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  • Choses à Savoir TECH

    Mistral AI, équipe désormais les armées françaises ?

    14/1/2026 | 2 min

    Peut-on y voir un véritable tournant pour la défense française ? Ce jeudi 8 janvier 2026, le ministère des Armées et des Anciens combattants a officialisé la notification d’un accord-cadre stratégique avec Mistral AI. Objectif affiché : doter l’ensemble des forces armées françaises d’outils d’intelligence artificielle générative de très haut niveau. Un signal fort, dans un contexte de compétition technologique mondiale où l’IA devient un multiplicateur de puissance militaire.Concrètement, cet accord ouvre l’accès, pour toutes les armées, directions et services du ministère, aux modèles, logiciels et prestations développés par l’entreprise cofondée par Arthur Mensch. Il ne s’agit plus de projets pilotes ou d’expérimentations isolées : l’État assume un déploiement large et structurant. L’IA générative entre ainsi dans le quotidien des forces françaises, qu’il s’agisse d’analyse de données, d’aide à la décision, de planification ou de traitement de l’information opérationnelle. Le périmètre du partenariat dépasse d’ailleurs le strict cadre militaire. Plusieurs établissements publics placés sous la tutelle du ministère sont également concernés : le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives, l’Office national d'études et de recherches aérospatiales, ou encore le Service hydrographique et océanographique de la marine. Autant d’acteurs clés de la recherche stratégique et de l’innovation de défense.La mise en place de cet accord revient à l’Agence ministérielle pour l'intelligence artificielle de défense, créée précisément pour accélérer l’adoption de l’IA dans les armées. Son directeur, Bertrand Rondepierre, résume l’enjeu : intégrer les technologies les plus avancées pour préparer les forces aux conflits de demain. Aux yeux du ministère, Mistral AI s’impose aujourd’hui comme l’un des champions mondiaux de l’IA générative, doté d’une équipe de recherche de tout premier plan. Peu importe, affirme-t-on, ses collaborations industrielles avec des acteurs étrangers comme NVIDIA : le cœur du dispositif reste sous contrôle français. C’est là l’argument central : garantir une maîtrise souveraine des technologies critiques. À travers cet accord-cadre, la France affirme une ligne claire : faire de son excellence en intelligence artificielle un pilier de sa souveraineté militaire. Une manière de réduire les dépendances technologiques, tout en transformant l’IA en levier stratégique durable pour la défense nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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    La justice est-elle hostile à l’usage de l’IA ?

    13/1/2026 | 2 min

    C’est une décision peu banale rendue par le tribunal administratif de Grenoble, qui éclaire d’un jour très concret les limites de l’intelligence artificielle face au droit. Le 3 décembre 2025, les juges ont rejeté le recours d’un habitant de Saint-Cergues, sanctionné pour dépôt sauvage d’un carton. Particularité de l’affaire : la requête avait été rédigée à l’aide d’un outil d’IA générative. Un choix qui n’a manifestement pas convaincu la juridiction.Retour en arrière. En mai 2025, cet habitant se rend aux conteneurs de tri de sa commune. Les bennes sont pleines. Faute de mieux, il pose son carton à côté. La mairie y voit un dépôt sauvage et lui inflige une amende de 500 euros. Plutôt que de consulter un avocat ou une association d’aide juridique, l’homme décide de contester la sanction avec un texte généré par intelligence artificielle. Mauvaise pioche. Les magistrats estiment que le document manque de clarté, empile des références jurisprudentielles « fantaisistes » et répète le même argument juridique sous plusieurs formulations. Verdict sans appel : l’outil utilisé est jugé « totalement inadapté » à cet usage.Que des juges mentionnent explicitement l’emploi d’une IA dans leur décision est rare. Mais le signal est clair. De plus en plus de citoyens tentent de s’appuyer sur ces outils pour rédiger des recours administratifs, souvent au prix d’erreurs grossières. Le message implicite du tribunal : on ne devient pas juriste à coups de prompts. À ces faiblesses de fond s’ajoutent des fautes de procédure. Le requérant demandait l’annulation d’une décision… sans joindre ladite décision à son dossier. Une lacune rédhibitoire. Le tribunal lui a pourtant laissé une chance, via une demande de régularisation envoyée en octobre par le téléservice Télérecours Citoyens. Aucune réponse dans les délais. Les juges ont finalement considéré qu’il contestait l’avis de paiement reçu en juin. Sur le fond, les arguments ne tiennent pas davantage. L’homme invoquait un vice de procédure, affirmant ne pas avoir eu le temps de se défendre. Problème : il avait refusé de retirer le courrier recommandé qui l’en informait. Quant à l’excuse des conteneurs saturés, elle n’a pas suffi à convaincre. Conclusion : l’amende de 500 euros est confirmée. Une affaire qui rappelle que, face au droit, l’IA peut aider à comprendre… mais pas remplacer une vraie défense. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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    La Nasa abandonne ses échantillons de Mars à la Chine ?

    12/1/2026 | 2 min

    C’était l’un des paris scientifiques les plus ambitieux de l’exploration martienne. Avec le rover Perseverance, la NASA voulait accomplir une première historique : rapporter sur Terre des échantillons de sol martien pour les analyser avec les outils les plus sophistiqués dont disposent nos laboratoires. Objectif ultime : trancher, enfin, la question d’une vie passée sur Mars. Mais aujourd’hui, ce rêve se heurte brutalement à une réalité bien terrestre : celle des budgets.Le programme Mars Sample Return, censé récupérer les 35 tubes soigneusement collectés par Perseverance, est au bord de l’abandon. Le budget voté par la Chambre des représentants américaine, pourtant plus généreux que celui initialement envisagé par l’administration Trump, ne prévoit que 650 millions de dollars pour MSR. Une somme dérisoire face aux quelque 11 milliards estimés pour mener la mission à son terme. Le texte doit encore passer devant le Sénat, mais le signal est clair : l’argent ne suivra pas.Il faut dire que MSR est un casse-tête technologique. Un atterrisseur sur Mars, une fusée capable de décoller depuis la planète rouge — une première —, un rendez-vous orbital, puis une capsule de retour vers la Terre. Une chaîne d’opérations complexe, longue, coûteuse. L’administration Trump avait déjà qualifié le projet « d’inabordable ». L’Agence spatiale européenne, ESA, partenaire du programme, a reconnu ne pas pouvoir poursuivre seule. Dans les coulisses, le changement de cap est radical. Washington pousse désormais la NASA à se tourner vers des solutions commerciales, en sollicitant des acteurs privés comme SpaceX ou Blue Origin, dans l’espoir de réduire les coûts. Problème : sans financement massif supplémentaire, aucun industriel n’est prêt à relever le défi aujourd’hui. Résultat : les échantillons pourraient rester sur Mars pendant des décennies.Pendant ce temps, la Chine avance ses pions. Sa mission Tianwen-3, prévue pour la fin de la décennie, devient mécaniquement favorite pour réussir le premier retour d’échantillons martiens. Une stratégie plus simple, plus directe, déjà éprouvée sur la Lune. Si Pékin y parvient avant 2030, le coup sera rude pour les États-Unis : scientifique, symbolique et diplomatique. L’exploration spatiale redevient un terrain de rivalités, où l’audace ne suffit plus sans les moyens de la financer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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    Vos conversations avec l’IA revendues en secret ?

    11/1/2026 | 3 min

    Pendant longtemps, Internet a entretenu l’idée rassurante d’une séparation nette entre la vie publique et la sphère privée. On écrit, on cherche, on questionne, persuadé que ces échanges restent confinés à l’écran. Les assistants conversationnels ont renforcé ce sentiment, avec leur ton calme, presque empathique, et la promesse implicite de confidentialité. Mais cette frontière supposée se fissure dès qu’on regarde ce qui se cache derrière certaines extensions installées en toute confiance.Depuis des mois, des millions d’utilisateurs dialoguent avec des IA comme OpenAI via ChatGPT ou Anthropic avec Claude, livrant parfois des fragments très intimes de leur existence : soucis de santé, dilemmes personnels, informations professionnelles sensibles. En face, une machine disponible en permanence, qui ne juge pas et semble tenir sa langue. Sauf que cette confiance repose souvent sur une illusion. Derrière l’interface, chaque mot peut être aspiré, analysé… voire revendu. C’est là qu’intervient Urban VPN Proxy. Présentée comme un outil gratuit de protection, cette extension a séduit plus de six millions d’utilisateurs. Une enquête du média Koi a pourtant mis en lumière un tout autre fonctionnement. L’extension injecte des scripts invisibles dans les pages des principaux services d’IA — ChatGPT, Claude, Gemini, Perplexity ou Grok — afin d’intercepter les requêtes, les réponses, les horaires de connexion et diverses métadonnées. Ces données sont ensuite compressées, envoyées vers les serveurs d’Urban VPN, puis transmises à des partenaires tiers.Le plus troublant, c’est l’absence totale de contrôle. La collecte démarre dès l’installation, continue même lorsque le VPN est désactivé et ne peut pas être interrompue par l’utilisateur. Selon Forbes, cette fonctionnalité aurait été ajoutée en juillet 2025 via une mise à jour silencieuse. Officiellement, l’éditeur, Urban Cyber Security Inc., affirme agir pour la « protection de l’utilisateur ». Mais sa politique de confidentialité indique clairement que les données sont partagées avec BiScience, une société spécialisée dans l’analyse comportementale. Autre élément dérangeant : l’extension bénéficie d’un badge « Featured » sur le Chrome Web Store de Google. Ce label suggère une validation manuelle et une conformité aux bonnes pratiques. Pourtant, l’outil intercepte aussi des données issues de Gemini, le chatbot maison de Google. Pour Futurism, cette situation interroge sérieusement la rigueur des processus de validation et la responsabilité des grandes plateformes. Au final, le constat est brutal. On installe un VPN pour se protéger, et l’on se retrouve surveillé. On parle à une IA comme à un confident, et l’on alimente une économie discrète de la donnée. Derrière le discours rassurant de la sécurité numérique, la logique reste la même : celle d’une surveillance bien huilée, souvent invisible, et rarement consentie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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    Starlink panique pour la sécurité de ses satellites ?

    08/1/2026 | 3 min

    Starlink s’apprête à faire descendre une partie significative de sa constellation. Environ 4 400 satellites vont voir leur altitude abaissée, une décision présentée comme une mesure de sécurité. L’annonce a été faite par Michael Nicolls, vice-président de l’ingénierie chez Starlink, dans un message publié sur X. Derrière ce choix technique se cache une réalité souvent méconnue : en orbite basse, l’environnement n’est jamais figé. Le Soleil, lui aussi, influence les règles du jeu.Concrètement, l’opérateur prévoit de faire passer ses satellites d’environ 550 kilomètres d’altitude à 480 kilomètres, à partir de 2026. L’objectif affiché est double : réduire le risque de collision en se positionnant dans une zone jugée moins encombrée, et surtout accélérer la désorbitation des satellites en cas de panne. En toile de fond, l’arrivée du minimum solaire, une phase du cycle du Soleil marquée par une baisse d’activité. Résultat : l’atmosphère terrestre se contracte légèrement, ce qui diminue les frottements et rallonge la durée de vie des objets en orbite basse. À 550 kilomètres, un satellite hors service peut ainsi rester en orbite pendant plus de quatre ans avant de retomber naturellement. Trop longtemps, estime Starlink. Selon Michael Nicolls, descendre à 480 kilomètres permettrait de réduire de plus de 80 % le temps de décroissance balistique, le faisant passer de plusieurs années à seulement quelques mois durant le minimum solaire. Autrement dit, un satellite « mort » disparaîtrait bien plus vite, limitant son statut de débris incontrôlable.Sur le papier, la manœuvre peut sembler contre-intuitive. Abaisser l’altitude de milliers de satellites donne l’impression de concentrer encore davantage la circulation spatiale. Mais Starlink ne raisonne pas en densité locale : l’entreprise parle de couloir orbital. En dessous de 500 kilomètres, il y aurait moins d’objets en circulation et moins de projets concurrents. Il ne s’agit donc pas de fluidifier une zone saturée, mais de déplacer la constellation vers un étage jugé plus « calme ». Le véritable enjeu, toutefois, n’est pas la manœuvre, mais la panne. Tant qu’un satellite fonctionne, il peut corriger sa trajectoire et éviter les collisions. Lorsqu’il cesse de répondre, il devient un projectile passif livré aux lois de la gravité. Plus il reste longtemps en orbite, plus le risque d’accident augmente.Ce choix a aussi une dimension politique. À mesure que les méga-constellations se multiplient, la question des débris spatiaux revient avec insistance dans les débats réglementaires. En abaissant l’altitude de ses satellites, SpaceX se dote d’un argument simple : en cas de problème, ses engins quittent l’orbite plus vite. Reste une interrogation de fond : si 480 kilomètres devient demain l’étage privilégié de l’industrie, l’embouteillage ne fera que changer de niveau. Une chose est sûre : en orbite basse, la marge d’erreur se réduit à vue d’œil, et même les plans dits « de sécurité » ressemblent de plus en plus à des stratégies de survie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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