PodcastsTecnologíaChoses à Savoir TECH VERTE

Choses à Savoir TECH VERTE

Choses à Savoir
Choses à Savoir TECH VERTE
Último episodio

1275 episodios

  • Choses à Savoir TECH VERTE

    Un nouveau matériaux pourrait bouleverser la tech écolo ?

    16/06/2026 | 2 min
    Dans la recherche sur les matériaux, le résultat final n'est parfois que la partie visible de l'expérience. Une équipe de scientifiques vient justement de découvrir plusieurs structures restées jusque là cachées au cours d'une réaction chimique. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Nature Communications et pour observer ces transformations, les chercheurs ont combiné plusieurs techniques de pointe.

    La résonance magnétique nucléaire à l'état solide permet notamment d'étudier l'environnement des atomes dans un matériau. La diffraction des rayons X révèle, elles,
    leur organisation dans l'espace. En croisant ces résultats avec une analyse détaillée de la structure atomique, l'équipe a pu identifier des phases intermédiaires que les méthodes habituelles n'avaient jamais détectées. Les scientifiques se sont intéressés à des molécules appelées précurseurs à la source unique. Ces composés renferment dès le départ tous les éléments chimiques nécessaires à la fabrication d'un matériau. Lorsqu'on les chauffe, leurs atomes se réorganisent progressivement jusqu'à former le produit recherché.

    Habituellement, les chercheurs analysent surtout le matériau obtenu à la fin. Cette fois, ils ont suivi la réaction étape par étape, une approche qui leur a permis de repérer plusieurs structures stables apparaissant temporairement entre le composé initial et le produit final. Parmi elles figure une quatrième forme d'un matériau déjà étudié pour sa capacité à absorber la lumière solaire, le vanadate de bismuth ou Bivo4 pour l'acronyme. Ce composé est notamment utilisé pour faciliter la production d'hydrogène à partir de l'eau grâce à l'énergie lumineuse. La nouvelle phase du Bivo4 possède une organisation atomique particulière et interagit différemment avec la lumière. Elle pourrait donc améliorer les matériaux employés pour produire des carburants solaires. En tout cas, tout ce que je viens de vous dire, c'est ce qu'ont détaillé les chercheurs.

    Une autre phase intermédiaire découverte présente de son côté une forte capacité de stockage du lithium. Elle ouvre ainsi des pistes pour concevoir de meilleures
    batteries destinées aux véhicules électriques ou au stockage de l'électricité renouvelable. L'étude montre surtout que la température, la vitesse de chauffage et le déroulement de la réaction peuvent devenir de véritables outils de conception. Il ne s'agit plus simplement de fabriquer un produit final mais d'explorer tout le parcours chimique pour découvrir des matériaux cachés potentiellement utiles à la transition énergétique.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir TECH VERTE

    Un trace brune dans l'atlantique inquiète les scientifiques ?

    15/06/2026 | 2 min
    Un immense ruban d'algues brunes traversent désormais l'Atlantique. En mai dernier, les satellites ont recensé 37,5 millions de tonnes de sargasses pélagiques,
    réparties entre les côtes de l'Afrique de l'Ouest et le golfe du Mexique. Cette formation porte un nom, la Grande Ceinture de Sargasses de l'Atlantique.
    Il y a 15 ans, elle n'existait pas sous cette forme. Autrefois, ces algues flottaient surtout dans la mer des Sargasses, une région chaude de l'Atlantique relativement pauvre en nutriments. Mais depuis leur première prolifération massive en 2021, leur air de répartition ne cesse de s'étendre. En 2025, cette ceinture a atteint 8 850 km de long, soit plus de deux fois la largeur des États-Unis continentaux. Une étude publiée dans la revue Harmful Algae retrace 40 années d'observation satellitaire,
    d'analyse chimique et de relevé de terrain. Elle montre que les Sargasses profitent d'un apport croissant en azote et en phosphore, de nutriments qui stimulent fortement leur développement. Dans des eaux suffisamment riches, leur biomasse peut doubler en seulement 11 jours. Ces apports ne proviennent plus uniquement des mécanismes naturels de l'océan. Ils viennent aussi des terres, engrais agricoles entraînées par la pluie, eaux usées ou dépôts atmosphériques.

    Le fleuve Amazon joue notamment un rôle majeur. Lors des fortes crues, ils déversent dans l'Atlantique d'importantes quantités de nutriments,
    ensuite transportés par les courants marins. Les Sargasses ne sont pourtant pas inutiles, elles servent d'habitats à plus d'une centaine d'espèces,
    parmi lesquelles des poissons, des invertébrés et des tortues marines. Le problème commence lorsqu'elles deviennent trop abondantes et s'échouent sur les côtes.
    En se décomposant, elles libèrent du sulfure d'hydrogène, un gaz toxique à l'odeur d'œufs pourris. Elles étouffent les plages, fragilisent les récifs coralliens,
    créent des zones pauvres en oxygène et imposent des coûts de nettoyage considérables. Elles émettent également du méthane, un puissant gaz à effet de serre.
    Et pour les chercheurs, cette prolifération impose une surveillance internationale, de meilleurs systèmes de prévision et surtout une réduction des rejets de nutriments.
    L'eutrophisation, longtemps considérée comme un problème côtier, transforme désormais l'océan à l'échelle d'un continent.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir TECH VERTE

    Trump démantèle un réseau océanographique crucial ?

    14/06/2026 | 2 min
    Un nouveau programme scientifique majeur est menacé aux États-Unis. Après les coupes budgétaires dans la recherche publique et l’annulation de milliers de subventions fédérales, notamment dans les domaines du climat et de la santé, l’administration Trump s’attaque désormais à l’Ocean Observatories Initiative, ou OOI.

    Ce réseau, déployé par la National Science Foundation dans l’Atlantique et le Pacifique, rassemble plus de 900 instruments scientifiques. Bouées, capteurs et équipements sous-marins mesurent en temps réel la température, la salinité, l’acidité, les courants ou encore l’activité biologique et géologique des océans. Ces données servent à comprendre le rôle des mers dans le dérèglement climatique, l’évolution des écosystèmes marins et des phénomènes comme les tempêtes ou les remontées d’eaux profondes, appelées « upwellings ». Elles permettent aussi de suivre l’acidification des océans, provoquée par l’absorption d’une partie du dioxyde de carbone émis dans l’atmosphère.

    Opérationnel depuis 2016, l’OOI a déjà contribué à plus de 500 publications scientifiques. Pourtant, la National Science Foundation a annoncé le retrait progressif d’une grande partie des instruments installés en mer. Le réseau avait coûté 368 millions de dollars et devait fonctionner pendant vingt-cinq à trente ans. Les équipements concernés se trouvent notamment au large de la Caroline du Nord, de l’Oregon, de l’État de Washington et de l’Alaska, mais aussi dans la mer d’Irminger, entre le Groenland et l’Islande. Des régions particulièrement précieuses pour l’étude de la circulation océanique et du climat.

    Pour les chercheurs, cette décision menace surtout la continuité des observations. En sciences du climat, disposer de mesures régulières pendant plusieurs décennies est essentiel pour distinguer une variation ponctuelle d’une tendance durable. Hilary Palevsky, professeure au Boston College, rappelle que les instruments et les méthodes s’amélioraient constamment. La communauté scientifique commençait seulement à exploiter pleinement la richesse des données accumulées. Autre inquiétude : le démantèlement touche aussi les équipes techniques. Or, retirer les instruments ne fait pas seulement disparaître des mesures. Cela disperse également les spécialistes capables de les entretenir et, éventuellement, de les remettre un jour en service. Le retrait devait commencer rapidement et se poursuivre jusqu’en 2027. Un programme pensé pour observer l’océan sur plusieurs générations risque ainsi de s’interrompre après seulement une décennie.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir TECH VERTE

    Google joue aux fournisseurs d’énergie ?

    11/06/2026 | 2 min
    Avec l’essor de l’intelligence artificielle, les data centers ne consomment plus seulement beaucoup d’électricité : ils commencent à bousculer l’équilibre même des réseaux. En France, l’ARCEP a mesuré une hausse de 38 % de leur consommation en trois ans, pour atteindre 2,7 térawattheures en 2024. Sur la seule dernière année, la progression atteint 12 %. Et cette demande est très concentrée : l’Île-de-France regroupe 56 % des centres étudiés et plus de 70 % de la consommation électrique du secteur.

    Dans ce contexte, Google a conclu aux États-Unis un accord remarqué avec Voltus, une société spécialisée dans l’agrégation de ressources énergétiques distribuées. Le principe est simple : plutôt que produire plus, on demande à des milliers de petits consommateurs de consommer autrement. Voltus regroupe des thermostats intelligents et des véhicules électriques, puis rémunère leurs propriétaires pour réduire ou décaler leur consommation lorsque le réseau est sous tension. Google finance le dispositif, et l’électricité ainsi libérée doit contribuer à alimenter ses data centers dans la zone couverte par PJM, le plus grand réseau électrique américain. Objectif annoncé : environ 100 mégawatts de capacité en 2027.

    Ce mécanisme porte un nom : centrale virtuelle. Il ne s’agit pas d’une centrale physique, mais d’un ensemble d’équipements dispersés (chauffages, batteries, véhicules) pilotés comme une seule ressource flexible. Reste un obstacle : l’adhésion des particuliers. Une étude californienne montre que seuls 1 % des propriétaires de véhicules électriques s’inscrivent spontanément à ce type de programme, et 4,6 % avec une rémunération de 40 dollars par mois.

    En France, cette logique existe déjà depuis 2006 avec Voltalis. L’entreprise installe gratuitement des thermostats et peut réduire temporairement certains chauffages électriques lors des pics de tension. Plus de 200 000 logements sont équipés, et Voltalis vise 2 gigawatts de flexibilité d’ici fin 2026. La vraie question, désormais, concerne les data centers eux-mêmes. Peuvent-ils décaler certaines tâches, comme les sauvegardes ou l’entraînement de modèles, vers les heures creuses ? Avec l’IA, l’échelle change : demain, un seul rack pourrait consommer jusqu’à un mégawatt. La flexibilité devient donc indispensable, mais elle ne peut pas reposer uniquement sur les foyers.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir TECH VERTE

    Qu’est-ce que le projet E-Car de Stellantis ?

    10/06/2026 | 2 min
    Stellantis tente de reprendre la main sur un segment qu’il avait presque abandonné : celui des petites voitures électriques abordables. Pendant que Citroën, Opel et Peugeot levaient le pied sur l’entrée de gamme, Renault a relancé l’offensive avec sa nouvelle Twingo E-Tech sous les 20 000 euros. Volkswagen prépare aussi son retour, avec l’ID.Polo annoncée sous les 25 000 euros, puis l’ID.EVERY1 sous les 20 000 euros en 2027.

    Face à cette pression, Stellantis officialise son projet E-Car. Le « E » signifie à la fois européen, émotionnel, électrique et écologique. Le modèle doit être produit à Pomigliano d’Arco, près de Naples, dans l’usine où la Fiat Pandina quittera les chaînes en 2028. Chez Citroën, cette future voiture doit combler l’espace entre la très petite Ami et la C3 électrique. Aucun prix officiel n’a été annoncé, mais certaines rumeurs évoquent environ 15 000 euros avant aides, voire un peu moins. Pour comparaison, la C3 électrique démarre aujourd’hui à 19 990 euros, avec 200 kilomètres d’autonomie.

    Ce projet s’inscrit aussi dans un contexte réglementaire très favorable. En décembre 2025, la Commission européenne a créé une catégorie M1e, réservée aux voitures électriques de moins de 4,2 mètres fabriquées dans l’Union européenne. Chaque modèle vendu compte pour 1,3 véhicule dans le calcul des émissions de CO2 du constructeur. Autrement dit, vendre une petite électrique européenne permet de compenser une partie des émissions des modèles thermiques. Pour les industriels, l’enjeu est considérable : sans ce mécanisme, les constructeurs européens risquaient jusqu’à 15 milliards d’euros d’amendes sur plusieurs années.

    Le choix de Pomigliano n’est donc pas seulement industriel. Il est aussi stratégique, puisque seuls les sites situés dans l’Union donnent droit à cet avantage. L’usine italienne en avait besoin. En 2025, sa production a chuté de 21,9 %, avec 131 180 véhicules assemblés et un recours massif aux aides sociales. Avec l’E-Car, Stellantis redonne donc une perspective à un site fragilisé. La future plateforme STLA Small doit accueillir ces modèles compacts, mais le groupe reste discret sur les technologies employées.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Más podcasts de Tecnología
Acerca de Choses à Savoir TECH VERTE
Tout ce qu'il faut savoir dans le domaine de la Green Tech. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Sitio web del podcast

Escucha Choses à Savoir TECH VERTE, Waveform: The MKBHD Podcast y muchos más podcasts de todo el mundo con la aplicación de radio.net

Descarga la app gratuita: radio.net

  • Añadir radios y podcasts a favoritos
  • Transmisión por Wi-Fi y Bluetooth
  • Carplay & Android Auto compatible
  • Muchas otras funciones de la app
Choses à Savoir TECH VERTE: Podcasts del grupo
  • Podcast Choses à Savoir HISTOIRE
    Choses à Savoir HISTOIRE
    Cultura y sociedad, Historia