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    Eliminer les marées noires grâce à des billes ?

    28/05/2026 | 2 min
    Les marées noires font partie de ces catastrophes que l’on redoute autant qu’on espère ne jamais revoir. Elles surviennent lorsqu’un hydrocarbure, du pétrole brut le plus souvent, est rejeté en mer à la suite d’un accident, comme une collision de navires ou un incident sur une plateforme pétrolière. Une fois à la surface, le pétrole forme une nappe qui perturbe tout l’écosystème : poissons asphyxiés, oiseaux englués, littoraux durablement contaminés. Même si ces événements sont aujourd’hui moins fréquents, leurs conséquences restent majeures et exigent des solutions rapides et efficaces.

    C’est précisément sur ce terrain que se positionne une équipe de chercheurs de l’Université d’Hiroshima. Dans une étude publiée en mars 2026 dans la revue scientifique Polymers for Advanced Technologies, ils présentent une innovation prometteuse : de petites billes capables de capturer le pétrole directement à la surface de l’eau. Ces billes sont composées de matériaux naturels. On y trouve notamment du chitosane, un polymère issu de la chitine, que l’on retrouve par exemple dans les carapaces de crustacés, et de l’acétate de cellulose, dérivé de fibres végétales. À cela s’ajoute la bentonite, une argile connue pour ses propriétés d’absorption. Résultat : un matériau à la fois léger, biodégradable et particulièrement efficace.

    Le principe est simple, mais ingénieux. Ces billes flottent naturellement et agissent comme de minuscules éponges. Elles adsorbent, c’est-à-dire qu’elles captent à leur surface, les hydrocarbures présents dans l’eau, sans se mélanger à eux. Cette distinction est importante : contrairement à une simple absorption, l’adsorption permet de récupérer plus facilement le polluant une fois piégé.

    Selon les chercheurs, ces billes présentent plusieurs avantages par rapport aux solutions existantes, souvent coûteuses ou difficiles à recycler. Elles affichent une capacité d’adsorption élevée, y compris dans des conditions proches de celles de l’eau de mer, avec un pH légèrement basique. Autre atout : leur récupération. Comme elles restent à la surface, il est plus simple de les collecter après utilisation, limitant ainsi les impacts secondaires sur l’environnement. Reste désormais à passer du laboratoire au terrain. Les scientifiques souhaitent tester leur efficacité en conditions réelles, face à différents types d’hydrocarbures. Si les résultats se confirment, cette technologie pourrait ouvrir la voie à une dépollution plus durable… et plus respectueuse des océans.

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    Une technologie solaire qui fonctionne même dans le noir ?

    27/05/2026 | 2 min
    L’intelligence artificielle générative ne fonctionne pas sans une puissance de calcul colossale… et donc sans une consommation d’énergie tout aussi massive. Aux États-Unis, celle des centres de données pourrait presque tripler d’ici 2030. À elle seule, Meta a consommé plus de 18 000 gigawattheures en 2024, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 1,7 million de foyers américains.

    Pour répondre à cette demande, les géants de la tech multiplient les solutions. Jusqu’ici, Meta s’appuyait sur un mix énergétique varié : nucléaire, éolien, géothermie… Mais une nouvelle piste, plus futuriste, est désormais explorée : capter l’énergie solaire directement depuis l’espace. Le groupe a signé un accord avec Overview Energy, une startup américaine fondée en 2022. Son ambition : collecter l’énergie du soleil en orbite géosynchrone – une zone où les satellites restent positionnés au-dessus d’un même point de la Terre et bénéficient d’un ensoleillement constant.

    Concrètement, des satellites captent cette énergie en continu, puis la transmettent vers la Terre sous forme de lumière proche infrarouge. Ce rayonnement, invisible à l’œil humain et moins intense que la lumière solaire directe, est conçu pour être sans danger. Une fois au sol, il est capté par des panneaux photovoltaïques classiques, qui le convertissent en électricité. L’intérêt est majeur : produire de l’énergie solaire… même la nuit. Les infrastructures existantes pourraient ainsi fonctionner en continu, sans nécessiter de nouveaux raccordements au réseau électrique.

    Ce point est crucial, car aujourd’hui, de nombreux projets de data centers sont ralentis par des contraintes d’accès au réseau. Sur les 12 gigawatts attendus en 2026, seule une partie est réellement en construction. Overview Energy introduit même un nouveau concept, le « mégawatt-photon », pour mesurer la puissance lumineuse nécessaire à produire de l’électricité. Mais le projet reste encore à l’état expérimental. Le premier satellite de démonstration est prévu pour 2028, avec une exploitation commerciale envisagée à partir de 2030. En parallèle, Meta explore d’autres solutions, comme le stockage d’énergie longue durée avec Noon Energy, capable de fournir de l’électricité pendant plusieurs jours.
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    La Chine stocke son hydrogène dans une grotte de sel ?

    26/05/2026 | 2 min
    Dans la transition énergétique, l’hydrogène est souvent présenté comme une solution prometteuse, notamment pour les secteurs difficiles à électrifier, comme l’industrie lourde ou certains transports. Mais un obstacle majeur persiste : son stockage. L’hydrogène est une molécule extrêmement légère et très petite, capable de s’échapper facilement des matériaux classiques. Autrement dit, le contenir en grande quantité reste un défi technique.

    En Chine, une entreprise pourrait avoir trouvé une piste crédible. Le groupe China Pingmei Shenma travaille actuellement sur un projet de stockage à très grande échelle, dans la ville de Pingdingshan, dans la province du Henan. L’idée : utiliser une caverne naturelle de sel pour y stocker de l’hydrogène. Ce choix n’est pas anodin. Le sel possède des propriétés particulièrement intéressantes pour ce type d’usage. Il est dense, peu perméable et capable de se déformer légèrement pour combler les fissures, ce qui limite les fuites. En clair, il agit comme une barrière naturelle efficace.

    Le projet prévoit une capacité impressionnante : un million de mètres cubes. Une première étape, selon les ingénieurs, qui pourrait ouvrir la voie à des infrastructures encore plus vastes si les résultats sont concluants. Pour Yang Chunhe, de l’Académie chinoise d’ingénierie, ces cavernes de sel pourraient devenir une solution clé pour stocker et transporter l’hydrogène à grande échelle. Techniquement, le système repose aussi sur un processus de compression. L’hydrogène, généralement produit à partir d’énergies renouvelables, est injecté dans la cavité à haute pression, environ 15 mégapascals, soit 150 fois la pression atmosphérique. Deux compresseurs assurent un flux constant, permettant de stabiliser le gaz dans cet espace confiné.

    Ce type de stockage souterrain n’est pas totalement nouveau, il est déjà utilisé pour le gaz naturel, mais son adaptation à l’hydrogène représente une avancée importante. Reste à vérifier la fiabilité du système dans le temps, notamment sur plusieurs mois d’exploitation. Si l’expérience s’avère concluante, elle pourrait changer la donne. Disposer de grandes réserves d’hydrogène stables et accessibles est une condition essentielle pour faire de ce gaz une véritable alternative énergétique. Et dans cette course, les cavernes de sel pourraient bien jouer un rôle stratégique.
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    Faire de l’électricité avec des gaz polluants ? C’est possible !

    25/05/2026 | 2 min
    Transformer la pollution en électricité : l’idée peut sembler ambitieuse, mais elle prend forme dans les laboratoires. En Corée du Sud, une équipe de l’Université Sungkyunkwan a mis au point un dispositif baptisé GCEG, pour « Gas Capture and Electricity Generator ». Une innovation présentée dans la revue Energy & Environmental Science, qui pourrait, à terme, alimenter de petits appareils électroniques tout en capturant des gaz polluants.

    Aujourd’hui, la lutte contre le changement climatique repose en partie sur des technologies de captage du carbone, appelées CCUS – pour « capture, utilisation et stockage du CO₂ ». Ces systèmes permettent de récupérer des gaz à effet de serre dans l’air ou à la sortie des usines, puis de les stocker ou de les transformer. Mais ils ont un inconvénient majeur : ils consomment eux-mêmes beaucoup d’énergie.

    Le dispositif GCEG propose une approche différente. Il ne se contente pas de capturer les gaz : il transforme directement leur présence en électricité. Autrement dit, il convertit une réaction physico-chimique, ici, l’adsorption, c’est-à-dire la fixation des molécules de gaz sur une surface, en courant électrique. Techniquement, le système repose sur une structure en deux couches. La première est constituée d’un hydrogel, un matériau capable d’absorber des substances tout en conservant sa structure. La seconde est faite de papier de mûrier, une fibre naturelle riche en cellulose, recouverte de noir de carbone, un matériau conducteur qui sert d’électrode.

    Lorsque des gaz comme le dioxyde de carbone ou le dioxyde d’azote entrent en contact avec ce dispositif, ils provoquent un déplacement de charges électriques à l’intérieur du matériau. Ce mouvement d’ions génère alors un courant, sans aucune source d’énergie externe. En résumé, la pollution devient une forme de carburant. Le système est très sensible, capable de fonctionner même à faible concentration de gaz. Lors des tests, il a produit une tension de 0,8 volt avec un courant de 55 microampères. En combinant plusieurs modules, les chercheurs ont atteint près de 4 volts. Ces performances restent modestes, mais suffisantes pour envisager des usages concrets, notamment pour alimenter des capteurs ou des petits dispositifs électroniques. À plus long terme, l’enjeu sera d’améliorer le rendement pour passer à une échelle industrielle.
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    140 millions de dollars pour des data centers sur l’eau ?

    24/05/2026 | 2 min
    Installer des serveurs en pleine mer pour faire fonctionner des modèles d’intelligence artificielle… l’idée semble sortie d’un roman de science-fiction. Pourtant, la startup américaine Panthalassa veut en faire une réalité. Basée à Portland, elle vient de lever 140 millions de dollars pour accélérer son projet, avec le soutien d’investisseurs comme Peter Thiel ou encore John Doerr.

    Le concept est radical : déployer en mer des plateformes flottantes autonomes, capables de produire leur propre énergie et d’héberger des serveurs dédiés à l’IA. Ces structures, d’environ 85 mètres de long, exploitent l’énergie des vagues pour générer de l’électricité. Cette énergie alimente directement des puces informatiques à bord, tandis que les résultats sont transmis à terre via satellite.

    L’intérêt est double. D’abord, contourner les limites des centres de données terrestres, qui nécessitent des infrastructures électriques massives. Ensuite, résoudre un problème crucial : le refroidissement. Les serveurs chauffent énormément, et leur refroidissement consomme jusqu’à 40 % de leur énergie. Ici, l’eau de mer joue ce rôle naturellement. Panthalassa affirme avoir testé plusieurs prototypes entre 2021 et 2024. Une nouvelle génération de plateformes doit être déployée dans le Pacifique dès 2026, avec une commercialisation envisagée en 2027.

    Ce n’est pas la première tentative. Microsoft avait déjà expérimenté l’immersion de serveurs sous-marins avec son projet Natick, constatant un taux de panne bien plus faible que sur terre. D’autres initiatives émergent en Chine ou au Japon, avec des centres de données sous-marins ou installés sur des navires. Mais Panthalassa se distingue par son approche : des structures totalement autonomes, sans câble ni ancrage, capables de se déplacer vers les zones les plus favorables en énergie.
    Reste que les défis sont nombreux. La corrosion due au sel, la fiabilité des connexions satellites en cas de mauvais temps, ou encore la maintenance sans intervention humaine pendant de longues périodes posent question. Dans un contexte où la demande en puissance informatique explose, notamment avec l’IA, ces solutions alternatives ne relèvent plus de l’expérimentation isolée. Elles pourraient bien devenir une pièce clé du futur numérique… à condition de prouver leur robustesse sur la durée.
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