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- « La venue éclair du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye à Bamako avant-hier n’est pas anodine, pointe Maliweb. C’est la première visite d’un chef d’État de la Cédéao au Mali depuis 2022. Contrairement aux spéculations, cette visite n’avait pas pour objectif de ramener le Mali, le Burkina et le Niger au sein de la Cedeao. » Non, insiste Maliweb, « le président Faye est venu en tant que chef d’État du Sénégal et non en qualité de président en exercice de l’organisation ouest-africaine. Le message est clair, Dakar privilégie le dialogue direct avec l’AES, l’Alliance des États du Sahel. Au cours d’un tête-à-tête au palais de Koulouba, suivi d’une séance de travail élargie aux deux délégations, les deux dirigeants ont abordé des sujets concrets. Au menu, précise le site malien : la sécurisation du corridor Dakar-Bamako, la coopération énergétique et les défis sécuritaires communs au Sahel. L’ambition affichée par les deux capitales est de poser les bases d’une coopération pragmatique entre la Cédéao et l’AES, afin d’éviter une rupture totale entre voisins. »
Solidarité…
« Bassirou Diomaye Faye était-il en mission pour la Cédéao ou le Sénégal ? », s’interroge Jeune Afrique. Réponse de l’analyste politique sénégalais Abdoulaye Kanté : « Les deux… La présidence de Bassirou Diomaye Faye à la Cedeao est placée sous le signe de la sécurité régionale, précise-t-il. Sa diplomatie repose sur la solidarité africaine et la recherche de solutions régionales face à une menace commune, car la dégradation de la situation sécuritaire au Mali finit par affecter l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. »
Sécurité et commerce…
« En effet, détaille Jeune Afrique, les enjeux sont multiples pour Dakar. » Enjeu sécuritaire d’abord : « le GSIM, le Groupement de soutien à l’islam et aux musulmans, monte en puissance dans la région de Kayes, multipliant les attaques non loin de la frontière sénégalaise. et l’établissement régulier de blocus par les jihadistes. Ces derniers attaquent des véhicules de transport et de marchandises pour perturber les échanges commerciaux du corridor Dakar-Bamako, d’où provient une partie du carburant entrant au Mali. Si ces assauts mettent à mal l’économie malienne, dont 70 % des importations transitent par le port de Dakar, il en va de même pour le Sénégal qui perd un client stratégique. »
Et puis, enjeu diplomatique, pointe encore Jeune Afrique : « S’il n’est plus question pour la Cédéao de réintégrer les pays de l’AES, la visite du président sénégalais illustre néanmoins une volonté de dégel. Alors que leurs aînés se sont montrés plus fermes face aux juntes, cinq ans après l’arrivée des militaires au pouvoir au Mali, au Burkina Faso puis au Niger, la nouvelle vague de dirigeants de l’organisation sous-régionale semble plus pragmatique. Les sanctions économiques imposées dans un premier temps par la Cedeao, puis les tensions diplomatiques, n’ont fait que creuser la fracture. »
Modus vivendi
Analyse similaire pour Aujourd’hui à Ouagadougou : « La Cédéao sait qu’une coexistence avec les trois pays de l’AES est possible. Et l’AES semble également disposée à ce modus vivendi, pour peu qu’on ne touche pas à ses principes et à ses règles matricielles ! D’où la multiplication des intermédiaires, car si Diomaye Faye, en tant que président de la Cédéao est de fait le médiateur attitré pour parler à l’AES, l’organisation a multiplié les envoyés spéciaux officiels ou tacites, tels le président togolais Faure Gnassingbé ou encore Lansana Kouyaté ex-Premier ministre de Guinée. Booster la coopération bilatérale entre le Sénégal et le Mali : rien que le corridor maritime de Dakar dont le principal client est le Mali suffit à justifier ce réchauffement de l’axe Bamako-Dakar et puis contenir et éradiquer le terrorisme est aussi une autre raison de ce déplacement au Mali. »
Incendies : l’Algérie aussi
Enfin, autre sujet : les incendies ne frappent pas que l’Espagne et la France… Près de 2 000 départs de feu ont été enregistrés en Algérie depuis le début de la vague de chaleur, début juillet, relève Afrik.com. « Six personnes ont péri et plus d’une centaine ont été hospitalisées, alors que les températures approchaient localement les 49 degrés dans plusieurs wilayas du nord. »
À ce jour, tous les feux ont été maîtrisés. « Pour la première fois depuis trois semaines, hier aucun départ de feu n’était signalé sur le territoire algérien. » Il aura fallu 20 jours pour venir à bout des incendies. La raison principale, précise Afrik.com : « la faiblesse des moyens aériens avec seulement deux Canadair et quelques AT-802 pour couvrir l’ensemble du nord du pays. » - « Fini le suspense ! », s’exclame le site de Radio Okapi à Kinshasa : « La loi portant organisation du referendum en RDC a été déclarée hier conforme à la constitution par la Cour constitutionnelle ».
« Derrière cette décision, pointe Le Journal de Kinshasa, se joue un débat qui divise profondément la classe politique congolaise. Pour l’opposition, cette loi pourrait (en effet) ouvrir la voie à une réforme constitutionnelle susceptible de permettre au chef de l’État de prolonger son maintien au pouvoir. Dans le camp présidentiel, cette lecture est catégoriquement rejetée. La réforme, assure-t-on, viserait plutôt à améliorer le fonctionnement des institutions ».
« Au pouvoir depuis 2019 en RDC, rappelle Jeune Afrique, Félix Tshisekedi, 63 ans, arrive au terme de son second mandat fin 2028. La Constitution congolaise stipule actuellement que le nombre et la durée des mandats du président ne peuvent faire l’objet d’aucune révision ». Mais, « lors d’une rare conférence de presse début mai, Félix Tshisekedi avait assuré qu’il n’avait "pas sollicité de troisième mandat" tout en déclarant : "si le peuple souhaite que j’aie un troisième mandat, j’accepterai" ».
L’opposition vent debout
Alors une première étape a été franchie… « Le président Félix Tshisekedi a désormais les coudées franches pour promulguer la loi référendaire, déjà adoptée par l’Assemblée nationale et validée par le Sénat », relève Afrik.com.
Et l’opposition est donc vent debout : « pour elle, promulguer la loi référendaire pourrait ouvrir la voie à une révision de la Constitution qui, à son tour, pourrait permettre à Félix Tshisekedi de remettre son compteur à zéro et de briguer un troisième mandat. Cette éventualité, poursuit Afrik.com, n’est même pas envisageable du point de vue de l’opposition. C’est la raison pour laquelle elle se mobilise depuis plusieurs semaines pour faire échec à toute velléité de révision constitutionnelle. Pour l’instant, le gouvernement congolais n’a rien dit qui puisse justifier la méfiance de l’opposition. Mais Félix Tshisekedi lui-même avait laissé entendre, il y a quelques semaines, qu’il ne cracherait pas sur un troisième mandat si la proposition lui était faite par le peuple ».
L’Église catholique aussi…
Pour sa part, l’Église catholique, très influente en RDC, se prononce également contre tout changement constitutionnel. En effet, précise le site Afrique XXI : « La Cenco, la Conférence épiscopale du Congo, qui rassemble les évêques de toutes les provinces, a publié une sentence sans appel sur les projets de changement de Constitution du président. Les prélats congolais ont assuré avec fermeté qu’"ils ne voyaient ni la nécessité, ni l’urgence, ni l’opportunité de modifier la Constitution". Un désaveu alors que cette modification doit lui permettre de briguer un troisième mandat. En exprimant leur veto, les prélats catholiques ont fait preuve de constance, relève encore Afrique XXI : nul n’a oublié les nombreuses manifestations inspirées par les Églises en 2018 et visant à dissuader le président sortant Joseph Kabila de se représenter au terme de son deuxième mandat, qui, selon la Constitution, devait être le dernier. À l’époque, sous la pression de la rue, mais aussi face à la réprobation internationale et aux menaces de sanctions, Joseph Kabila s’était incliné, non sans regrets ».
Un dialogue ? Quel dialogue ?
En tout cas, le débat sur la Constitution pourrait être abordé lors du dialogue politique qui pourrait voir le jour dans les prochaines semaines… Cela fait beaucoup de conditionnels…
En effet, relève Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC, « Félix Tshisekedi a chargé les confessions religieuses d’organiser un dialogue politique, dont tous les contours restent à définir, notamment sur son caractère réellement inclusif (faut-il rassembler tous les protagonistes de la crise congolaise, dont l’ancien président Kabila ?). (…) Sur les thématiques de ce dialogue, on observe une différence de vues, pointe le site, entre le gouvernement, centré sur la cohésion nationale contre l’agression rwandaise, et l’opposition, vent debout contre le changement de la Constitution. Le chef de l’État aurait la volonté d’aborder "toutes les questions d’intérêt national". Le débat sur la Constitution ne serait donc pas tabou. (…) Reste, remarque enfin Afrikarabia, à éviter les pièges de ce type d’exercice dont les pouvoirs en place se servent pour affaiblir les oppositions en proposant un énième partage du pouvoir ». - « 50 jours, c’est trop ! », s’exclame Le Messager en première page. « Parti du Cameroun le 7 juin dernier en compagnie de son épouse, pour un séjour privé en Europe, Paul Biya a déjà passé 50 jours hors du territoire national, déplore le quotidien de Douala, laissant un pays en panne, un gouvernement impotent et le peuple souverain dans le stress et l’incertitude du lendemain ».
« Durant cette période de 50 jours, précise pour sa part le site Actu Cameroun, l’activité de la présidence de la République s’est limitée à la signature de quelques décrets militaires et à l’envoi de télégrammes officiels. Cette absence prolongée génère une forte attente politique à Yaoundé, rythmée par des rumeurs, de faux décrets circulant sur les réseaux sociaux et des appels de l’opposition à clarifier la situation ».
Vacance du pouvoir ?
En effet, précise Actu Cameroun, « plusieurs figures de l’opposition et intellectuels dénoncent une paralysie ou une gestion dématérialisée de l’État. Le député d’opposition Jean-Michel Nintcheu a officiellement appelé le Conseil constitutionnel à constater la vacance du pouvoir présidentiel. Une position partagée par certains juristes (…). Face aux critiques, les autorités rejettent fermement l’idée d’un vide institutionnel et affirment que le président continue d’étudier les dossiers et de donner des directives ».
Enfin, pointe encore le site camerounais, « bien qu’une rumeur récurrente évoque un délai fatidique de 45 jours d’absence pour acter une destitution, les analystes rappellent que la Constitution camerounaise ne fixe aucune limite de temps concernant les séjours du président à l’étranger ».
À noter ce chiffre donné par Le Journal du Cameroun : « En 43 ans au pouvoir, Paul Biya aurait passé environ 2 600 jours à l’étranger, soit près de 7 ans… ». C’est « le record absolu des séjours privés des chefs d’État africains hors de leurs pays ».
Malaise ?
Alors, où se trouve Paul Biya ? En Suisse… Le président camerounais, 93 ans, y séjourne très souvent, notamment pour des soins médicaux.
Et ce serait encore le cas, d’après Jeune Afrique : « le chef de l’État camerounais a été admis dans une clinique privée suisse, croit savoir le site panafricain, quelques semaines après avoir fait un malaise au palais présidentiel, lors de la réception donnée à l’occasion de la fête nationale, le 20 mai. Une version démentie par la présidence ».
En tout cas, poursuit Jeune Afrique, « ces derniers jours, tout semblait indiquer un retour imminent de Paul Biya à Yaoundé. La présidence avait engagé les préparatifs habituels : dispositif sécuritaire, organisation logistique, coordination des équipes. Plusieurs membres de la délégation se tenaient prêts à quitter la Suisse. Mais le départ a été reporté au dernier moment, relançant les rumeurs sur l’état de santé du chef de l’État, certains évoquant même sa disparition ».
Là encore, démenti formel des autorités : « "Vous pensez que nous serions irresponsables au point de cacher le décès du chef de l’État ?", a balayé Samuel Mvondo Ayolo, contacté par Jeune Afrique. Celui qui fut ambassadeur à Paris assure que Paul Biya est en "très bonne santé", qu’il "n’a jamais été hospitalisé" et qu’il a encore récemment convié ses proches "à déjeuner dans un restaurant d’Évian", en France ».
La question de la succession…
Quoi qu’il en soit, cette absence du chef de l’État interroge… et pose la question de l’après. « Dans un régime où les arbitrages essentiels remontent au sommet, l’absence prolongée du chef peut encourager les ambitions et accélérer les luttes de clans », relève Afrik.com. Et « la question de l’après-Biya ne dépend plus seulement de rumeurs sur sa santé, avec un président de 93 ans absent depuis sept semaines, une vice-présidence constitutionnelle non pourvue, un gouvernement toujours attendu plusieurs mois après le début du nouveau mandat et un parti contraint de démontrer qu’il peut fonctionner sans son chef dans la salle. Que Paul Biya rentre demain ou dans un mois, conclut Afrik.com, la question de l’organisation de sa succession est désormais installée au cœur du débat public camerounais (…). » - « Voilà maintenant trois ans que Mohamed Bazoum et son épouse, Hadiza, ne sont pas sortis à l’air libre, constate Le Monde Afrique. Trois ans qu’ils sont enfermés entre quatre murs à Niamey, la capitale du Niger, sans même une promenade quotidienne comme y ont droit les détenus de droit commun. Depuis qu’il a été renversé par le chef de sa propre garde rapprochée, le général Abdourahamane Tiani, le 26 juillet 2023, l’ex-président nigérien est séquestré dans l’enceinte du palais présidentiel. (…) Sous surveillance permanente de gardes armés, précise le journal, le couple est détenu dans un appartement de son ancienne résidence, composé d’une chambre, d’une salle de bains et d’un petit salon, desservis par un couloir de quelques mètres où faire quelques pas. Il a interdiction d’en sortir. Même aérer leur est impossible : toutes les fenêtres ont été verrouillées. Leurs seules visites sont celles de leur médecin personnel, une à deux fois par semaine. (…) Moins de trois semaines après l’avoir renversé, les putschistes avaient accusé Mohamed Bazoum de "complot d’attentat à la sécurité et à l’autorité de l’État" et de "haute trahison", rappelle Le Monde Afrique. (…) La Cour d’État, une nouvelle juridiction créée par la junte, a levé son immunité présidentielle en juin 2024, ouvrant la voie à son éventuel procès. Mais depuis, rien. Mohamed Bazoum n’a jamais été formellement inculpé et ses avocats, dont un lui a rendu une unique visite en 2024, n’ont jamais eu accès au dossier ».
Récents signaux positifs ?
Alors, au cours de ces trois ans, plusieurs chefs d’État ont tenté d’obtenir la remise en liberté de Mohamed Bazoum : le Français Emmanuel Macron, l’Ivoirien Alassane Ouattara, le Congolais Denis Sassou Nguesso ou encore, l’ancien président béninois Patrice Talon. Le Qatar, le Maroc, l’Algérie ou encore l’Union européenne ont tenté également de jouer les bons offices. Sans résultat…
Depuis ces derniers jours, relève encore Le Monde Afrique, « certains proches de Mohamed Bazoum espèrent sa libération. Ils évoquent ainsi de récents "signaux positifs", telles les visites de son grand frère aux autorités nigériennes le mois dernier. "La junte est totalement imprévisible", estime un ancien collaborateur du président détenu. Tout est possible avec ces gens. D’autant plus que le général Tiani est acculé. Il ne tient le pouvoir qu’à Niamey. Tout le reste du pays part en lambeaux. Libérer Bazoum, affirme-t-il encore, pourrait lui permettre de redorer un peu son blason, tant en interne qu’auprès des étrangers" ».
« L’arbitraire ne doit pas devenir la norme »
Et à l’occasion de ce troisième anniversaire de la détention de Mohamed Bazoum, les tribunes fleurissent dans la presse du continent.
Mamadou Kiari Liman-Tinguiri, ancien ambassadeur du Niger aux États-Unis, s’indigne dans les colonnes de Jeune Afrique : « Au Niger, l’arbitraire ne doit pas devenir la norme, écrit-il, et le président Bazoum doit être libéré. (…) De même qu’Hamadou Adamou Souley, l’ancien ministre de l’Intérieur, le journaliste Moussa Tchangari, infatigable défenseur des droits humains, et toutes les personnes détenues en raison de leurs opinions, de leurs engagements ou de leur proximité réelle ou supposée avec l’ancien régime. Nous ne nous tairons pas tant qu’ils ne seront pas libres ».
« Le choix de l’apaisement » ?
Autre tribune publiée par Ledjely en Guinée : « Libérer Mohamed Bazoum et son épouse ne constituerait pas un aveu de faiblesse, peut-on y lire. Ce serait, au contraire, une démonstration de sagesse politique et une décision de haute portée morale. Rien de ce qui est entrepris dans l’amertume et le bras de fer perpétuel ne résiste à l’épreuve du temps. Faire le choix de l’apaisement en accordant la liberté au couple présidentiel offrirait au Niger l’opportunité de refermer une fracture douloureuse et de renvoyer au monde l’image d’une nation souveraine, sûre de sa force et respectueuse de la dignité humaine ».
« À quand la fin de ce calvaire ? », s’interroge enfin le site Financial Afrik. « Il s’avère indispensable, affirme-t-il, de passer des condamnations de principe à des mesures coercitives. L’Union européenne doit faire plus qu’adopter des résolutions. De même que l’Union africaine, dont on peut déplorer l’apathie, voire le silence assumé. Après des protestations timides dans les jours qui avaient suivi le coup d’État, elle semble plutôt avoir privilégié la voie de la normalisation avec la junte au pouvoir. Ses principes, ses valeurs, ses chartes attendront ». - C’était hier à New York : les six candidats (dont Macky Sall) au poste de secrétaire général de l’ONU étaient auditionnés, lors d’un débat public télévisé. Débat dont la presse sénégalaise se fait écho. SenePlus, notamment, nous explique que l’ancien président sénégalais a choisi « le registre de l’expérience de chef d’État et de médiateur continental ».
« Interrogé sur l’attitude à adopter face à un membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU qui violerait la Charte, Macky Sall a évoqué sa rencontre avec Vladimir Poutine, après le déclenchement de la guerre en Ukraine, rencontre doublée d’un déplacement à Kiev pour illustrer sa capacité à maintenir un contact permanent avec toutes les parties », poursuit SenePlus.
Dakaractu, de son côté, cite une autre des déclarations de Macky Sall : « Si l’ONU devait être un orgue, je crois avoir la capacité de donner une belle partition, au nom des peuples que nous représentons ».
Quant au journal en ligne Senego, il souligne que « l’ancien président sénégalais a promis d’agir rapidement pour restaurer la confiance, renforcer l’efficacité de l’ONU et engager les réformes jugées nécessaires ».
Échec cuisant
On apprend aussi que l’équipe de campagne de Macky Sall chercherait à joindre Donald Trump. C’est ce qu’annonce Dakar Matin. Selon le journal, « l’ancien chef de l’État sénégalais s’active en coulisses pour faire pousser ses chances. Sa team de campagne cherche à tout prix à entrer en contact avec l’administration de Donald Trump ». Mais « sans succès ».
« Le mythe du réseautage huilé de l’ancien président au sein de la Maison Blanche s’effondrerait-il ? » s’interroge Dakar Matin, qui ne donne pas cher des chances de Macky Sall d’accéder au poste de secrétaire général de l’ONU. En effet, souligne Dakar Matin, « Macky Sall qui vit reclus dans sa résidence cossue de Marrakech, n’est pas le favori de Washington, et encore moins un proche de l’administration Trump ».
« L’entreprise de séduction », lancée par l’équipe de Macky Sall, « s’est soldée par un échec cuisant », selon Dakar Matin. Le journal sénégalais assure en effet que, selon ses sources, « il n’y a eu aucun retour à ses nombreuses sollicitations ».
Immense défi
En RDC, les dernières déclarations de l’actuel secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, au sujet des minerais de la République démocratique du Congo, sont particulièrement remarquées et critiquées. C’est à la Une du Journal de Kinshasa : « Les mots d’Antonio Guterres à New York ont résonné avec une intensité particulière à des milliers de kilomètres de là. Le plaidoyer de Guterres relance la colère contre l’inaction internationale. »
« Son message est clair », explique le Journal de Kinshasa, « il faut couper les groupes armés et les réseaux criminels de leurs sources de financement ». Mais en RDC, remarque le journal congolais, « ce nouvel appel soulève une question devenue presque incontournable : combien de fois la communauté internationale dénoncera-t-elle le problème, avant de passer réellement à l’action ? Car depuis des années, Kinshasa alerte sur le pillage de ses ressources minières. Des alertes répétées, des rapports, des condamnations diplomatiques… mais sur le terrain, la violence persiste et les minerais continuent d’alimenter un commerce opaque ».
En quels termes, précisément, le secrétaire général de l’ONU s’était-il exprimé ? « Nous devons, avait-il dit, priver les groupes armés et les réseaux criminels des revenus qui attisent les conflits qui n’ont que trop duré », rappelle le Journal de Kinshasa, qui n’est pas très optimiste, soulignant que « le défi est immense, le commerce des minerais dépassant largement les frontières de la RDC, et impliquant des groupes armés, des réseaux criminels, des négociants, des entreprises et des chaînes internationales d’approvisionnement ».
« Derrière les discours prononcés dans les grandes salles de New York, conclut le Journal de Kinshasa, une question continue de hanter la RDC : « quand ses richesses naturelles cesseront-elles d’être le carburant des conflits pour devenir enfin le moteur de son développement ? »
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Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.
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