyage à La Nouvelle-Orléans. Ou plutôt, pour reprendre les mots d’Amaury Faye lui-même : « un pèlerinage ».
    Ils sont allés voir la maison de Jelly Roll Morton (l’un des pères fondateurs du jazz), ils sont allés voir défiler la légendaire parade de Mardi Gras, ont visité le Quartier français et ont, bien évidemment, écumé les clubs de jazz. Et notamment le mystérieux Bayou Bar. Introuvable sur Internet, niché dans l’hôtel Pontchartrain, et où se produit tous les mercredis un autre des protagonistes de cette histoire : le batteur Herlin Riley. Un enfant de la ville, issu d’une grande lignée de batteurs et dont le grand-père a joué avec un certain Louis Armstrong, au début du siècle dernier.
    C’est en sortant du set d’Herlin Riley qu’Amaury Faye et sa femme ont eu le déclic : ramener en France un petit bout de ce qu’ils venaient de vivre. Alors, de retour à Toulouse, où ils résident, ils montent une petite affaire familiale pour donner vie à un projet fou : retourner à La Nouvelle-Orléans pour y enregistrer un album.
    L’album souvenir d’un voyage qui a changé sa vie, et aussi un peu sa musique. À ses côtés, une équipe 100 % locale composée du saxophoniste Julien Lee, de la contrebassiste Amina Scott et du batteur Herlin Riley, conquis par la musique du Frenchy. Et ce qui donne ce son si particulier au disque, c’est qu’il a été enregistré au studio Marigny, à deux pas du Quartier français, avec une âme vieille comme le jazz et un piano « qui a beaucoup vécu ». Un studio à l’image de La Nouvelle-Orléans tout entière, marquée par les épreuves du temps, et qui met depuis toujours un point d’honneur à vivre aussi intensément que les intempéries qui la secouent.
    C’est dans la rouille qui parsème les murs, les docks et les ponts de la ville qu’Amaury Faye a su saisir la puissance de cette histoire et la poésie qu’elle renferme. « Rust » (la rouille, en anglais), c’est justement le titre de cet album qu’il présente ce soir sur la scène du Bal Blomet, dans le 15e arrondissement de Paris. Pour l’occasion, les Néo-Orléanais ont fait le déplacement. Herlin Riley sera donc derrière la batterie et Julien Lee au saxophone ténor. Amina Scott n’a malheureusement pas pu faire le déplacement, mais rassurez-vous, la contrebasse est entre de bonnes mains : c’est Édouard Pennes qui s’en charge.
    Rendez-vous dès 20h sur TSFJAZZ! 
    Line up
    Amaury Faye - piano
    Julian Lee - saxophone ténor 
    Edouard Pennes - contrebasse (Amina Scott sur l’album)
    Herlin Riley - batterie 
     
    ALBUM : Rust (2025)

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  • Jazzlive

    Makoto Ozone au Duc des Lombards

    20/05/2026 | 1 h 17 min
    Attention, il parait qu’un pianiste de renommée mondiale a posé ses valises au Duc des Lombards…
    Un voyageur sans frontières et sans limites, né au Japon, formé au très prestigieux Berklee College of Music de Boston, et acclamé aux quatre coins du monde. Makoto Ozone connaît son histoire du jazz sur le bout des doigts, grâce à deux mentors de prestige : le pianiste Chick Corea et le vibraphoniste Gary Burton. 
    S’il n’a plus à prouver ses talents de soliste, il sait aussi que certaines notes ne se jouent pas toutes seules. Alors Makoto Ozone enchaîne les rencontres, de ses duos avec le guitariste Kazumi Watanabe ou le contrebassiste Avishai Cohen, à son aventure en grand orchestre avec le big band No Name Horses qu’il fondait il y a tout juste 20 ans. 
    Cet orchestre, c’est le premier bourgeon d’une nouvelle fleur du jardin d’Ozone. Après avoir longtemps étudié les racines du jazz au Etats-Unis et passé quelques années à imaginer quelques-unes des plus belles hybridations, Makoto Ozone s’est lancé il y a une dizaine d'années dans une recherche botanique sur sa terre natale, et participe à faire fleurir les plus belles pousses du jazz japonais. 
    Son dernier bouquet est un trio, qui rassemble autour du pianiste le contrebassiste Shimpei Ogawa (également membre des No Name Horses) et le batteur Kunito Kitai. Ensemble, il sortait un premier album, TRiNFiNiTY, il y a deux ans. Un disque qu’ils étaient venus présenter sur la scène du Duc des Lombards d’ailleurs. 
    Et ce soir, ils sont de retour! Un deuxième opus sortait tout début 2026. 10 pistes pour reprendre le chemin là où il l’avait laissé, et quelques invités pour continuer la route ensemble. Et un titre : "For Someone". 
    Encore une fois, c’est le Duc des Lombards que Makoto Ozone a choisi deux dates parisiennes, aujourd’hui en trio, et demain en piano solo. Evidemment, on n’allait pas rater ça, alors avec Alexandre Visquis à la réalisation, on a posé notre studio mobile dans un coin du club pour vous faire vivre ce moment en direct sur TSFJAZZ! 
    Rendez-vous à 22h! 
    Makoto Ozone - piano 
    Shimpei Ogawa - contrebasse 
    Kunito Kitai - batterie
    Makoto Ozone TRiNFiNiTY,  For Someone (Mo-Zone - janvier 2026) 

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    Sylvain Ransy pose son empreinte au Baiser Salé

    15/05/2026 | 1 h 17 min
    Le trio de Mario Canonge, La Biguine Extension, Abraham Réunion, Alain Jean-Marie … 
    Autant de représentants et représentantes de ces jazz des Caraïbes qui constituent l’un des chapitres les plus intéressants, mais aussi les plus invisibilisés de l’histoire musicale française. Autant de trésors sonores, reflets de tout un héritage transmis de génération en génération, qui ne cessent de se déployer en un rhizome d’influences et de collaborations. 
    Notre héros du soir, le pianiste guadeloupéen Sylvain Ransy est justement l’une des lumières les plus étincelantes du Kreyol Jazz. Il en tombe amoureux en écoutant Alain Jean-Marie, s’envole pour l’étudier entre l’hexagone et le Canada, avant de s’installer à Paris il y a une petite quinzaine d’années. Depuis, Sylvain Ransy enchaîne les projets, du Gwajazz Project avec Sonny Troupé, à une résidence en quartet au Baiser Salé, sans oublier son trio. 
    Et 2026 semble être son année. Sylvain Ransy vient de publier son deuxième album en trio, avec Arnaud Dolmen à la batterie et Zacharie Abraham à la contrebasse. Un album comme un reflet de son empreinte musicale entre jazz et musique caribéenne, qui sortait vendredi dernier sous le nom de Fingerprint. Ce soir, c’est la release party sur la scène du Baiser Salé, qui célèbre en ce moment le 20e anniversaire des Caribéennes de Mai!
    On n’allait évidemment pas rater ça, alors avec Antonin Bourgeade à la réalisation, on a posé notre studio mobile dans un coin du club le plus rose de la rue de Lombards pour vous faire vivre ce moment en direct dans Jazzlive.
    Rendez-vous dès 20h sur TSFJAZZ! 
    Sylvain Ransy - piano
    Zacharie Abraham - contrebasse 
    Arnaud Dolmen - batterie
    ALBUM : Fingerprint (8 mai 2026)

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    Jazz à capuche au Duc des Lombards

    07/05/2026 | 1 h 18 min
    Et ce soir dans Jazzlive, c’est jazz à capuche. Bougez pas, je vous explique. 
    C’est une histoire qui commence dans les rues de New York en pleine pandémie mondiale. Un trio d’étudiants de la Julliard School commence à faire parler de lui en postant des sessions improvisées en plein air et dans l’air du temps. Des vidéos qui deviennent rapidement virales, jusqu’à atteindre les oreilles d’un des contrebassistes les plus respectés de notre époque, Christian McBride. 
    Et depuis, leur chaîne Youtube est devenue un incontournable dans le petit monde du jazz, le rendez-vous de l’avant-garde et l’incarnation de la nouvelle génération, entre tradition, liberté et juste ce qu’il faut d'irrévérence. 
    Leur vision du jazz se devine dans les titres de leurs morceaux, qui font autant rire que réfléchir. Je vous en cite quelques-uns : “Giant Steps, c’est pas de la musique”, “Ils peuvent détester mais on continue de swinguer”, ou encore “et maintenant on joue du blues” (blues écrit “blooz”, parce-que c’est quand même vachement mieux comme ça).
    Et côté musique, ils sont tout aussi audacieux. Une suite pour Kendrick Lamar qui témoigne de leur amour du rap et renforce les liens qui existent entre les deux styles, un EP pour explorer les sonorités latines avec la chanteuse Gina D’Soto et récemment, dévoilés au compte-goutte, les singles de leur premier album, le bien nommé “Hoodie” (d’où mon histoire de jazz à capuche). Trois morceaux, dont un dernier dévoilé hier matin, dans lesquels notre trio sans piano a mis toutes ses influences, et un sens certain de l’écoute et de l’interplay. Trois morceaux qui nous font attendre avec impatience le 29 mai, date officielle de la sortie du disque sur le label Artwork. 
    Trois garçons qui se sont envolés de New York il y a une petit semaine pour leur première tournée européenne. Ils ont commencé à Madrid, ils sont passés par le Ronnie’s Scott de Londres, le Bimhuis d’Amsterdam. Hier, il était sur la scène du Blue Note de Milan. Et très tôt ce matin, ils ont posé leurs valises à Paris pour trois soirs de concerts. 
    Les New Jazz Underground, c’est le nom que l’on pourra lire pour les trois prochains soirs sur la devanture du Duc des Lombards. Parce-qu’après tout, quel meilleur endroit pour accueillir leur première date française que la station de métro avec le plus grand réseau souterrain au monde, qui se trouve être en prime un haut lieu de la culture underground sur la capitale : Châtelet les Halles bien sûr. 
    On n’allait évidemment pas raté ça, alors avec Paul Mazet à la réalisation, on a sorti nos plus beaux sweats à capuche pour poser notre studio mobile dans un coin du club et vous faire vivre ce moment en direct sur TSFJAZZ. 
    Line up 
    Abdias Armenteros - saxophone 
    Sebastian Rios - contrebasse 
    TJ Reddick - batterie
    ALBUM : Hoodie (Artwork Records - 29 mai 2026) 

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    Sebastián Muñoz au Duc des Lombards

    01/05/2026 | 39 min
    Il y a un petit peu plus d’un mois, j’étais en vacances. Ça vous fait une belle jambe, mais vous allez voir, ça vous fait surtout un beau concert. 
    C’était un mardi soir de Nouvelle Scène au Duc des Lombards, ça sentait le printemps à plein nez et le club du premier arrondissement était plein à craquer. Il faut dire que le rendez-vous était important. C’était la release party du premier album de Sebastián Muñoz. 
    Un disque publié en février dernier sur le label Resolution Records, et que le saxophoniste hondurien décrit comme l'aboutissement de ses sept années passées en France. Il y raconte ses expériences, ses anecdotes, ses histoires d’amour aussi parfois, et un sentiment de dépaysement, de déracinement, mêlé à l’excitation de la découverte. 
    Pas à pas, le saxophoniste et compositeur a trouvé son style. Et tout est résumé dans le titre de ce premier album : “Andares” (“démarche, allures”, en espagnol). 
    Sebastián Muñoz montait sur scène accompagné de la même équipe que celle du disque : Mona Faruel au chant, César Aouillé à la guitare, Lucas Dorado au vibraphone, Gabriel Gorr à la contrebasse et Ananda Brandao à la batterie. Seule exception pour au piano : Thomas Salvatore, présent sur le disque, était remplacé par Jean Saint Loubert. 
    Messieurs-dames, bienvenue dans Jazzlive! 
    Sebastián Muñoz - saxophone 
    Mona Faruel - chant
    César Aouillé - guitare
    Jean Saint Loubert - piano
    Lucas Dorado - vibraphone
    Gabriel Gorr - contrebasse
    Ananda Brandao - batterie

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Acerca de Jazzlive
Jazzlive c'est l'ambiance d'un club de jazz chez soi.  Jazzlive c'est aussi des artistes et des concerts qui ont marqué l'histoire : Bill Evans au Village Vanguard, Art Blakey au Club Saint-Germain, Ella Fitzgerald à Berlin, Roy Hargrove au New Morning... Une heure pour revivre quelques-uns des plus grands moments du jazz sur scène. JAZZLIVE fait peau neuve sous la voix de Manon Brimaud qui est bien décidée à promener son micro dans les plus belles salles, les meilleurs concerts et festivals pour vous les faire vivre comme si vous y étiez. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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