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    Qu’est-ce que le projet E-Car de Stellantis ?

    10/06/2026 | 2 min
    Stellantis tente de reprendre la main sur un segment qu’il avait presque abandonné : celui des petites voitures électriques abordables. Pendant que Citroën, Opel et Peugeot levaient le pied sur l’entrée de gamme, Renault a relancé l’offensive avec sa nouvelle Twingo E-Tech sous les 20 000 euros. Volkswagen prépare aussi son retour, avec l’ID.Polo annoncée sous les 25 000 euros, puis l’ID.EVERY1 sous les 20 000 euros en 2027.

    Face à cette pression, Stellantis officialise son projet E-Car. Le « E » signifie à la fois européen, émotionnel, électrique et écologique. Le modèle doit être produit à Pomigliano d’Arco, près de Naples, dans l’usine où la Fiat Pandina quittera les chaînes en 2028. Chez Citroën, cette future voiture doit combler l’espace entre la très petite Ami et la C3 électrique. Aucun prix officiel n’a été annoncé, mais certaines rumeurs évoquent environ 15 000 euros avant aides, voire un peu moins. Pour comparaison, la C3 électrique démarre aujourd’hui à 19 990 euros, avec 200 kilomètres d’autonomie.

    Ce projet s’inscrit aussi dans un contexte réglementaire très favorable. En décembre 2025, la Commission européenne a créé une catégorie M1e, réservée aux voitures électriques de moins de 4,2 mètres fabriquées dans l’Union européenne. Chaque modèle vendu compte pour 1,3 véhicule dans le calcul des émissions de CO2 du constructeur. Autrement dit, vendre une petite électrique européenne permet de compenser une partie des émissions des modèles thermiques. Pour les industriels, l’enjeu est considérable : sans ce mécanisme, les constructeurs européens risquaient jusqu’à 15 milliards d’euros d’amendes sur plusieurs années.

    Le choix de Pomigliano n’est donc pas seulement industriel. Il est aussi stratégique, puisque seuls les sites situés dans l’Union donnent droit à cet avantage. L’usine italienne en avait besoin. En 2025, sa production a chuté de 21,9 %, avec 131 180 véhicules assemblés et un recours massif aux aides sociales. Avec l’E-Car, Stellantis redonne donc une perspective à un site fragilisé. La future plateforme STLA Small doit accueillir ces modèles compacts, mais le groupe reste discret sur les technologies employées.
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    Face à l’IA, l’Europe s’en prend aux particuliers ?

    09/06/2026 | 2 min
    L’Europe accélère sur les data centers, mais elle découvre aussi le prix énergétique de cette ambition. Selon les projections disponibles, la capacité des centres de données européens doit passer de 12 gigawatts en 2025 à 28 gigawatts d’ici 2030. Dans ce contexte, la Commission européenne a annoncé de nouvelles normes minimales de performance pour les installations, qu’elles soient nouvelles ou déjà existantes. L’objectif affiché est simple : encadrer un secteur devenu stratégique pour l’intelligence artificielle, le cloud et la souveraineté numérique. Mais un point sensible reste en suspens. Un label de durabilité, censé prendre en compte la consommation d’eau et l’approvisionnement en énergie propre, était attendu. Il n’a finalement pas été publié. En cause : un débat encore ouvert sur le traitement des data centers alimentés par de l’électricité nucléaire.

    Cette initiative s’inscrit dans un paquet plus large sur la souveraineté technologique européenne, qui comprend aussi un règlement sur le cloud et l’IA, ainsi qu’une révision du Chips Act, le texte destiné à renforcer la production de semi-conducteurs en Europe. Le cas irlandais montre l’urgence du sujet. En 2024, les data centers y ont consommé 22 % de toute l’électricité nationale, plus que l’ensemble des foyers urbains du pays. En août 2024, un troisième data center de Google a même été refusé dans le sud de Dublin, faute de capacité suffisante sur le réseau et d’énergie renouvelable disponible sur place.

    La pression ne concerne pas seulement l’Irlande. Des études citées par la Commission indiquent que la concentration rapide des data centers peut faire grimper les coûts de l’électricité de 20 à 40 % dans certaines zones européennes, notamment à Paris. En France, leur consommation électrique a déjà augmenté de 38 % en trois ans, avec une forte concentration en région parisienne. Le problème est clair : les normes annoncées améliorent l’efficacité des installations, mais elles ne disent pas encore qui paie la facture. Aucun mécanisme ne répartit aujourd’hui clairement le coût entre opérateurs numériques et consommateurs résidentiels. Alors que les projets d’usines IA géantes se multiplient, une question devient centrale : l’Europe peut-elle bâtir sa souveraineté numérique sans faire porter aux ménages le poids énergétique de cette course ?
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    Face à BYD, Ford lance la contre-attaque électrique ?

    08/06/2026 | 2 min
    Après plusieurs années d’hésitations, de restructurations et de recul commercial, Ford a voulu montrer qu’il n’avait pas renoncé à l’Europe. Le constructeur américain a reconfirmé l’arrivée de cinq nouveaux modèles électrifiés sur le Vieux Continent d’ici la fin de la décennie. L’objectif était clair : reprendre pied sur un marché où la marque avait perdu du terrain, face aux constructeurs européens, mais aussi face à la montée très rapide des marques chinoises.

    Cette annonce est intervenue dans un contexte un peu plus favorable pour Ford, notamment en France. Louis-Carl Vignon, président de Ford France, a indiqué que les modèles électriques représentaient 55 % des commandes enregistrées dans l’Hexagone au mois d’avril. Le constructeur bénéficiait notamment du lancement de modèles importants comme l’Explorer électrique et le Capri EV, tous deux développés sur la plateforme MEB de Volkswagen. Cette plateforme est une base technique conçue pour les véhicules électriques, qui permet de partager batteries, moteurs et architecture électronique entre plusieurs modèles.

    Dans le détail, Ford a présenté une feuille de route centrée sur les particuliers. Elle comprenait une petite citadine électrique, dans l’esprit de la Fiesta, un SUV compact zéro émission, ainsi que plusieurs SUV proposés en versions électriques ou hybrides. La marque a aussi confirmé l’arrivée en Europe d’un nouveau SUV compact inspiré de la famille Bronco, produit à partir de 2028 dans son usine de Valence, en Espagne. Le positionnement était assumé : un véhicule au style robuste, plus aventurier, mais adapté au marché européen. Ce plan répondait aussi à une inquiétude plus large. Jim Farley, le patron de Ford, avait multiplié les alertes sur la progression des constructeurs chinois, qu’il décrivait comme une menace majeure pour l’industrie occidentale. BYD, notamment, s’était imposé comme l’un des concurrents les plus redoutés, avec des modèles abordables et très avancés technologiquement.

    Ford n’a donc pas cherché à basculer brutalement vers le tout électrique. Le groupe a plutôt défendu une transition progressive, mêlant électrique et hybride, plus proche des usages réels des automobilistes. Pour réduire ses coûts, il s’est aussi appuyé sur des partenariats industriels, notamment avec Volkswagen, et potentiellement Renault pour certains futurs modèles produits en France.
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    En 2027, les batteries amovibles deviennent obligatoires ?

    07/06/2026 | 2 min
    L’Europe a adopté deux textes distincts sur la réparabilité des batteries, et il ne faut pas les confondre. Le premier, le règlement européen 2023/1670, concerne les smartphones et les tablettes. Le second, le règlement 2023/1542, s’appliquera à partir du 18 février 2027 à la plupart des autres appareils portables fonctionnant sur batterie : casques audio, liseuses, consoles portables ou encore ordinateurs portables.

    Le principe général du texte de 2027 est clair : l’utilisateur doit pouvoir retirer et remplacer lui-même la batterie avec des outils courants. Un simple tournevis doit suffire. Si un outil particulier est indispensable, le fabricant devra le fournir gratuitement avec l’appareil. Les batteries de remplacement devront aussi rester disponibles pendant au moins cinq ans après la mise sur le marché. Certains fabricants ont déjà anticipé cette évolution. Sennheiser a lancé son casque Momentum 5 avec une batterie remplaçable à l’aide d’un tournevis Phillips. Fender avait suivi une logique similaire avec ses écouteurs Mix. Preuve que la contrainte technique n’est pas forcément insurmontable.

    Mais plusieurs zones grises subsistent. Le cas des montres connectées, bracelets de fitness ou lunettes intelligentes reste discuté. Leurs batteries sont souvent très petites, donc plus délicates à manipuler. La coalition Right to Repair Europe conteste toutefois cet argument, en citant notamment la Pixel Watch 4, déjà dotée d’une batterie amovible. Pour les smartphones, le cadre est différent. Les fabricants doivent bien proposer certaines pièces détachées pendant sept ans, batterie comprise. Mais une exception existe. Si le téléphone conserve 83 % de sa capacité après 500 cycles de charge, 80 % après 1 000 cycles, et s’il est certifié IP67, le remplacement peut rester réservé aux professionnels. Ces trois critères doivent être réunis.

    En pratique, beaucoup de smartphones actuels remplissent déjà ces conditions. Realme et Oppo revendiquent même 80 % de capacité après 1 600 cycles. Apple, de son côté, a introduit un adhésif à libération électrique sur ses derniers iPhone, facilitant le retrait de la batterie sans confirmer de lien avec la réglementation européenne. Fairphone défend depuis longtemps une autre approche : prouver que durabilité et réparabilité peuvent aller ensemble. À l’inverse, Meta a retardé le lancement européen de ses lunettes Ray-Ban Display, notamment à cause de ces nouvelles règles sur les batteries.
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    Courte pause d'une semaine !

    31/05/2026 | 0 min
    Bonjour à toutes et à tous. ! Ceci n'est pas un épisode ordinaire, mais juste un petit message pour vous dire qu'il n'y aura pas d'épisode en cette première semaine du mois de juin. Choses à Savoir Tech Verte prend quelques jours de repos pour revenir tout l'été avec pleins de sujets tech passionnants ! Merci encore pour votre fidélité et rendez-vous la semaine du 8 juin pour le retour des épisodes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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