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Choses à Savoir TECH

Choses à Savoir
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    1200 salariés de la tech veulent ralentir les progrès de l’IA ?

    06/08/2026 | 2 min
    L’alerte sur le rythme de l’intelligence artificielle ne vient plus seulement des associations ou des régulateurs. Elle émane désormais de ceux qui conçoivent directement ces technologies. Plus de 1 200 employés d’OpenAI, Google, Meta, Anthropic et d’autres entreprises ont signé une déclaration publiée le 29 juillet 2026, baptisée « Pacing the Frontier ».

    Le texte ne demande pas d’arrêter l’intelligence artificielle. Ses auteurs reconnaissent qu’elle pourrait profondément améliorer notre avenir. Mais ils estiment que cette issue favorable n’est pas garantie et réclament que le gouvernement américain prépare, avec les autres pays, des mécanismes permettant de ralentir collectivement le développement des systèmes les plus puissants.

    La principale inquiétude concerne l’automatisation de la recherche en IA. Les futurs modèles pourraient contribuer eux-mêmes à concevoir et améliorer leurs successeurs, à une vitesse supérieure à celle des chercheurs humains. Cette boucle d’accélération risquerait de faire progresser leurs capacités plus rapidement que notre aptitude à les comprendre, à les évaluer et à les contrôler. Mais aucune entreprise ne souhaite ralentir seule, au risque d’être dépassée par ses concurrentes. Le même raisonnement vaut pour les États, notamment face à la Chine. Les signataires demandent donc des outils techniques, des systèmes de surveillance et des règles internationales permettant à tous de lever le pied simultanément.

    La liste donne du poids à l’initiative. On y retrouve Dario Amodei, dirigeant d’Anthropic, plusieurs cofondateurs de l’entreprise, mais aussi Jakub Pachocki, scientifique en chef d’OpenAI, Mark Chen, directeur de la recherche, ou encore des responsables de la sécurité et de l’alignement chez Google et Meta. Des salariés de Microsoft, Amazon, xAI, Hugging Face et Thinking Machines ont également signé. Cette unité reste toutefois relative. Certains craignent qu’un ralentissement ne concentre le pouvoir entre quelques gouvernements ou grandes entreprises. D’autres soupçonnent les laboratoires dominants de vouloir imposer des règles trop coûteuses pour leurs petits concurrents. Plusieurs conditionnent aussi leur soutien au maintien de l’avance technologique américaine. Ces réserves montrent surtout l’ampleur du malaise. Les motivations divergent, mais 1 224 professionnels s’accordent sur une idée : face à une technologie susceptible de s’accélérer elle-même, il faut au moins se donner les moyens de freiner collectivement avant de perdre la maîtrise du rythme.
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    SpaceX va devenir opérateur télécom ?

    05/08/2026 | 2 min
    SpaceX avance progressivement vers une offre mobile dite « direct-to-device », capable de connecter directement un smartphone à un satellite, sans passer obligatoirement par une antenne-relais terrestre. Mais pour s’imposer sur ce marché, l’entreprise d’Elon Musk doit encore résoudre un problème majeur : son accès limité aux fréquences radio les plus intéressantes.

    Les bandes de fréquences basses portent plus loin et traversent mieux les obstacles, ce qui les rend particulièrement efficaces dans les villes et les zones très peuplées. Aux États-Unis, elles sont toutefois largement détenues par les trois grands opérateurs historiques : AT&T, Verizon et T-Mobile. SpaceX avait déjà commencé à renforcer ses ressources en rachetant certaines fréquences à EchoStar l’année dernière. Selon le média Semafor, deux stratégies seraient désormais étudiées. La première consisterait à acquérir directement un concurrent pour récupérer ses droits d’utilisation du spectre. La seconde serait de participer aux enchères organisées par le gouvernement l’année prochaine.

    Ces enchères concerneront notamment la bande C, une partie du spectre radio qui offre un équilibre intéressant entre la portée du signal et la quantité de données transportées. Elle présente également un avantage stratégique : elle peut être utilisée aussi bien par des satellites que par des infrastructures terrestres. SpaceX aurait par ailleurs présenté à ses investisseurs un prototype de smartphone. L’entreprise envisagerait de construire un véritable réseau hybride, associant sa constellation satellitaire à des équipements mobiles traditionnels installés au sol. Elon Musk a déjà évoqué publiquement l’hypothèse du rachat d’un opérateur télécom. Une telle opération représenterait cependant plusieurs centaines de milliards de dollars.

    La concurrence se prépare elle aussi. Amazon, qui s’apprête déjà à défier Starlink avec sa constellation Leo, a demandé l’autorisation de lancer plus de 5 000 satellites consacrés au direct-to-device. Les deux groupes veulent ainsi pénétrer un marché jusqu’ici dominé par les opérateurs mobiles classiques. La perspective a immédiatement inquiété les investisseurs : les actions d’AT&T, Verizon et T-Mobile ont reculé de 4 % après ces révélations. Rien ne garantit encore que SpaceX ou Amazon parviendront à renverser les acteurs historiques. Mais une évolution paraît déjà engagée : demain, le réseau mobile pourrait ne plus reposer uniquement sur des antennes terrestres. Il pourrait aussi venir directement du ciel.
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    Sept gigafactories pour l’IA installées en Europe ?

    04/08/2026 | 2 min
    L’Union européenne accélère dans la bataille mondiale de l’intelligence artificielle. Le 30 juillet, Bruxelles a lancé un appel à projets pour construire jusqu’à sept gigafactories d’IA, autrement dit d’immenses centres de calcul capables d’entraîner les modèles les plus avancés. L’objectif est de mobiliser plus de 30 milliards d’euros. La France s’est immédiatement portée candidate et promet d’acheter pour 100 millions d’euros de capacité de calcul au futur lauréat français.

    Ces gigafactories regrouperont des milliers de processeurs spécialisés, installés dans des data centers conçus pour limiter leur consommation énergétique. Elles devront être accessibles aux start-up, aux PME, aux chercheurs, aux administrations et aux entreprises en croissance. Elles viendront compléter les dix-neuf usines d’IA déjà soutenues en Europe et pourront être réparties entre plusieurs pays grâce au calcul distribué. Pour Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée de la souveraineté technologique, cette puissance de calcul est devenue une nécessité stratégique.

    Bruxelles prévoit jusqu’à 10 milliards d’euros d’argent public afin d’attirer au moins 20 milliards d’investissements privés. Les aides seront versées en deux étapes. Les quatre premiers projets pourront recevoir jusqu’à 500 millions d’euros chacun. Les trois plus ambitieux pourront atteindre un milliard. En échange, ils devront égaler, puis largement dépasser, la puissance de la meilleure infrastructure européenne. L’autonomie reste toutefois relative. L’Union a signé des lettres d’intention avec AMD, NVIDIA et Qualcomm pour sécuriser l’accès aux puces performantes, tout en souhaitant réserver une partie des commandes aux fabricants européens.

    La France veut s’appuyer sur son électricité largement décarbonée, son écosystème technologique et son cadre juridique. Les 100 millions annoncés doivent couvrir les futurs besoins des administrations, de la recherche et des hôpitaux. Le projet complète le plan « Notre IA », le supercalculateur Jean Zay et les AI Factories pilotées par le GENCI. Les candidatures devront être déposées avant le 12 novembre 2026. EuroHPC évaluera les dossiers. Dix-huit États membres prévoient aussi d’acheter ensemble une partie des capacités disponibles. Les choix sont attendus début 2027. Les sites retenus devront ensuite être opérationnels en dix-huit mois maximum. Une course serrée, mais jugée indispensable pour que l’Europe ne reste pas cliente des puissances étrangères.
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    Les disques durs grand public de 50 To arrive dès 2027 ?

    03/08/2026 | 2 min
    On les croyait condamnés par l’essor des SSD. Pourtant, les disques durs traditionnels connaissent une véritable seconde jeunesse, portée par l’explosion mondiale des besoins de stockage. Dans les ordinateurs personnels, le SSD s’est imposé grâce à sa rapidité et à sa compacité. Mais dans les centres de données, où il faut conserver des volumes gigantesques d’informations à moindre coût, le disque dur reste incontournable.

    Les derniers résultats de Seagate en apportent une nouvelle démonstration. Le fabricant américain annonce une hausse de ses revenus trimestriels d’environ 50 %, ainsi qu’un bénéfice record de 3,184 milliards de dollars en 2026, contre 1,469 milliard un an plus tôt. Cette progression est largement alimentée par l’intelligence artificielle, dont les acteurs investissent massivement pour sécuriser leurs capacités de stockage. Cette forte demande a également fait grimper la rentabilité du groupe. En un an, sa marge brute est passée de 35,2 % à 45,6 %.

    Seagate attribue une partie importante de ces performances à sa technologie HAMR, pour Heat-Assisted Magnetic Recording, ou enregistrement magnétique assisté par la chaleur. Son principe consiste à utiliser une minuscule diode laser pour chauffer très brièvement une zone du plateau magnétique. Cette opération permet d’écrire les données sur des surfaces toujours plus petites et donc d’augmenter fortement la capacité de stockage. Seagate affirme que la fiabilité de cette technologie égale désormais celle du procédé PMR traditionnel.

    En 2023, la première génération de disques Mozaic proposait déjà des capacités de 30 à 32 téraoctets. La génération Mozaic 4, livrée depuis le début de l’année, atteint désormais 44 téraoctets. La prochaine étape sera Mozaic 5. Ces disques réuniront dix plateaux capables de stocker chacun cinq téraoctets, pour une capacité totale de 50 téraoctets. Les premiers exemplaires destinés aux tests de qualification sont attendus à la fin de 2027. Et Seagate voit encore plus loin. Après avoir produit en laboratoire des plateaux de 6,9 téraoctets, l’entreprise vise huit téraoctets par plateau et plus de 80 téraoctets par disque autour de 2031 ou 2032. Au-delà, son objectif est d’atteindre dix téraoctets par plateau, soit des disques durs de 100 téraoctets. Le disque mécanique n’a donc pas dit son dernier mot.
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    Que changent les nouveautés de l’AI Act, en vigueur ce mois d’août ?

    02/08/2026 | 2 min
    Le règlement européen sur l’intelligence artificielle entre dans une nouvelle phase. Depuis ce dimanche 2 août, le Bureau européen de l’IA et les autorités nationales disposent de véritables pouvoirs de contrôle : ils peuvent enquêter, réclamer des documents et sanctionner les entreprises qui ne respectent pas les règles.

    Première obligation : la transparence. Lorsqu’un chatbot intervient sur un site marchand ou dans un service client, il doit signaler qu’il s’agit d’une intelligence artificielle, sauf lorsque cela ne fait aucun doute. Les systèmes qui analysent les émotions ou classent les personnes à partir de données biométriques, comme le visage ou la voix, doivent également prévenir les utilisateurs avant toute analyse. Ces pratiques sont déjà interdites dans le monde du travail depuis 2025. Les contenus générés par une IA sont aussi concernés. Images, textes, sons ou vidéos doivent désormais intégrer un tatouage numérique invisible dans les données du fichier. Ce marqueur doit permettre à des logiciels spécialisés d’identifier leur origine artificielle, même après un partage sur les réseaux sociaux. Un badge visible portant la mention « IA » est également en préparation. Les entreprises qui utilisaient déjà une IA générative avant le 2 août disposent toutefois d’un délai jusqu’au 2 décembre pour adapter leurs contenus sans sanction immédiate.

    Le Bureau européen de l’IA surveillera principalement les grands modèles génératifs et les systèmes intégrés aux plus grandes plateformes. Dans les États membres, les autorités nationales prendront le relais. En France, dix-sept régulateurs sectoriels sont encore en cours d’installation, sous la coordination de la CNIL. Les amendes peuvent atteindre 35 millions d’euros, ou 7 % du chiffre d’affaires mondial, pour les infractions les plus graves, comme la manipulation psychologique ou la notation sociale. Pour les autres manquements, elles peuvent grimper jusqu’à 15 millions d’euros, ou 3 % du chiffre d’affaires. Citoyens et salariés pourront signaler des infractions, notamment grâce à un canal confidentiel. Soixante experts indépendants assisteront également les régulateurs. Les obligations concernant les IA à haut risque, utilisées par exemple pour recruter ou attribuer un crédit, n’arriveront qu’en 2027 ou 2028. Dès le 2 décembre, en revanche, la création d’images dénudées non consenties et de contenus pédopornographiques par IA sera explicitement interdite dans l’Union européenne.
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