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    Aller sur Mars en 56 jours ? C’est possible, mais couteux !

    20/05/2026 | 2 min
    Aujourd’hui, rejoindre Mars relève encore de l’épreuve d’endurance. Avec les technologies actuelles, un voyage classique dure entre sept et neuf mois. Ce délai s’explique par l’utilisation d’une trajectoire dite “économe en énergie”, appelée orbite de transfert de Hohmann. Une solution efficace, mais lente, qui expose les astronautes à de longs mois de radiations et d’apesanteur. Mais une piste inattendue pourrait changer la donne. Le chercheur brésilien Marcelo de Oliveira Souza propose de s’appuyer sur l’orbite de l’astéroïde 2001 CA21 pour tracer des trajectoires beaucoup plus rapides.

    L’idée est originale : il ne s’agit pas d’aller vers cet astéroïde, mais d’utiliser son plan orbital comme une sorte de guide géométrique. En alignant la trajectoire d’un vaisseau sur ce plan, et en restant dans un écart de seulement 5 degrés, certaines fenêtres de tir pourraient permettre des voyages bien plus courts. Les résultats sont impressionnants. Dans un scénario “réaliste”, le trajet aller vers Mars pourrait être réduit à 56 jours, avec un retour en 135 jours. Encore plus spectaculaire, une version dite “extrême” évoque un voyage en seulement 33 jours.

    Pourquoi ces performances seraient-elles possibles en 2031 ? Parce que la position des planètes cette année-là offrirait une configuration idéale, permettant à la fois un départ et un retour rapides tout en respectant cet alignement orbital. Mais la physique impose ses limites. Ces trajectoires, bien que théoriquement possibles, demandent une énergie considérable. Pour le scénario à 56 jours, il faudrait environ 15 fois plus d’énergie qu’une mission classique. Pour celui à 33 jours, on monte à 40 fois plus. Autrement dit, avec nos fusées actuelles à propulsion chimique, c’est hors de portée. Pour franchir ce cap, il faudrait recourir à des technologies plus avancées, comme la propulsion nucléaire thermique, capable de fournir une poussée plus efficace sur de longues distances.
    Cette étude ne promet pas encore un voyage rapide vers Mars. Mais elle démontre une chose essentielle : des trajectoires ultra-rapides existent. Reste désormais à inventer les moteurs capables de les emprunter.
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    Roole Maps, l’alternative crédible à Waze et Google Maps ?

    19/05/2026 | 2 min
    Les applications de navigation évoluent, et la dimension communautaire devient un passage presque obligé. Avec sa dernière mise à jour, Roole Map, développée par Identicar, franchit justement ce cap en intégrant un système de signalement participatif.

    Le principe est simple, et déjà bien connu des utilisateurs de Waze : chaque conducteur peut signaler en temps réel un événement directement depuis son smartphone. L’information est ensuite partagée instantanément avec les autres usagers en navigation. Cinq types d’alertes sont proposés : accidents, contrôles routiers, travaux, obstacles sur la chaussée et embouteillages. Ce fonctionnement repose sur une logique collaborative. Autrement dit, ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui alimentent la carte en données. Chaque automobiliste devient ainsi une sorte de capteur mobile, capable d’enrichir l’information routière au fil de ses trajets.

    Jusqu’ici, cette fonctionnalité manquait à Roole Map, malgré des demandes répétées sur les plateformes de téléchargement. L’application proposait déjà plusieurs outils pratiques : des itinéraires adaptés au type de véhicule, thermique, hybride ou électrique, l’affichage des prix du carburant, le calcul des péages ou encore la localisation des bornes de recharge. Mais sans contribution des utilisateurs, elle restait en retrait face à ses concurrents. Côté déploiement, la nouveauté est déjà disponible sur iOS. Sur Android, elle est encore en phase de test, accessible en version bêta. Ce lancement progressif s’explique notamment par la diversité des appareils Android, qui complique la gestion des mises à jour et la synchronisation des données en temps réel.

    Aujourd’hui, Roole Map revendique environ 220 000 téléchargements et près de 50 000 utilisateurs actifs chaque mois. Un chiffre encore modeste comparé aux géants du secteur. Et c’est là que se joue l’enjeu principal. Car pour qu’un système participatif soit réellement efficace, il doit s’appuyer sur une masse critique d’utilisateurs. Sans cela, les signalements restent trop rares pour être fiables. Roole Map mise donc sur une approche différente : une application sans publicité, centrée sur les trajets du quotidien en France, plutôt qu’un outil universel.
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    Taylor Swift protège sa voix de l’IA avec une marque déposée ?

    18/05/2026 | 2 min
    L’essor fulgurant de l’intelligence artificielle a ouvert la porte à des usages aussi impressionnants qu’inquiétants. Parmi eux, la possibilité d’imiter à la perfection la voix ou l’image de personnalités publiques. Une dérive déjà bien réelle, qui pousse certaines célébrités à reprendre le contrôle. Ces dernières années, plusieurs polémiques ont illustré le phénomène. Des voix clonées, des visages recréés, parfois utilisés sans autorisation, voire détournés à des fins malveillantes. Dans ce contexte, la chanteuse Taylor Swift a décidé d’agir en amont.

    L’artiste américaine vient de franchir une étape stratégique en déposant deux empreintes vocales auprès de l’United States Patent and Trademark Office. Concrètement, il s’agit d’enregistrements spécifiques, ici, des phrases commençant par “Hey, it’s Taylor”, qui deviennent juridiquement protégés comme des marques. Ce type de dépôt permet de revendiquer un usage exclusif dans certains contextes, notamment commerciaux.

    Pour bien comprendre, une “empreinte vocale” est une signature sonore unique, comparable à une empreinte digitale. Elle peut être utilisée pour identifier une personne… ou, dans ce cas précis, pour empêcher son imitation non autorisée. Mais la démarche ne s’arrête pas là. Le dossier inclut également une image de la chanteuse sur scène, signe que la protection s’étend aussi à son apparence visuelle. Une réponse directe à la multiplication des “deepfakes”, ces contenus générés par IA capables de reproduire de manière ultra-réaliste le visage ou la voix d’une personne.

    Taylor Swift n’en est pas à son premier affrontement avec ces technologies. Elle a déjà été ciblée par des images truquées circulant sur les réseaux sociaux, un phénomène qui touche de plus en plus de figures publiques. Elle n’est d’ailleurs pas seule à anticiper ces risques. L’acteur Matthew McConaughey a lui aussi récemment protégé des extraits audio et vidéo le représentant. Derrière ces initiatives, une tendance de fond se dessine : à mesure que l’IA progresse, la notion d’identité numérique devient un enjeu juridique majeur.
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    Kimi K2.6, le modèle IA le plus puissant en codage ?

    17/05/2026 | 2 min
    Dans la course mondiale à l’intelligence artificielle, un acteur chinois s’impose de plus en plus clairement : Moonshot AI. Son nouveau modèle, K2.6, marque une progression rapide et vient bousculer les références du secteur. Trois mois seulement après la version précédente, K2.6 affiche des performances en hausse sur plusieurs tests clés. Sur SWE-Bench Pro, un benchmark qui mesure la capacité d’un modèle à corriger de vrais problèmes sur des projets GitHub, il atteint 58,6 points. Il dépasse ainsi GPT-5.4 et Claude Opus 4.6. Même tendance sur DeepSearchQA et Terminal-Bench, deux tests qui évaluent respectivement la recherche d’information complexe et l’exécution de tâches techniques.

    Pour comprendre cette avancée, il faut regarder sous le capot. K2.6 repose sur une architecture dite “Mixture-of-Experts”. Concrètement, cela signifie que le modèle mobilise seulement une partie de ses capacités à chaque requête, ce qui réduit les coûts de calcul. Sur le papier, il compte 1 000 milliards de paramètres, mais n’en active qu’une fraction à chaque instant. Autre élément clé : la “fenêtre de contexte”. C’est la quantité d’informations que le modèle peut traiter en une seule fois. Ici, elle atteint 256 000 tokens, soit l’équivalent de centaines de pages de texte. De quoi améliorer la compréhension de tâches longues ou complexes.

    Côté performance, Moonshot mise aussi sur la quantification INT4, une technique qui compresse les données numériques pour accélérer les calculs. Résultat : une inférence environ deux fois plus rapide, avec une perte de précision limitée. Mais tout n’est pas encore validé. La majorité des résultats provient des tests internes du laboratoire, et aucune reproduction indépendante complète n’a été publiée à ce stade. De plus, si les poids du modèle sont accessibles, les données d’entraînement et les méthodes utilisées restent confidentielles, ce qui limite la transparence.

    Enfin, l’accès à ce type de modèle reste coûteux. Même en version optimisée, il nécessite plusieurs cartes graphiques haut de gamme et une infrastructure pouvant atteindre plusieurs milliers de dollars par mois. En résumé, K2.6 illustre une tendance forte : les modèles ouverts chinois se rapprochent désormais des meilleurs systèmes propriétaires. Mais la bataille de la transparence et de la reproductibilité, elle, est loin d’être tranchée.
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    IA : une maladie imaginaire citée par des chercheurs ?

    14/05/2026 | 2 min
    L’intelligence artificielle impressionne par ses capacités, mais elle reste faillible. Et parfois, ses erreurs ne s’arrêtent pas à la machine. Une expérience menée en 2024 par des chercheurs de l’Université de Göteborg en apporte une illustration troublante.

    Les scientifiques ont inventé de toutes pièces une maladie fictive : la « bixonimania ». Selon leur description, il s’agirait d’un trouble cutané lié à une exposition prolongée aux écrans et à un frottement excessif des yeux. Un scénario volontairement absurde, conçu pour tester la capacité des intelligences artificielles à distinguer le vrai du faux. Pour cela, deux fausses études ont été publiées sur une plateforme de prépublication, un type de site où les chercheurs partagent leurs travaux avant validation par des pairs. L’objectif : observer si les grands modèles d’IA reprendraient cette information. Et la réponse a été rapide. En quelques semaines, des outils comme ChatGPT ou Gemini ont commencé à citer la bixonimania comme une pathologie réelle.

    Jusque-là, rien de totalement surprenant. Ces systèmes fonctionnent en analysant d’immenses volumes de données et peuvent relayer des contenus erronés s’ils ne sont pas correctement filtrés. Mais l’expérience ne s’est pas arrêtée là. Le véritable problème est apparu ensuite : des chercheurs humains ont à leur tour repris cette fausse information dans des publications scientifiques, pourtant soumises à évaluation par des pairs. Autrement dit, une erreur volontairement introduite pour tester l’IA a fini par contaminer la production scientifique elle-même.

    Plus étonnant encore, le document d’origine comportait des indices évidents de supercherie. Il faisait référence à des éléments de culture populaire comme Les Simpsons, Le Seigneur des Anneaux ou Star Trek. Un ton humoristique, visible même pour un lecteur non spécialiste. Cette expérience met en lumière un phénomène préoccupant : la circulation d’informations erronées entre intelligence artificielle et humains peut créer une boucle de validation trompeuse. L’IA ne fait pas qu’inventer, elle amplifie. Et lorsque ces erreurs sont reprises sans vérification, elles peuvent s’ancrer dans des sources considérées comme fiables.
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