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Choses à Savoir TECH

Choses à Savoir
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    Pub dans ChatGPT, que cache OpenAI avec cette décision ?

    25/08/2026 | 2 min
    Depuis le 24 août 2026, la publicité arrive dans ChatGPT dans 31 pays européens, dont la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas et la Suède. Il s’agit de la plus vaste extension du programme publicitaire lancé six mois plus tôt aux États-Unis, puis progressivement déployé dans plusieurs autres pays. Les annonces concernent uniquement les utilisateurs des offres Free et Go. Les abonnements Plus, Pro, Business, Enterprise et Edu restent sans publicité.

    OpenAI insiste sur un point : les annonces sont séparées des réponses produites par ChatGPT et clairement identifiées comme sponsorisées. Les annonceurs ne peuvent donc pas payer pour qu’un produit soit davantage recommandé dans une réponse, et ils n’ont pas accès aux conversations des utilisateurs. La particularité du dispositif tient néanmoins au fonctionnement même d’un chatbot. Une conversation peut révéler beaucoup plus précisément l’intention d’un utilisateur qu’une simple requête dans un moteur de recherche. OpenAI peut donc utiliser le contexte de la discussion en cours, ainsi que des éléments comme la langue ou la zone géographique, pour choisir une annonce pertinente.

    En Europe, la personnalisation restera toutefois plus limitée au lancement. Contrairement à certains autres marchés, OpenAI n’utilisera pas l’historique des conversations, les informations mémorisées sur l’utilisateur ou ses interactions publicitaires passées pour sélectionner les annonces. L’entreprise ne précise pas si cette restriction évoluera plus tard. Ce choix intervient dans un cadre européen fortement réglementé par le RGPD, notamment concernant le profilage publicitaire. Les utilisateurs qui refusent toute publicité auront plusieurs options. Ils pourront souscrire une offre payante, ou conserver un accès gratuit sans publicité en acceptant des limites d’utilisation plus basses et un accès réduit à certaines fonctions, comme la génération d’images.

    OpenAI prévoit également plusieurs exclusions : pas de publicité pour les comptes identifiés comme appartenant à des mineurs, ni à proximité de conversations sensibles liées notamment à la santé physique, mentale ou à la politique. Les conversations temporaires sont également exclues. Depuis février, OpenAI a aussi étoffé son offre pour les annonceurs : facturation à l’affichage, puis au clic, mesure des conversions après achat ou inscription, pixel de suivi, API et gestionnaire de campagnes. Le français Criteo est devenu en mars le premier partenaire technologique publicitaire officiellement intégré au programme. ChatGPT devient donc aussi un support publicitaire, tout en essayant de maintenir une frontière visible entre conseil généré par l’IA et message commercial.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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    AliExpress trace ses clients à leur insu ?

    24/08/2026 | 2 min
    Tout est parti d’un casque Bluetooth qui se comportait étrangement. Le 20 août 2026, un internaute utilisant le pseudonyme mc-tech raconte que sa musique se coupe systématiquement lorsqu’il ouvre AliExpress dans son navigateur. Pourtant, aucune vidéo ne tourne et aucun son n’est audible. Son casque utilise le Bluetooth multipoint : il peut rester connecté simultanément au téléphone et au PC, et basculer d’une source à l’autre lorsqu’un son est détecté. En examinant le fonctionnement de la page, mc-tech affirme avoir repéré deux scripts d’Alibaba maintenant un traitement audio actif en arrière-plan. Selon son analyse, AliExpress utiliserait l’API WebAudio, une fonction intégrée aux navigateurs permettant de créer et manipuler du son avec JavaScript. Les scripts génèrent un signal artificiel en dents de scie grâce à un oscillateur. Ce son traverse ensuite la chaîne de traitement audio de l’ordinateur avant d’être mesuré. Personne ne l’entend puisque son volume est réglé sur zéro. Mais l’objectif potentiel ne serait pas d’écouter ce signal : ce serait d’observer comment chaque machine le transforme.

    D’après Fingerprint.com, ces résultats peuvent légèrement varier selon le processeur, le système d’exploitation, le navigateur ou les pilotes audio, notamment en raison de différences minuscules dans les calculs informatiques. En combinant ces valeurs avec la résolution de l’écran, la carte graphique ou les polices installées, un site pourrait construire une « empreinte numérique » relativement stable permettant de reconnaître un appareil sans utiliser de cookie. C’est ce traitement audio permanent qui aurait déclenché la bascule du casque de mc-tech.

    L’affaire, très commentée sur Hacker News, a attiré l’attention des navigateurs. Brave rappelle qu’il brouille par défaut les résultats fournis par WebAudio afin de compliquer ce type d’identification. Un développeur de Mozilla affirme également que Firefox neutralise déjà largement cette technique. Pour l’instant, ni AliExpress ni Alibaba n’ont répondu publiquement. Les scripts concernés semblent faire partie d’un dispositif présenté comme antifraude, sans que leur objectif exact soit confirmé. En attendant, certains utilisateurs recommandent de bloquer directement collina.js et fireyejs.js avec un outil comme uBlock Origin.
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    Amazon entraine son IA avec le contenu de Twitch ?

    23/08/2026 | 2 min
    Twitch se retrouve au cœur d’une nouvelle polémique sur l’utilisation des contenus pour entraîner l’intelligence artificielle. La plateforme, propriété d’Amazon, vient d’ajouter un réglage permettant aux créateurs de refuser que leurs vidéos, clips, messages de chat ou flux audio servent à améliorer les modèles génératifs du groupe. Le problème, c’est que cette utilisation est autorisée par défaut. Autrement dit, tant qu’un streamer ne désactive pas lui-même l’option, ses contenus peuvent être exploités. Twitch a donc choisi un système d’opposition, plutôt qu’un consentement préalable.

    Mike Minton, directeur produit de la plateforme, a expliqué ce choix le 12 août 2026 lors d’un direct consacré aux nouveautés de Twitch. Selon lui, avec un système où il faudrait demander l’accord avant toute utilisation, « personne ne donnerait son accord ». Il assure toutefois que les utilisateurs gardent la possibilité de refuser. Il a également reconnu ne pas savoir avec certitude si certaines données avaient déjà servi à l’entraînement. Twitch explique que ces contenus pourraient notamment améliorer les systèmes de transcription automatique de la parole vers le texte, par exemple pour perfectionner les sous-titres sur Twitch ou d’autres services vidéo d’Amazon. L’entreprise affirme que ces données ne seront pas revendues à des tiers.

    Pour s’opposer à leur utilisation, les créateurs doivent ouvrir leur tableau de bord, se rendre dans « Sécurité et confidentialité », puis désactiver l’option consacrée à l’entraînement de l’IA générative. Mais plusieurs utilisateurs affirment avoir vu ce réglage se réactiver après l’avoir coupé. Autre limite : l’opposition ne s’applique qu’à sa propre chaîne. Un commentaire publié sur le direct d’un autre streamer peut donc être utilisé si celui-ci n’a pas désactivé l’option.

    Twitch n’est pas un cas isolé. GitHub a déjà adopté une logique comparable pour certaines interactions avec Copilot. En Europe, ce type de traitement peut parfois reposer sur « l’intérêt légitime » prévu par le RGPD, sans consentement explicite. Mais cela reste encadré : l’usage doit être justifié, proportionné et respecter les droits fondamentaux. La facilité avec laquelle l’utilisateur peut s’y opposer fait justement partie des critères examinés.
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    Pourquoi le piratage des institutions françaises est si fréquent ?

    20/08/2026 | 3 min
    Trois nouvelles fuites de données viennent rappeler à quel point les administrations françaises restent exposées aux cyberattaques. L’an dernier, Surfshark classait déjà la France deuxième au monde en nombre total de comptes compromis, et première lorsqu’on rapportait ces chiffres à la population.

    Premier dossier : Santé publique France. Mi août, plusieurs pirates utilisant les pseudonymes « cybernox », « artemis » et « d'ont call me » ont affirmé avoir dérobé les informations de 80 000 personnes. Il s’agirait principalement de données de contact : noms, adresses, numéros de téléphone, e-mails, type de structure et catégorie professionnelle. Aucune donnée médicale ne serait concernée. L’intrusion aurait touché une plateforme hébergée par un prestataire, après la compromission d’un compte utilisateur dont les privilèges auraient ensuite été augmentés. Santé publique France a confirmé l’incident et doit prévenir les personnes concernées.

    Deuxième attaque, cette fois contre la Direction générale des Finances publiques. Elle concerne 678 437 personnes, dont 392 867 particuliers. Les pirates auraient obtenu noms, dates et lieux de naissance, coordonnées, mais aussi identifiants fiscaux, nombre de personnes à charge, parts fiscales, revenu fiscal de référence et taux de prélèvement à la source. L’intrusion remonterait à juin 2026 et aurait reposé sur une usurpation d’identité. L’accès a été coupé pendant l’exfiltration des données. La DGFiP n’a toutefois confirmé l’incident que le 13 août.

    Troisième affaire, toujours autour de la DGFiP : le Serveur Professionnel de Données Cadastrales. Le pirate ZeroBytes affirme avoir récupéré les informations de 2 041 778 personnes, avec cette fois des données liées aux propriétés : identifiant foncier, section et numéro de parcelle ou encore droits associés. Il assure avoir contourné l’authentification multifacteur, rester connecté au serveur et vendre un accès permettant potentiellement d’atteindre les données de 20 millions de personnes. Cette dernière attaque n’est pas encore officiellement confirmée, mais ZeroBytes revendique également la précédente, ce qui rend l’hypothèse crédible. Cette succession d’incidents intervient alors que les systèmes de vérification d’âge et d’identité se multiplient sur Internet, notamment pour accéder aux sites pornographiques. Plus les citoyens doivent confier d’informations sensibles, plus la question de leur sécurisation devient centrale.
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    Apple compense la flambée de la RAM par des écrans moins coûteux ?

    19/08/2026 | 2 min
    La hausse spectaculaire du prix de la mémoire vive commence à se répercuter bien au-delà des seules puces. Apple, déjà contrainte d’augmenter certains tarifs ces derniers mois, chercherait désormais à compenser ces surcoûts en négociant beaucoup plus durement avec d’autres fournisseurs, notamment ceux qui produisent les écrans de ses iPhone.

    Selon le média coréen DealSite, Apple aurait demandé à Samsung Display et LG Display de réduire fortement le prix des dalles OLED destinées à l’iPhone 18. L’écran de l’iPhone 17 Pro Max était facturé l’an dernier entre 110 et 120 dollars. Pour son successeur, le tarif serait tombé autour de 68 dollars, soit une baisse proche de 50 %. Cette pression trouve son origine dans la flambée du prix des mémoires. La demande en HBM et en DRAM pour serveurs explose avec la construction des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. La HBM, ou mémoire à très haute bande passante, est particulièrement recherchée pour alimenter les accélérateurs d’IA. Résultat : les capacités de production sont sous tension, et le prix de la mémoire utilisée dans les smartphones augmente lui aussi.

    Apple ne pouvant pas transférer entièrement cette hausse sur le consommateur, l’entreprise chercherait donc à économiser ailleurs, en particulier sur les écrans et les modules photo. Signe de cette pression : LG Display facturait traditionnellement ses panneaux un à deux dollars plus cher que Samsung Display. Désormais, les deux entreprises proposeraient quasiment les mêmes prix à Apple.

    La situation est d’autant plus délicate que les écrans réclamés deviennent techniquement plus complexes. L’iPhone 18 Pro devrait ainsi adopter le LTPO Plus, une évolution de la technologie LTPO permettant d’améliorer l’efficacité énergétique de l’écran et donc, potentiellement, l’autonomie. Mais sa fabrication est aussi plus coûteuse. Les fournisseurs se retrouvent donc dans une position paradoxale : produire des écrans plus sophistiqués tout en acceptant de les vendre moins cher. Cette évolution illustre un changement plus large dans l’industrie. Pour les fabricants de dalles OLED, la capacité à réduire les coûts devient parfois plus déterminante que l’innovation elle-même, surtout lorsque les améliorations techniques restent difficiles à percevoir pour le consommateur. Dans la chaîne de production de l’iPhone, la bataille se joue donc désormais autant sur quelques dollars économisés que sur les performances affichées.
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