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    La voiture électrique moins chère que l'essence en France ?

    29/04/2026 | 2 min
    Pour la première fois chez un constructeur généraliste hexagonal, une version électrique coûte moins cher que son équivalent à essence. La Citroën ë-C3, dans sa finition You Autonomie urbaine, s'affiche désormais à 12 990 euros après aides — contre 15 990 euros pour la C3 thermique d'entrée de gamme. Trois mille euros d'écart, en faveur de l'électrique.

    Comment y arrive-t-on ? Par la combinaison de deux coups de pouce : une ristourne de 1 300 euros accordée par Citroën elle-même, et surtout la prime CEE maximale de 5 700 euros — les Certificats d'Économies d'Énergie, un dispositif d'aide à la transition énergétique réservé aux foyers les plus modestes. Pour ceux qui n'y sont pas éligibles au taux plein, la prime minimale est de 3 600 euros, ce qui ramène la facture à 16 390 euros — toujours sous le prix du thermique.

    C'est Xavier Chardon, directeur général de Citroën, qui a annoncé l'offre sur BFM Business, à 13 490 euros dans un premier temps. Trois jours plus tard, la marque aux chevrons rabaissait encore le curseur à 12 990 euros, en marge des essais nationaux du modèle. Le site officiel, lui, n'avait pas encore suivi. Ce qui a précipité les choses, c'est l'arrivée de la Renault Twingo E-Tech début avril. Lancée à 19 490 euros catalogue, soit 13 750 euros avec la prime CEE maximale, elle bousculait un segment que Citroën occupait seul depuis plusieurs mois. La réponse est venue en quelques jours à peine. Deux marques françaises qui s'affrontent directement sur les prix, et les tarifs qui s'effondrent en quelques jours plutôt qu'en quelques mois — c'est inédit, et c'est une aubaine pour l'acheteur.

    Les deux modèles ne visent pas exactement le même profil. La Twingo revendique 263 km d'autonomie WLTP contre 205 pour la ë-C3, et propose la recharge rapide jusqu'à 50 kW en option. La C3, elle, plafonne à 30 kW. En revanche, ses 4,01 mètres contre 3,78 pour la Twingo font une vraie différence au quotidien, surtout avec des passagers à l'arrière. La batterie de 30 kWh offre 205 km d'autonomie — suffisant, rappelle Xavier Chardon, quand les Français roulent en moyenne 34 km par jour.
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    AccelerateEU, un plan pour en finir avec les énergies fossiles ?

    28/04/2026 | 2 min
    Pour la deuxième fois en quelques années, l’Europe paie le prix de sa dépendance aux énergies importées. Depuis le début du conflit en Iran, la facture s’est alourdie de 24 milliards d’euros en seulement 50 jours. Une hausse brutale qui touche à la fois les ménages et les entreprises, déjà fragilisés par les tensions géopolitiques. Face à cette situation, la Commission européenne a présenté un plan baptisé « AccelerateEU ». L’objectif est double : amortir le choc à court terme et réduire durablement la dépendance au gaz et au pétrole.

    Dans l’immédiat, des aides ciblées seront versées aux foyers et aux secteurs les plus exposés. Mais Bruxelles insiste : ces soutiens doivent rester temporaires, conçus comme un filet de sécurité, et non comme une solution permanente. En parallèle, un régime exceptionnel d’aides publiques facilitera les investissements dans les infrastructures énergétiques et les technologies dites « propres ».

    L’un des points clés du plan concerne la coordination entre États membres. Jusqu’ici, chaque pays gérait ses réserves d’énergie de manière indépendante. Désormais, l’idée est de mutualiser les efforts : remplissage coordonné des stocks de gaz, libération conjointe de réserves pétrolières si nécessaire, et meilleure circulation des carburants essentiels comme le diesel ou le kérosène.

    Pour piloter ce dispositif, un nouvel outil sera créé : le « Fuel Observatory ». Il permettra de suivre en temps réel les disponibilités énergétiques et d’anticiper les tensions d’approvisionnement. Sur le long terme, AccelerateEU mise sur l’électrification des usages. Cela signifie remplacer progressivement les équipements fonctionnant aux énergies fossiles par des alternatives électriques. Exemple concret : les pompes à chaleur, qui captent les calories de l’air pour chauffer un logement, peuvent réduire la consommation énergétique d’environ 25 %.

    Mais produire de l’électricité bas carbone ne suffit pas. Encore faut-il pouvoir la distribuer efficacement. Or, les réseaux européens sont parfois vieillissants et inadaptés. Le plan prévoit donc leur modernisation, afin de mieux intégrer les énergies renouvelables et, à terme, de faire baisser les prix. Reste la question du financement. Bruxelles compte mobiliser des investissements privés et mieux utiliser les fonds existants. Une partie des revenus du marché carbone — où les entreprises paient pour leurs émissions de CO₂ — pourrait également être réinjectée. Au fond, l’enjeu est clair : transformer une vulnérabilité énergétique en levier de souveraineté.
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    L’Etat dévoile 22 mesures pour l’électrification de la France ?

    27/04/2026 | 2 min
    Le gouvernement français accélère sa stratégie d’électrification pour réduire la dépendance aux énergies fossiles. Le plan, présenté début avril par Sébastien Lecornu, prévoit un effort financier massif : près de 4,5 milliards d’euros supplémentaires par an d’ici 2030, en plus des 5,5 milliards déjà engagés.

    Concrètement, une grande partie de ces financements provient de dispositifs existants, réorientés vers l’électrification. C’est notamment le cas des certificats d’économie d’énergie, un mécanisme qui oblige les fournisseurs à financer des actions de réduction de consommation. Ces fonds seront redéployés vers le bâtiment, l’industrie et les transports. Le plan introduit aussi des mesures très concrètes. Dès fin 2026, il ne sera plus possible d’installer une chaudière à gaz dans les logements neufs. Et à partir du 1er septembre 2026, les aides publiques comme MaPrimeRénov’ ne financeront plus certaines rénovations si elles conservent un chauffage au gaz. Dans le logement social, les nouvelles installations au gaz seront également exclues des financements dès 2027.

    L’objectif est clair : accélérer la transition vers des solutions électriques, notamment les pompes à chaleur. Le gouvernement vise un million d’installations par an d’ici 2030, contre moins de 200 000 aujourd’hui. Les petites entreprises ne sont pas oubliées. Des aides spécifiques sont prévues pour accompagner leur électrification, avec des subventions et des prêts dédiés. Cela concerne des équipements très concrets : fours de boulangerie, chaudières industrielles, engins de chantier ou encore navires de petite taille. Pour les poids lourds, les aides à l’achat de camions électriques seront renforcées dès juin 2026.

    Côté infrastructures, l’État prévoit d’augmenter fortement le nombre de bornes de recharge. L’objectif est de multiplier par cinq les points pour les véhicules légers d’ici 2035, et de déployer 8 000 bornes pour les poids lourds. Mais ce plan suscite aussi des critiques. Certains experts pointent l’absence de réforme fiscale, alors que le gaz reste aujourd’hui moins taxé que l’électricité bas carbone. D’autres soulignent le manque de mesures sur la flexibilité du réseau électrique, un enjeu clé pour les industriels.
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    Comment la date du 22 avril a changé l’écologie mondiale ?

    26/04/2026 | 2 min
    Le Jour de la Terre n’a pas toujours été ce grand rendez-vous mondial que l’on connaît aujourd’hui. À l’origine, il s’agit d’une mobilisation américaine, lancée le 22 avril 1970, dans un contexte de prise de conscience environnementale naissante. Rapidement, l’initiative dépasse les frontières des États-Unis. Dès 1990, elle s’internationalise, et la France s’y associe avec de nombreuses actions locales.

    Aujourd’hui, le Jour de la Terre est devenu le plus grand mouvement participatif dédié à l’environnement, rassemblant plus d’un milliard de personnes dans près de 193 pays. Une ampleur qui témoigne de l’évolution des préoccupations écologiques à l’échelle mondiale. Pour l’édition 2026, le message évolue. Le mot d’ordre, désormais, c’est la sobriété. Un terme parfois mal compris, souvent associé à la privation, mais que les organisateurs souhaitent redéfinir. L’idée n’est pas de renoncer, mais de transformer nos modes de vie pour les rendre plus durables.

    Selon ADEME, cette approche est même indispensable pour atteindre les objectifs climatiques de la France, notamment une réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Concrètement, la sobriété consiste à réduire les consommations inutiles, à mieux utiliser les ressources, ou encore à privilégier des alternatives moins énergivores. À l’échelle individuelle, cela peut passer par des gestes simples : consommer moins mais mieux, partager certains usages, comme les transports ou les équipements, ou encore prolonger la durée de vie des objets. Selon les estimations, ces changements pourraient réduire l’empreinte carbone d’un individu de 40 à 60 %. À l’échelle mondiale, l’impact pourrait atteindre 30 %.

    Le constat de départ est clair : si toute la planète adoptait le mode de vie moyen d’un Français, il faudrait près de 1,75 planète pour subvenir aux besoins. Une situation qui interroge directement notre rapport à la consommation. Le Jour de la Terre 2026 propose donc une forme de « révolution douce ». Il ne s’agit pas seulement d’agir, mais aussi de repenser notre imaginaire collectif. Faire évoluer l’idée selon laquelle vivre mieux passe nécessairement par consommer davantage.

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    L’impact des data centers ressenti jusqu’à 10 km de distance ?

    23/04/2026 | 2 min
    La course à l’intelligence artificielle entraîne une multiplication spectaculaire des centres de données à travers le monde. En France aussi, ces infrastructures sont encouragées, notamment au nom de la souveraineté numérique. Mais derrière cette expansion, les impacts environnementaux commencent à inquiéter.

    On connaît déjà leur consommation énergétique massive. Ces installations, qui hébergent des milliers de serveurs, nécessitent une alimentation électrique continue et très importante. Mais une nouvelle étude, encore en prépublication sur la plateforme scientifique arXiv, s’intéresse à un aspect moins visible : la chaleur qu’elles dégagent. Car faire fonctionner ces machines génère énormément de chaleur. Pour éviter la surchauffe, il faut les refroidir en permanence. Résultat : jusqu’à 40 % de l’énergie consommée par un centre de données sert uniquement à ce refroidissement. Une partie de cette chaleur est parfois récupérée pour chauffer des bâtiments, mais dans la majorité des cas, elle est rejetée dans l’air ou dans l’eau.

    Les chercheurs ont analysé plus de 8 400 centres de données dits « hyperscalers », ces installations géantes dédiées notamment à l’IA. Leur constat est frappant : la mise en service d’un tel site pourrait augmenter la température locale d’environ 2 degrés en moyenne, avec des pics dépassant parfois 9 degrés. Et cet effet ne se limite pas aux abords immédiats. Une hausse de température d’environ 1 degré reste mesurable jusqu’à 4,5 kilomètres de distance. Il faut parfois s’éloigner de 10 kilomètres pour ne plus percevoir cet impact. On parle ici d’un effet de « microclimat », comparable à un îlot de chaleur.

    Reste une incertitude importante : quelle part de cette chaleur provient directement des serveurs, et quelle part est liée aux bâtiments eux-mêmes, qui accumulent et restituent la chaleur du soleil ? Les chercheurs appellent à approfondir ces analyses. Quoi qu’il en soit, l’enjeu est loin d’être marginal. Selon l’étude, plus de 340 millions de personnes vivent à moins de 10 kilomètres d’un centre de données.
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