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L'Épopée des musiques noires

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  • L’aura de Prince résistera-t-elle à l’érosion du temps ?

    18/04/2026
    10 ans après sa disparition, le guitariste, chanteur, producteur, acteur, afro-américain, Prince Rogers Nelson, fascine toujours. Combien de temps encore ce trublion du funk, de la soul-music, du jazz, réussira-t-il à susciter l’engouement au-delà de la mort ? Les générations futures garderont-elles en mémoire ses œuvres, ses frasques, son génie créatif ? Ses contemporains peuvent témoigner mais est-ce suffisant pour entretenir la flamme ?
    À partir des années 80, Prince a régné sur toute la planète pop à coups de ritournelles minutieusement ciselées et toujours virtuoses. Certains airs sont devenus des tubes mais sont-ils intemporels ? « Purple Rain », par exemple, semble défier les effets dévastateurs d’une époque révolue mais que dire de l’ensemble du répertoire ? Les proches de l’artiste continuent, contre vents et marées, de défendre leur héros au risque de frôler l’idolâtrie. « Il existe peu de musiciens sur cette planète avec lesquels j'ai passé autant de temps qu'avec Prince. Je me contenterais donc de dire ceci… Pour moi, il n'y a eu qu'un seul Prince. Rendez-vous compte, il pouvait tenir un public en haleine pendant deux heures juste avec sa guitare et sa voix ou avec un piano seul. Je ne connais personne capable d'une telle performance. Tant que je n'aurais pas découvert un artiste à la hauteur de Prince, je continuerai à dire qu’il était le meilleur. Certes, certains musiciens sont capables de se produire en solo mais ont-ils le talent et la maestria d'un personnage comme Prince ? J'en doute… En tout cas, à ce jour, pour moi, il n'y a qu'un seul Prince ! ». (Larry Graham au micro de Joe Farmer en juin 2016)
    À quoi reconnaît-on un maestro ? Cette interrogation très délicate suppose une étude approfondie de la personnalité du créateur, de ses œuvres et de son héritage patrimonial. Morris Hayes a longtemps été le pianiste et colistier fidèle de Prince. Il a eu le loisir d’observer, de converser et de comprendre son illustre partenaire de scène et de studio. Son regard, bien que révérencieux, est nuancé par les années passées au sein du groupe « New Power Generation » : « La première fois que j’ai vu Prince sur scène, c’était à l’époque de « Purple Rain ». Lorsque j’ai eu le plaisir de le rencontrer, quelques années plus tard, j’ai découvert que Prince avait plusieurs visages. Le premier, c’était celui de « Purple Rain ». Le deuxième, c’était ce perfectionniste avec lequel j’ai eu la chance de répéter. Prince ne voulait faire aucune erreur. Il était intraitable avec ses musiciens et avec lui-même. Il considérait que les spectateurs devaient assister à un spectacle irréprochable. On répétait des journées entières, des nuits entières, pour que nous soyons des instrumentistes à la hauteur de ses espoirs. Il était donc un chef d’orchestre très exigeant. Un autre visage de Prince, c’était le bon camarade blagueur avec qui on pouvait jouer au basket, avec qui on pouvait bavarder pendant des heures. Il avait aussi un visage triste parfois. S’il était de mauvaise humeur ou contrarié, cela rejaillissait sur l’état d’esprit des autres musiciens. Et puis, il y avait le Prince bienveillant. Si vous aviez des problèmes, vous pouviez compter immédiatement sur lui. J’ai donc observé ses différents visages en silence. Chaque jour, je me disais : « Quel prince allons-nous découvrir aujourd’hui ? ». Si le Prince des mauvais jours arrivait en studio, je m’en rendais compte immédiatement et je prévenais les autres musiciens : « Les gars, il va falloir vous armer de patience aujourd’hui… ». (Morris Hayes sur RFI en juillet 2022)
    Quoi que l’on retienne de Prince, l’hommage sera toujours appuyé car la rectitude l’emportait sur l’attitude. Ce personnage, haut en couleurs, pouvait être imprévisible et mystérieux mais son exigence et sa rigueur ne souffraient aucune contestation. Disparu le 21 avril 2016 à 57 ans, Prince est entré dans la légende. Comme Miles Davis ou Jimi Hendrix, il a laissé une trace indélébile et ouvert un chemin. Qui saura ou osera l’emprunter ? Le guitariste Thomas Naim s’y essaiera le 21 avril 2026 au Sunset-Sunside à Paris. Serez-vous convaincus ?
    ⇒ Le site de Prince.
    Titres diffusés cette semaine :
    «Free» par Prince, Larry Graham, Chaka Khan (Sony Music)
    «Rest of my life» par Prince (Warner Bros)
    «Nothing compares to you» par Prince (Warner Bros)
    «Pop Life» par New Power Generation (Live Marseille 2022)
    «God Bless America» par New Power Generation (Live Marseille 2022)
    «Sexy M.F» par Prince (Warner Bros).
  • Cheikh Ibra Fam dans le tourbillon de la vie

    11/04/2026
    Autrefois, le chanteur Cheikh Ibra Fam circonvoluait dans l’univers du rap. Ses joutes verbales cadencées rythmaient son quotidien jusqu’à l’opportunité de participer à l’aventure d’une formation sénégalaise historique, l’Orchestra Baobab. Cette étape prestigieuse de son épopée le fit instantanément grandir. Il est aujourd’hui un artiste plus aguerri qui affine consciencieusement son répertoire et dévoile une musicalité ciselée. Adouna, son nouvel album, en est une preuve éclatante !
    Pour parvenir à une véritable exigence artistique, Cheikh Ibra Fam dut apprendre à canaliser son énergie. La tempérance lui fut inculquée par ses aînés et, notamment, le regretté Balla Sidibé, pilier de l’Orchestra Baobab. Lors de prestations enflammées, le patriarche n’hésitait pas à corriger l’attitude de son jeune partenaire de scène pour que son interprétation mûrisse et le guide vers la sagesse. Progressivement, Cheikh Ibra Fam a apprivoisé le contrôle et la retenue. Adouna est certainement le fruit de ces années de perfectionnement accéléré.
    Notons, par ailleurs, que dans la maison familiale résonnaient les voix soul d'Otis Redding, Marvin Gaye, Aretha Franklin mais aussi les accents latins de l’Orquestra Aragón ou de Johnny Pacheco dont les disques rythmaient le quotidien du jeune chanteur en herbe. À cette époque, le répertoire de Bob Marley inspirait également de nombreux instrumentistes et il n’était pas rare que Coly Cissé, l’oncle de Cheikh Ibra Fam, sorte sa guitare acoustique pour revitaliser quelques standards historiques. Cet univers multiculturel nourrissait donc insidieusement l’esprit créatif du petit Cheikh Ibrahima Ousmane Fame.
    Les valeurs humaines que défend aujourd’hui ce brillant artiste sont servies par une tonalité pétrie de sources sonores maîtrisées et assumées. Installé sur l’île de La Réunion, Cheikh Ibra Fam continue d’explorer la richesse de contrées lointaines que son âme d’enfant n’aurait pas envisagée. Au contact du Maloya, l’une des formes d’expression matrices de l’océan Indien, il se réinvente et poursuit sa quête de diversité. Il avait d’ailleurs œuvré en 2024 avec la chanteuse Christine Salem pour la reconnaissance de la princesse Naïma, esclave affranchie dont la destinée au XVIIIè siècle narre les affres de l’oppression dans les terres australes.
    Qu’il est loin le temps où un fougueux jeune rappeur surnommé « Freestyle » se produisait dans les écoles du Sénégal dans l’espoir de se faire un nom. 20 ans ont passé et l’expérience a joué son rôle. Cheikh Ibra Fam a fait paraître deux albums, Peace in Africa et Adouna, s’est vu honoré d’un prix décerné par l’Académie Charles-Cros en France en 2023 pour sa chanson « Cosaan » et apprivoise désormais le saxophone. Cette évolution prodigieuse est la récompense d’un travail acharné qu’il n’a finalement pas négligé et lui apporte à présent la crédibilité à laquelle il aspire.
    ⇒ Le site de Cheikh Ibra Fam.
     
     
    Titres diffusés cette semaine :
    « Wahktane » par Cheikh Ibra Fam extrait de Adouna (Cumbancha music)
    « The future » par Cheikh Ibra Fam extrait de Peace in Africa (Cumbancha music)
    « Amoul Solo » par Cheikh Ibra Fam extrait de Adouna (Cumbancha Music)
    « Redemption Song » par Bob Marley extrait de Uprising (Island Records)
    « Oubil Sa Khol » par Cheikh Ibra Fam extrait de Adouna (Cumbancha music).
  • La poésie cadencée de Sonny Troupé

    04/04/2026
    Depuis 15 ans, le batteur et percussionniste guadeloupéen Sonny Troupé façonne un univers sonore qu’il peaufine à chacune de ses brillantes apparitions scéniques et à travers ses fastueuses productions discographiques. Evy Danse reflète parfaitement cette intention artistique dont on perçoit désormais la signature. Dernier volet d’un triptyque entamé en 2013, cet album est un conte dont la poésie lyrique vous ensorcèlera.
    Insatiable rythmicien, Sonny Troupé a, de longue date, mis son talent au service de ses contemporains dont Lisa Simone ou le collectif « Black Lives », pour ne citer que ces deux exemples, mais son jeu est aussi l’écho d’une identité qu’il entend imprimer dans ses propres créations. Lorsqu’il fit paraître Voyages et Rêves, au début des années 2010, l’intention était déjà limpide : faire jaillir une culture ancestrale, celui du Gwoka, dans l’universalisme de la musique, hisser l’héritage patrimonial de ses aînés au-delà des limites ultramarines. En convoquant les voix de Bob Marley ou de Martin Luther King, sur ce premier disque, son espoir d’un monde débarrassé de préjugés, de discriminations, de chapelles culturelles, semblait guider son inspiration.
    Il confirma brillamment cette volonté farouche d’affirmer un idéal dans Reflets Denses en 2017. Cette deuxième audacieuse invitation à reconsidérer notre définition souvent réductrice de la créolité fut un coup de maître, porté par la frappe mélodieusement incisive d’un sage agitateur. Sonny Troupé, aguerri par des dizaines de prestations à travers la planète, augmentait son quartet d’invités prestigieux, deux saxophonistes émérites, Thomas Koenig et Raphaël Philibert. Que devions-nous comprendre alors ? Que nous disait-il ? Quelles interrogations devions-nous nous poser ? Il faut croire que cette subtile évocation de nos différences et de nos ressemblances continuait d’agiter l’esprit vif de notre trublion.
    2026 marque la dernière étape de ce cheminement spirituel qui a mené Sonny Troupé jusqu’à ce désir irrépressible de louer la diversité et l’humanité en chacun de nous. Pourquoi devrions-nous résister aux tentations d’embrasser les traditions de contrées lointaines ? Pourquoi devrions-nous craindre la fusion métisse des mots et des notes ? L’unité est un si joli concept. Pourquoi résister à cette généreuse tentation qui pousse les instrumentistes à s’apprivoiser, se connaître et dialoguer ensemble dans une forme d’espéranto musical ? Sonny Troupé milite depuis longtemps pour que les modes d’expression, les rites et codes, trouvent l’harmonie. En invitant un quatuor à cordes à magnifier son propos, il invite l’auditeur à suivre l’histoire d‘Evy, tout au long d’une vie. Ce personnage-clé n’est peut-être pas qu’une allégorie de notre parcours de vie. À nous de déceler et de nous approprier le message de l’auteur dont le tempo multi-directionnel nous convie à la danse. Laissez-vous prendre par la main le 9 avril 2026 au Studio de l’Ermitage à Paris.
    ⇒ Le site de Sonny Troupé
    ⇒ Le site du Studio de l'Ermitage.
    Titres diffusés cette semaine :
    - « Limyè » par Sonny Troupé extrait de « Evy Danse »
    - « An Bwa Matouba » par Sonny Troupé extrait de « Evy Danse »
    - « San Mélé » par Sonny Troupé extrait de « Evy Danse »
    - « Vibes a Péyi là » par Jocelyn Ménard (Feat. Sonny Troupé) extrait de « Vibes a Péyi là »
    - « Evy Danse » par Sonny Troupé extrait de « Evy Danse »
  • Donnons « Carte Blanche » à Ray Lema

    28/03/2026
    Le 30 mars 2026, le célèbre pianiste congolais Ray Lema fêtera son 80è anniversaire ! À cette occasion, nous lui donnons « carte blanche » pour concocter le programme de son choix lors de cette émission spéciale. À quelques jours de son concert au Studio de l’Ermitage à Paris où il présentera Passion Congo, son nouvel album réalisé avec le concours d’une formation classique européenne, le maestro révélera une part de sa vérité à travers ses goûts musicaux toujours éclectiques.
    Au fil des décennies, Ray Lema a consciencieusement brouillé les pistes pour ne pas se laisser enfermer dans un genre, un idiome, un patrimoine. Sa jeunesse à Kinshasa l’a confronté à une myriade de couleurs sonores dont il se nourrissait sans envisager, alors, qu’elle lui apporterait l’inspiration nécessaire pour se distinguer de ses homologues. Les soubresauts de la vie d’artiste l’ont finalement conduit à se renouveler sans cesse. Le cheminement audacieux de cet universaliste convaincu a inscrit son nom parmi les grands créateurs de notre temps. En duo pianistique ou en grande formation symphonique, Ray Lema exige la rigueur et espère le partage.
    Passion Congo traduit cette ouverture d’esprit qui lui permet de jouer avec les codes culturels. La témérité avec laquelle le maître d’œuvre marie les différentes sources de son univers artistique est prodigieuse. L’intention est limpide : créer le dialogue entre les modes d’expression et narrer une épopée aussi riche que virtuose. L’ensemble « Partage », composé de six musiciens italiens, nuance la cadence, patine les harmonies européennes, éveille les saveurs africaines, tandis que le chef d’orchestre laisse parler son âme. À 80 ans, il est temps de suivre son instinct, semble-t-il nous confier…
    Le 3 avril 2026, au Studio de L’ermitage à Paris, nous pourrons savourer le fruit de son inventivité débridée et, peut-être aussi, lui souhaiter un merveilleux anniversaire. Les festivités auront débuté à notre micro à l’écoute de ses fulgurances musicales. Merci Ray Lema !
    ⇒ Ray Lema
    Titres diffusés cette semaine :
    « Salsa Gombo » par Ray Lema et l’ensemble Partage
    « Aï Du » par Ali Farka Touré et Ry Cooder
    « Manic Depression » par Jeff Beck et Seal
    « Hysteria » par Ray Lema et l’ensemble Partage
    « Tailleur » Par Franco Luambo
    « Sonate au clair de lune » de Beethoven par Friedrich Gulda
    « Partage » par Ray Lema et l’ensemble Partage.
  • Gino Sitson fête 30 ans de circonvolutions vocales !

    21/03/2026
    Acrobate de l’art vocal, Gino Sitson joue avec la musicalité des langues depuis le milieu des années 1990. Après trois décennies de créativité débridée, il prend le temps de se retourner sur le chemin parcouru à travers un livre intitulé « The colors in my head » et un disque nommé VoCe. Depuis son Cameroun natal jusqu’aux scènes américaines, l’épopée de cet artiste inspiré mérite d’être contée.
    Pas à pas, Gino Sitson a tracé sa route en ne se détournant jamais de ses convictions artistiques. Certes, cette intégrité farouche fut une épreuve d’endurance dans un monde musical où la facilité l’emporte souvent sur l’exigence et la ténacité mais, depuis 1996, les intonations vocales de cet interprète singulier ont résonné dans notre oreille au point d’y imprimer des ritournelles fameuses comme « Makalapati » ou « Suite for John ». Au-delà de cet indéniable talent mélodieux, Gino Sitson a toujours montré un goût pour les croisements culturels. Ces dernières années, les Caraïbes l’ont passionné et, plus précisément, le Gwoka de Guadeloupe. Cette propension à s’immerger dans les idiomes de ses contemporains n’est pas feinte. Son ouverture d’esprit le pousse irrémédiablement à étudier, analyser, comprendre les modes de communication. Sa science musicologique nourrit ses différents ouvrages mais aussi son irrésistible expressivité.
    Cet insatiable chercheur est curieux de tout. Après avoir apprivoisé quelques accents autochtones, il lui fallait tendre la main à une culture académique tout aussi riche et passionnante. La musique classique est un art à part entière qui requiert beaucoup de maîtrise et de précision. Indécrottable universaliste, Gino Sitson ne pouvait se soustraire à ce vocabulaire harmonieux dont son répertoire se délecte depuis plusieurs années. VoiStrings, Echo Chamber et aujourd’hui VoCe font appel à la symphonie des cordes, des violons et des violoncelles. Cette approche généreuse d’un vaste patrimoine a magnifié les œuvres de cet interprète dont l’imprévisible lyrisme nous enchante depuis 30 ans.
    Gino Sitson pourrait s’enorgueillir d’avoir créé un idiolecte mais il préfère conserver son statut d’éternel étudiant et, sans fanfaronner, transmettre son savoir à travers la pédagogie spectaculaire de ses prestations. VoCe est certainement le plus éclatant reflet de sa personnalité plurielle et pluridisciplinaire. Ce disque, pétri de sources multicolores (africaines, cubaines, européennes), fera date et accompagnera avec pertinence votre découverte du livre biographique « The colors in my head », bref survol d’une destinée qui n’est pas écrite… Elle est chantée !
    ⇒ Le site de Gino Sitson.
    Titres diffusés cette semaine :
    « Boh » par Gino Sitson extrait de VoCe
    « Makalapati » par Gino Sitson extrait de Vocal Deliria
    « Dibombari » par Gino Sitson extrait de VoCe
    « Suite for John » par Gino Sitson extrait de VoiStrings
    « Vox » par Gino Sitson extrait de VoCe.

Acerca de L'Épopée des musiques noires

Blues, Gospel, Negro Spirituals, Jazz, Rhythm & Blues, Soul, Funk, Rap, Reggae, Rock’n’Roll… l’actualité de la musique fait rejaillir des instants d’histoire vécus par la communauté noire au fil des siècles. Des moments cruciaux qui ont déterminé la place du peuple noir dans notre inconscient collectif, une place prépondérante, essentielle, universelle ! Chaque semaine, L’épopée des musiques noires réhabilite l’une des formes d’expression les plus vibrantes et sincères du 20ème siècle : La Black Music !  À partir d’archives sonores, d’interviews d’artistes, de producteurs, de musicologues, Joe Farmer donne des couleurs aux musiques d’hier et d’aujourd’hui. Réalisation : Nathalie Laporte. *** Diffusions le samedi à 13h30 TU vers toutes cibles, à 22h30 sur RFI Afrique (Programme haoussa), le dimanche à 18h30 vers l'Afrique lusophone, et à 21h30 TU vers toutes cibles. En heure de Paris (TU + 2 en grille d'été).
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