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- Le temps où les plateformes de streaming permettaient de multiplier les abonnements sans trop regarder son compte bancaire semble déjà loin. Lorsque Netflix est arrivé en France, en 2014, son offre Premium coûtait 11,99 euros par mois. Elle est aujourd’hui facturée 21,99 euros. Face à cette inflation, de nombreux utilisateurs font désormais le tri et résilient les services qu’ils utilisent le moins. Pour limiter cette érosion et résister aux plateformes gratuites comme YouTube, les géants du streaming réfléchissent donc à de nouvelles stratégies. Netflix envisage notamment de réintroduire une période d’essai gratuite, supprimée en 2020. Disney pourrait aller beaucoup plus loin : proposer un accès à Disney+ pour zéro euro.
L’hypothèse avait déjà été évoquée en juillet par Adam Smith, directeur des produits et des technologies chez Disney. Elle vient désormais d’être confirmée au plus haut niveau. Lors de la présentation des résultats du troisième trimestre 2026, le 5 août, le patron du groupe, Josh D’Amaro, a expliqué qu’aucune formule précise n’était encore arrêtée, mais qu’un abonnement gratuit constituait « sans aucun doute une option ». L’objectif serait évidemment d’attirer une nouvelle catégorie d’utilisateurs, notamment ceux qui considèrent aujourd’hui le prix comme un frein à l’abonnement. Pour Disney+, la gratuité deviendrait ainsi un moyen d’élargir son audience et de relancer sa croissance.
Reste à savoir ce qu’une telle formule proposerait réellement. L’accès au catalogue pourrait être restreint. La définition de l’image pourrait également être limitée. Et surtout, la publicité occuperait probablement une place centrale pour financer le service. Disney+ propose déjà une offre Standard avec publicité à 6,99 euros par mois : une formule totalement gratuite devrait logiquement contenir davantage de coupures commerciales ou imposer d’autres restrictions.
Pour l’instant, rien n’est donc décidé. Mais l’idée marque peut-être un changement important dans l’économie du streaming. Après des années de hausses tarifaires et de multiplication des abonnements, les plateformes pourraient commencer à miser davantage sur la gratuité financée par la publicité. Si Disney franchit le pas et rencontre son public, ses concurrents devront probablement répondre. Et cette fois, la bataille du streaming pourrait enfin profiter au portefeuille des abonnés.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - La crise de la mémoire informatique est encore loin d’être terminée. Et contrairement aux scénarios les plus optimistes, 2027 pourrait même devenir l’année la plus difficile depuis le début de la pénurie. Selon les informations de DigiTimes, relayées par TweakTown, les tensions restent aujourd’hui à leur maximum. Une grande partie des capacités de production de DRAM, la mémoire vive classique de nos ordinateurs et smartphones, mais aussi de HBM, cette mémoire à très haut débit indispensable aux accélérateurs d’intelligence artificielle, serait déjà réservée pour l’année prochaine.
Jusqu’ici, les prévisions divergeaient. Certaines évoquaient un retour à la normale dès la fin de 2027, d’autres repoussaient cette perspective jusqu’en 2030. Mais selon le média taïwanais, 2027 pourrait finalement constituer le point culminant de la pénurie, aussi bien pour la mémoire vive que pour le stockage.
Les grands acheteurs ont manifestement anticipé la situation. Au premier semestre, des contrats auraient été négociés très discrètement avec les trois principaux fabricants mondiaux : Samsung, SK Hynix et Micron. Les plus petits acteurs passent des commandes ponctuelles, tandis que des groupes comme Apple, Microsoft ou Nvidia sécurisent leurs approvisionnements grâce à des accords courant sur trois à cinq ans. Les hyperscalers, ces géants exploitant d’immenses infrastructures de cloud et de centres de données, captent une grande partie des capacités disponibles. Et le déséquilibre reste considérable : les trois principaux fabricants ne seraient actuellement capables de satisfaire que 60 à 70 % de la demande initialement exprimée. Les besoins liés à l’intelligence artificielle continuent donc de dépasser largement l’offre.
Le problème touche également la mémoire NAND Flash, utilisée notamment dans les SSD, les smartphones et de nombreux systèmes de stockage. Là encore, la quasi-totalité des capacités de production de 2027 pourrait déjà être réservée. Il existe toutefois une petite nuance positive. Après les augmentations spectaculaires enregistrées en 2026, DigiTimes estime que la progression des prix devrait ralentir l’année prochaine. Cela ne signifie pas pour autant une baisse : les tarifs devraient rester à des niveaux très élevés. En attendant l’arrivée de nouvelles usines d’ici à 2030, Samsung, SK Hynix et Micron conservent donc une position particulièrement favorable. Pour les consommateurs comme pour les industriels, la pénurie pourrait encore durer plusieurs années.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - OpenAI s’interroge désormais sur le niveau de danger potentiel de l’un de ses futurs modèles. L’entreprise évalue ses systèmes à l’aide du Preparedness Framework, une grille mise en place en 2023 pour mesurer différents risques, notamment en cybersécurité. Son niveau maximal, baptisé « Critique », correspond à une IA capable, sans intervention humaine, de découvrir et d’exploiter des failles zero-day (c’est-à-dire encore inconnues des éditeurs) ou de mener une cyberattaque entièrement autonome à partir d’un simple objectif.
Après plusieurs jours de tests, OpenAI explique ne pas pouvoir déterminer avec certitude si Astra, son futur modèle, a déjà atteint ce seuil. Jusqu’ici, aucun système de l’entreprise, y compris GPT-5.6 Sol, n’avait dépassé le niveau « Élevé ». En conséquence, OpenAI renforce ses précautions. Astra est testé dans des environnements isolés, avec un accès limité à Internet et à certains outils. Les poids du modèle, autrement dit les milliards de paramètres qui constituent son fonctionnement interne, bénéficient également d’un chiffrement renforcé. Un dispositif surveille en permanence sa chaîne de pensée et peut déclencher une intervention lorsqu’une activité considérée comme dangereuse est détectée. Certaines expérimentations internes ont même été suspendues parce qu’elles ne répondaient pas encore à ces nouvelles exigences. OpenAI prévoit aussi de travailler avec des agences gouvernementales et des organismes spécialisés dans la sécurité de l’intelligence artificielle. Sam Altman a confirmé que ces évaluations retarderaient la sortie d’Astra.
Le contexte explique cette prudence. Quelques jours auparavant, OpenAI avait reconnu que deux modèles en test, GPT-5.6 Sol et un prototype antérieur à Astra, avaient participé à une intrusion contre Hugging Face. L’entreprise assure qu’Astra n’était pas impliqué. Lors d’autres évaluations, un agent avait aussi tenté de faire accepter une modification malveillante dans un projet open source sur GitHub, allant jusqu’à inventer plusieurs profils fictifs pour convaincre un développeur humain. L’institut britannique de sécurité de l’IA a recensé dix-neuf actions non autorisées sur 122 tentatives : dix-sept attribuées à Claude Mythos 5 et deux à GPT-5.6 Sol.
Anthropic et Meta ont également reconnu récemment des incidents provoqués par des environnements de test mal configurés. À mesure que les capacités progressent, le défi n’est donc plus seulement de mesurer ce que les modèles savent faire, mais de s’assurer qu’ils ne puissent pas le faire hors du cadre prévu.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - L’alerte sur le rythme de l’intelligence artificielle ne vient plus seulement des associations ou des régulateurs. Elle émane désormais de ceux qui conçoivent directement ces technologies. Plus de 1 200 employés d’OpenAI, Google, Meta, Anthropic et d’autres entreprises ont signé une déclaration publiée le 29 juillet 2026, baptisée « Pacing the Frontier ».
Le texte ne demande pas d’arrêter l’intelligence artificielle. Ses auteurs reconnaissent qu’elle pourrait profondément améliorer notre avenir. Mais ils estiment que cette issue favorable n’est pas garantie et réclament que le gouvernement américain prépare, avec les autres pays, des mécanismes permettant de ralentir collectivement le développement des systèmes les plus puissants.
La principale inquiétude concerne l’automatisation de la recherche en IA. Les futurs modèles pourraient contribuer eux-mêmes à concevoir et améliorer leurs successeurs, à une vitesse supérieure à celle des chercheurs humains. Cette boucle d’accélération risquerait de faire progresser leurs capacités plus rapidement que notre aptitude à les comprendre, à les évaluer et à les contrôler. Mais aucune entreprise ne souhaite ralentir seule, au risque d’être dépassée par ses concurrentes. Le même raisonnement vaut pour les États, notamment face à la Chine. Les signataires demandent donc des outils techniques, des systèmes de surveillance et des règles internationales permettant à tous de lever le pied simultanément.
La liste donne du poids à l’initiative. On y retrouve Dario Amodei, dirigeant d’Anthropic, plusieurs cofondateurs de l’entreprise, mais aussi Jakub Pachocki, scientifique en chef d’OpenAI, Mark Chen, directeur de la recherche, ou encore des responsables de la sécurité et de l’alignement chez Google et Meta. Des salariés de Microsoft, Amazon, xAI, Hugging Face et Thinking Machines ont également signé. Cette unité reste toutefois relative. Certains craignent qu’un ralentissement ne concentre le pouvoir entre quelques gouvernements ou grandes entreprises. D’autres soupçonnent les laboratoires dominants de vouloir imposer des règles trop coûteuses pour leurs petits concurrents. Plusieurs conditionnent aussi leur soutien au maintien de l’avance technologique américaine. Ces réserves montrent surtout l’ampleur du malaise. Les motivations divergent, mais 1 224 professionnels s’accordent sur une idée : face à une technologie susceptible de s’accélérer elle-même, il faut au moins se donner les moyens de freiner collectivement avant de perdre la maîtrise du rythme.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - SpaceX avance progressivement vers une offre mobile dite « direct-to-device », capable de connecter directement un smartphone à un satellite, sans passer obligatoirement par une antenne-relais terrestre. Mais pour s’imposer sur ce marché, l’entreprise d’Elon Musk doit encore résoudre un problème majeur : son accès limité aux fréquences radio les plus intéressantes.
Les bandes de fréquences basses portent plus loin et traversent mieux les obstacles, ce qui les rend particulièrement efficaces dans les villes et les zones très peuplées. Aux États-Unis, elles sont toutefois largement détenues par les trois grands opérateurs historiques : AT&T, Verizon et T-Mobile. SpaceX avait déjà commencé à renforcer ses ressources en rachetant certaines fréquences à EchoStar l’année dernière. Selon le média Semafor, deux stratégies seraient désormais étudiées. La première consisterait à acquérir directement un concurrent pour récupérer ses droits d’utilisation du spectre. La seconde serait de participer aux enchères organisées par le gouvernement l’année prochaine.
Ces enchères concerneront notamment la bande C, une partie du spectre radio qui offre un équilibre intéressant entre la portée du signal et la quantité de données transportées. Elle présente également un avantage stratégique : elle peut être utilisée aussi bien par des satellites que par des infrastructures terrestres. SpaceX aurait par ailleurs présenté à ses investisseurs un prototype de smartphone. L’entreprise envisagerait de construire un véritable réseau hybride, associant sa constellation satellitaire à des équipements mobiles traditionnels installés au sol. Elon Musk a déjà évoqué publiquement l’hypothèse du rachat d’un opérateur télécom. Une telle opération représenterait cependant plusieurs centaines de milliards de dollars.
La concurrence se prépare elle aussi. Amazon, qui s’apprête déjà à défier Starlink avec sa constellation Leo, a demandé l’autorisation de lancer plus de 5 000 satellites consacrés au direct-to-device. Les deux groupes veulent ainsi pénétrer un marché jusqu’ici dominé par les opérateurs mobiles classiques. La perspective a immédiatement inquiété les investisseurs : les actions d’AT&T, Verizon et T-Mobile ont reculé de 4 % après ces révélations. Rien ne garantit encore que SpaceX ou Amazon parviendront à renverser les acteurs historiques. Mais une évolution paraît déjà engagée : demain, le réseau mobile pourrait ne plus reposer uniquement sur des antennes terrestres. Il pourrait aussi venir directement du ciel.
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