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Revue de presse Afrique

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    À la Une: les équipes africaines en seizièmes de finale du Mondial de foot

    29/06/2026
    « L’Afrique signe un premier tour historique », se réjouit Aujourd’hui au Faso. Sur dix sélections engagées, neuf poursuivent l’aventure… « Si l’élargissement du tournoi à 48 équipes a offert davantage d’opportunités, les nations africaines ont surtout su les saisir », poursuit le quotidien.
     
    « Si aucune équipe n’a véritablement survolé son groupe, plusieurs ont démontré qu’elles étaient désormais capables de rivaliser avec les meilleures nations du monde, non plus sur un match isolé mais sur la durée d’une compétition », estime Afrik.com.
    Parmi les qualifiés, la RDC et le Cap-Vert « ont rappelé qu’un match de foot ne se joue pas seulement avec les pieds mais aussi avec le cœur, les poumons, les tripes et un mental en acier trempé », écrit Le Pays.
    Mais les « Africains n’ont pas le droit de se contenter des 16e de finale, affirme Wakat Séra. (…) Aucun complexe ne doit plus habiter des footballeurs africains, eux dont les adversaires en Coupe du monde, sont des coéquipiers de club dans les plus prestigieux championnats européens. (…) L’essentiel n’est plus de participer mais de gagner », poursuit le média burkinabé.
    Bafana Bafana
    Pour l’Afrique du Sud, l’aventure s’est arrêtée aux portes des 8e de finale. Première équipe à ouvrir le bal des 16e de finale hier. Les Sud-Africains ont perdu 1-0 face au Canada. « Le rêve des Bafana Bafana en Coupe du monde s’est achevé de façon déchirante, un but dans le temps additionnel », résume The South African. « Une défaite crève-cœur, poursuit le quotidien (…). Malgré une défense acharnée pendant de longues périodes, ils (les Sud-Africains) se sont montrés peu dangereux en attaque et ont finalement été puni par le but victorieux du Canada ».
    Christophe Gleizes
    Notre confrère Christophe Gleizes aurait dû assister à ce Mondial mais il attend toujours une grâce présidentielle, un an jour pour jours après sa condamnation à 7 ans de prison en Algérie, rappelle Ouest France. Le journaliste sportif est toujours détenu « malgré les efforts de Paris pour le faire libérer ».
    En RDC, pas de célébration scolaire
    Alors que l’épidémie de fièvre Ebola continue de progresser dans la province de l’Ituri, les autorités « ont interdit toute cérémonie, rassemblement ou manifestation dans les établissements scolaires », rapporte 7 sur 7 cd. Les bulletins seront remis aux parents individuellement à partir du 2 juillet selon « un chronogramme de passage, organisé par chaque chef d’établissement, dans le respect des mesures de prévention », précise le média congolais.
    La situation reste « préoccupante dans la zone de santé de Nizi, située au nord de Bunia, précise Radio Okapi (…). Le virus continue de circuler activement au sein de la population. Face à cette évolution, le médecin-chef de zone tire la sonnette d’alarme ». Sur place, il n’y a « ni de centre de traitement Ebola, ni laboratoire capable d’analyser rapidement les prélèvements ». Des infrastructures indispensables pour améliorer la prise en charge des malades et limiter la propagation du virus.
    En Ouganda, des médias assiégés par l'armée
    Dans un article, le Daily Monitor, le journal papier détenu par ce groupe de médias indépendants raconte que « des militaires se sont déployés au siège à Namuwongo et dans ses studios à Kampala » dans la nuit de samedi à dimanche.
    Une intervention sur ordre du général Muhoozi Kainerugaba, le chef des armées ougandaises, qui « est aussi le fils du président Yoweri Museveni », rappelle Jeune Afrique.
    Ce raid a perturbé le fonctionnement de ses chaînes de télévisions, de radios et le site internet du journal papier qui rappelle que cette intervention est « la dernière d’une série de confrontations » entre le groupe médiatique et les autorités et que « le président Museveni a critiqué a plusieurs reprises le Daily Monitor, le qualifiant même de ‘journal hostile et malveillant’ en raison de ses positions critiques ».
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    À la Une: les espoirs des équipes africaines à la Coupe du monde

    26/06/2026
    La Côte d’Ivoire et le Maroc, sont pleins d'espoir, car déjà qualifiés pour le second tour de la Coupe du monde, en attendant, peut-être, que le Sénégal les rejoigne. Dernière victoire en date, celle de la Côte d’Ivoire. Avec en Une de l'Infodrome, cette exclamation : « C’est historique : après quatre participations, la Côte d’Ivoire se qualifie pour la première fois de son histoire pour le deuxième tour de la Coupe du monde. Les Éléphants se sont imposés 2-0 face à Curaçao, ce jeudi, poursuit le journal en ligne ivoirien, ils valident leur billet pour les seizièmes de finale, terminant à la deuxième place, à égalité de points avec l’Allemagne ».
    L’Infodrome est admiratif, et parle « d’un exploit pour cette jeune sélection ivoirienne, dont la moyenne d’âge est d’environ 25 ans ». Une qualification qui fait aussi la joie de Fratmat, le journal commente le succès des Éléphants face à Curaçao : les Ivoiriens « ont fait respecter la hiérarchie face au novice de la compétition. Solides dans le jeu, appliqués dans leurs transitions et efficaces devant les buts, ils ont validé leur qualification avec autorité ».
    « Cette victoire, poursuit Fratmat, vient récompenser la progression des Éléphants dans le tournoi. Battus de justesse par l’Allemagne (2-1) lors de leur entrée en lice, ils avaient ensuite arraché une précieuse victoire face à l’Équateur (1-0) avant de confirmer leur montée en puissance contre Curaçao ».
    Maroc - Pays-Bas
    Le Maroc, déjà qualifié pour le deuxième tour, connait, lui, désormais, son futur adversaire. « Le Maroc affrontera les Pays-Bas en 16e de finale », annonce le site 360. La rencontre aura lieu dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin. Le site marocain d’actualité sportive s’est penché sur les statistiques des dernières rencontres entre les deux équipes. En 1994, 1999 et 2017 : bilan une victoire pour les Lions de l’Atlas en 1999, contre deux défaites. 
    Mince espoir
    Le Sénégal conserve une petite chance de jouer les 16e de finale. Il lui faut pour cela battre l’Irak, ce soir. « Pape Thiaw appelle à la mobilisation avant le match décisif contre l’Irak », titre le Soleil, à Dakar, « le sélectionneur sénégalais affiche sa détermination à décrocher la qualification pour les seizièmes de finale, tout en mettant en garde contre la qualité de l’équipe irakienne ». 
    « C’est une équipe capable de créer beaucoup de problèmes à ses adversaires, notamment dans le secteur offensif », explique le sélectionneur sénégalais, qui se montre plutôt optimiste, malgré la défaite concédée précédemment face à la Norvège : « Cette défaite, dit-il, a été difficile, mais elle renforce notre envie de réagir. Nous sommes déterminés à battre l’Irak pour décrocher notre qualification pour le prochain tour ».
    Pour la Tunisie, il n’y aura pas de deuxième tour. La Tunisie battue 3 buts à 1 par les Pays-Bas, à Kansas City. « Très vite arrivés en tête, 1-0 puis 2-0, les Néerlandais n’ont clairement pas eu à forcer et ont donné l’impression de ne pas se donner à fond », estime Afrikfoot  alors que Kawarji, le journal en ligne tunisien, juge tout de même qu’il y a quelques motifs de satisfaction. Le journal en ligne estime en effet que « les Tunisiens ont livré leur meilleure prestation du tournoi et qu’ils ont affiché un visage bien plus séduisant, que lors de leurs deux premières sorties ».
    De son côté, Afrikfoot se projette déjà dans le futur, avec les 16e de finale qui opposeront les Pays-Bas au Maroc. Afrikfoot souligne quelques failles du côté des Oranje dont (nous dit-on) « la gestion des contres adverses a laissé à désirer, ils ont tout de même concédé 10 tirs ». Mais rien n’est acquis. « Il faudra voir comment se comporteront les Pays-Bas face à un bloc adverse qui évoluera beaucoup plus haut que celui de la Tunisie et lui imposera un pressing plus conséquent », conclut Afrikfoot.
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    À la Une: les belles voitures du fils d'Ali Bongo

    25/06/2026
    C’est une enquête publiée par Le Monde Afrique. « Entre le Luxembourg et Dubaï, les millions cachés de Fabrice Andjoua, fils de l’ancien président gabonais ». Il s’agit d’un volet du projet Openlux sur les fonds étrangers qui convergent vers le Grand Duché du Luxembourg, petit État européen par la taille mais grand par les fortunes qu’il accueille.  
    Le Monde raconte comment Fabrice Andjoua Bongo Ondimba a perpétué une tradition familiale : le goût des voitures de luxe. Pour nourrir cette passion, il a créé au Luxembourg une société immobilière. 
    L’enquête dévoile aussi comment en août 2023, Fabrice Andjoua s’est fait livrer à Libreville par conteneur une Brabus 900 Rocket, une voiture à 400 000 euros construite à seulement 25 exemplaires. Passion pour les voitures, mais aussi pour les maisons et appartements. Fabrice Andjoua nous dit le journal, a aussi énormément investi à Dubaï.  
    Au Luxembourg, il est aujourd'hui sous le coup d’une enquête pour blanchiment et fraude fiscale aggravée.  
    Au Soudan du Sud : des richesses qui ne profitent pas à la population 
    Dans quelques jours, le Soudan du Sud célébrera ses 15 ans d’existence, c’était le 9 juillet 2011. Mais nous dit Afrik.com, les résultats n’y sont pas. « Depuis des années, les signaux d’alarme s’accumulent autour de la gestion des revenus pétroliers. Des revenus censés nourrir un peuple en crise humanitaire sévère mais qui disparaissent dans des circuits liés à une poignée de hauts responsables et leurs intermédiaires ».   
    Selon Afrik.com, la manne pétrolière s’élève pour les 15 dernières années à 70 milliards de dollars. Mais dans le même temps, le PIB par habitant a été divisé par trois. Le Soudan du Sud reste ainsi classé au dernier rang mondial de l’Indice de développement humain. Alors Afrik.com pose la question : pourquoi tant de combats, tant de morts, tant d’espoirs, pour voir une nouvelle élite reproduire les mécanismes de prédation contre lesquels le pays disait s’être libéré ?
    La désinformation et les deepfakes, des tueurs silencieux dans la guerre numérique au Soudan  
    C'est le titre de cet article à découvrir dans le Sudan Tribune à Khartoum. Que ce soit l'armée ou les paramilitaires, nous dit le journal, les deux camps belligérants utilisent la désinformation.
    Le journal nous raconte l'histoire tragique mais loin d'être isolée de Musab al-Sayyid, un habitant du sud de Khartoum. À la lecture d'une publication non vérifiée sur les réseaux sociaux, publication qui annonçait une invasion imminente, des bombardements d'artillerie lourde et la destruction totale de son quartier en quelques heures, Musab a pris peur.
    Il a rassemblé quelques affaires et s’est enfui avec sa mère en direction de l’État d’Al-Jazirah. Durant le voyage, ils seront dépouillés de leur argent, de leurs téléphones et de la trousse de premiers soins de la mère de Musab. Épuisés et sans abri, ils arriveront à destination mais la mère de Musab mourra de son diabète. La rapidité du partage numérique a transformé les médias en ligne en un champ de bataille majeur, conclut le journal. 
    Coupe du monde 2026 : les équipes africaines ne comptent pas pour du beurre
    Une note d’espoir nous vient du Pays au Burkina Faso. L'espoir est permis ! Le journaliste du quotidien s’enthousiasme pour les équipes africaines présentes à la Coupe du monde. Maroc bien entendu, mais aussi Égypte, Ghana, Algérie ou Côte d'Ivoire. Les nations africaines sont passées du statut de distributeurs automatiques de points à celui d’adversaires crédibles avec qui il faut compter, estime Le Pays.   
    Une grammaire irréprochable est-elle nécessaire pour diriger un pays ?   
    Il y a quelques jours, l'ancien vice-président gabonais Pierre Claver Maganga Moussavou a pointé quelques approximations grammaticales chez le président Brice Clotaire Oligui Nguema, une utilisation parfois hasardeuse des déterminants de la langue française. Mais les « le, la, lui » ne bâtissent pas une nation, déplore Emmanuel Thierry Koumba, universitaire de la communication dans GabonReview.   
    Celui qui se présente aussi comme acteur engagé de la vie publique gabonaise estime que ce débat détourne des vrais sujets. « La maîtrise de la langue est une qualité admirable, mais l'histoire n’a jamais établi une équivalence automatique entre éloquence et efficacité », écrit-il. « La grandeur historique n’est pas une compétition de syntaxe. Elle est une capacité à laisser une empreinte durable sur son époque », ajoute-t-il.
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    À la Une: au Soudan, les inquiétudes internationales autour de la ville d'El-Obeid

    24/06/2026
    « Le siège de la ville d'El-Obeid fait craindre de nouveaux massacres », titre La Croix en France. « Ces attaques répétées montrent que l'armée, implantée dans la vallée du Nil et les plaines de l'est, ne parvient pas à tenir au Kordofan autre chose que des garnisons », explique le chercheur Marc Lavergne. 
    Il éclaire aussi sur l'importance d'El-Obeid : un million d'habitants, à mi-chemin entre Khartoum et le Darfour, tant géographiquement que culturellement, dit-il. C'est aussi une grande métropole commerçante sahélienne. Question posée à Marc Lavergne : la chute d'El-Obeid signifie-t-elle ensuite celle de Khartoum, la capitale soudanaise ? Pas nécessairement, estime le chercheur. 
    À lire aussiSoudan: «Les FSR multiplient les frappes sur les infrastructures d'El-Obeid pour terroriser»
     
    Un mot à la une aujourd'hui également : « maîtrisable » ! 
    C'est Jeune Afrique qui le raconte : « maîtrisable » est devenu le mot à la mode en République démocratique du Congo après le match nul que les Léopards avaient imposé au Portugal la semaine dernière. Cristiano Ronaldo ? Maîtrisable ! JA raconte que même la ministre des Affaires étrangères s'est amusée à reprendre l'expression sur ses réseaux sociaux. Sauf que, et ça, la ministre ne le savait apparemment pas, le terme « maîtrisable » vient du surnom de Parole Kamizelo : on l'appelle « le Maîtrisable ». Parole Kamizelo est un cadre du PPRD, le parti de l'ancien président Joseph Kabila, et il est actuellement en prison, condamné à deux ans pour offense au chef de l'État. 
    La RDC, où la presse commente aussi le tout dernier résultat des Léopards, battus 1 à 0 cette nuit par la Colombie. Coup d'arrêt, estime le journal de Kinshasa, mais tout n'est pas fini, même si la route est étroite. « Les Léopards ont quatre jours pour y croire », conclut le journaliste. 
    Le football également à la une au Sénégal. 
    Forcément, les Sénégalais sont en fâcheuse posture après leurs deux défaites, et le site Seneplus y voit un révélateur de notre société actuelle. Le journaliste de Seneplus, qui a assisté aux deux matchs des Lions, a été marqué par une image : lors d'une pause de rafraîchissement, le jeune prodige Ibrahima Mbaye se tenait seul, à plus d'une vingtaine de mètres du groupe, tandis que le reste de l'équipe était regroupé sur la ligne de touche. 
    Partant de cette image, le journaliste se demande si nous serions capables de construire une société fondée sur la compétence plutôt que sur le statut. En clair, ne faut-il pas remettre en cause la suprématie des anciens au détriment des talents et de la fraîcheur ? Les jeunes demeurent souvent confinés à des rôles secondaires, écrit-il, comme si la hiérarchie préexistante devait être respectée même lorsque les réalités du terrain démontrent ses limites. Pour Seneplus, le problème n'est pas seulement sportif, il est culturel. Une logique quasi féodale, selon lui. 
    L'entretien de Moussa Faki Mahamat : ancien président de la Commission de l'Union
    Nettement plus prosaïque, le Point Afrique propose une interview de l'ancien président de la Commission de l'Union africaine. 
    Moussa Faki Mahamat est aujourd'hui envoyé spécial du Pacte pour la prospérité, les peuples et la planète. Dans cet entretien, il estime que les mécanismes actuels de financement du développement pénalisent l'Afrique. 
    Moussa Faki Mahamat déplore les conditions exigées des pays africains lorsqu'ils souhaitent emprunter pour financer leur développement. Il regrette ce qu'il appelle une perception globale du continent africain comme un espace à très haut risque, d'autant que, dit-il, on applique souvent une même grille de lecture à l'ensemble du continent, alors que les situations diffèrent considérablement d'un pays à l'autre. 
    Sans dédouaner les États de leurs responsabilités, Moussa Faki Mahamat appelle donc à réformer l'ensemble de l'architecture financière internationale. 
    En Guinée, la détresse des commerçants du marché de Nzérékoré
    Nzérékoré, la troisième ville de Guinée, la grande ville du Sud : vendredi dernier, le marché a brûlé. Des témoignages recueillis par Le Djely : « J'ai perdu toute mon économie », rapporte Ousmane Bah, l'un des sinistrés, qui dit n'avoir plus que ses yeux pour pleurer. Il demande de l'aide aux autorités et qu'on lui propose un nouvel emplacement. Même appel lancé par Amadou Oury Diallo, un autre commerçant sinistré, qui craint de ne plus réussir à nourrir sa famille.
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    À la Une: le calvaire des Sénégalais dans la Coupe du monde de football

    23/06/2026
    Après le match perdu contre la France la semaine dernière, les Lions de la Téranga se sont cette fois heurtés aux Norvégiens. « Une nuit cauchemardesque », titre le Soleil. 
    Des Lions piégés par leurs erreurs défensives, juge Dakar Actu. « Pour le Sénégal, cette défaite laisse beaucoup de regrets », estime le site, qui trouve que les Sénégalais ont montré de l'envie, surtout en seconde période, mais que leurs erreurs défensives leur ont coûté très cher. Trop d'approximations, pour Dakar Actu. 
    « Le Sénégal voit la qualification s'éloigner », juge Sénéplus. Mais le site Senego veut encore y croire. Il nous explique par quels moyens les Lions de la Teranga peuvent encore espérer se qualifier pour les huitièmes de finale. Car oui, malgré deux défaites et zéro point, c'est encore possible. Les huit meilleurs troisièmes des douze groupes ont une place en huitièmes, mais pour y parvenir, résume Senego, il faudra une victoire, de préférence large, contre l'Irak. Ce sera vendredi soir. 
    Opération assainissement à Kinshasa 
    Des bottes jaunes, une combinaison bleue. Une autre équipe a déferlé sur Kinshasa. Ils sont déjà 600 bâtisseurs de la Nation arrivés dans la capitale congolaise. Au total, ils seront 4 000. Leur mission : « participer au vaste chantier d'assainissement de la ville, sous la supervision du Service national », explique Radio Okapi. Une « task force » composée d'anciens Kulunas, des « bandits urbains ». 
    Le chef de cette task force, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, les dit bien préparés. Il demande à chacun de les juger sur les résultats. 
    Le site Beto.cd souligne toutefois l'ampleur de la tâche qui attend ces bâtisseurs. « Une campagne de 90 jours, même menée par 5 000 hommes, se mesure à un gouffre. Kinshasa produit chaque jour quelque 8 400 tonnes de déchets, dont un quart seulement est collecté », explique le site, qui semble quelque peu circonspect. Il rappelle qu'il y a déjà eu un certain nombre d'opérations de nettoyage par le passé, et conclut ainsi : « L'assainissement de Kinshasa est un test qui mesure la capacité d'un État à transformer un coup d'éclat en politique publique. Dans 90 jours, les caniveaux seront curés ou rebouchés. La vraie question est de savoir ce qu'il en restera au 91e jour ».
    Où sont passés les 1 000 milliards de la société des eaux du Gabon ? 
    C'est Gabon Review à Libreville qui pose la question. Le site a voulu savoir à quoi correspond cette somme mise en avant par les autorités. Gabon Review promet donc une « explication en français facile ». 
    Depuis août 2023, c'est-à-dire depuis la chute d'Ali Bongo et l'arrivée du nouveau pouvoir, 1 000 milliards de francs CFA auraient été investis dans la Société d'eau et d'énergie du Gabon. 
    Mais le compte n'y est pas, nous dit Gabon Review, qui a pu consulter un document officiel recensant 15 projets pour une somme de 509 milliards de FCFA, à peine plus de la moitié des 1 000 milliards. « Ce n'est pas un petit écart, c'est un trou énorme. Et pour l'instant, personne n'a expliqué ce que cache cette différence », dit le site, qui explique qu'en plus, le document met en avant des chantiers lancés avant août 2023. 
    Gabon Review demande donc des explications. « Avec l'argent public, un chiffre qu'on ne peut pas vérifier, c'est justement ce qui entretient le doute », conclut le journaliste. 
    Maroc : dans le Rif, la légalisation du cannabis profite encore peu aux producteurs locaux
    Au Maroc, cinq ans après la légalisation du cannabis à usage médical et industriel, Le Monde Afrique nous conduit dans le grenier à haschich de l'Europe avec un reportage dans les montagnes du Rif.
    Cette légalisation devait transformer une économie longtemps informelle en filière encadrée et porteuse de développement, mais les effets restent contrastés, écrit la correspondante du Monde, qui s'est rendue dans la région. Les producteurs se sont organisés en coopératives, mais plusieurs acteurs pointent un accompagnement insuffisant de l'État : absence d'aides, de système d'assurance et de soutien technique. « Il faut une vraie étude de terrain, pas une gestion depuis Rabat », ce sont les mots d'un responsable de l'une des coopératives.
Acerca de Revue de presse Afrique
Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.
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