PodcastsL'Épopée des musiques noires

L'Épopée des musiques noires

L'Épopée des musiques noires
Último episodio

72 episodios

  • Les accents pédagogiques du Cully Jazz Festival

    02/05/2026
    Comment la musique peut-elle susciter un éveil, un engagement, une raison d’être ? Lors du 43ème Cully Jazz Festival en Suisse, plusieurs artistes ont souhaité délivrer un message citoyen porté par les valeurs éducatives de l’art. La chanteuse américaine Michelle David a livré une prestation devant des enfants de 4 à 12 ans.
    De son côté, la koriste gambienne Sona Jobarteh a insisté sur le développement psychologique utile des jeunes à travers la pratique d’un instrument. Nous étions sur place pour constater les efforts de tous ces bienveillants tuteurs.
     
    Les aléas d’un festival n’entament jamais l’enthousiasme des artistes à se produire devant un public attentif et chaleureux. Cela s’est particulièrement vérifié le 18 avril 2026 quand Michelle David, merveilleuse chanteuse de soul-music, parvint avec une bonne demi-heure de retard à Cully où l’attendaient patiemment quelques dizaines de bambins accompagnés de leurs parents. Ce rendez-vous en pleine après-midi suscita l’engouement de ces jeunes spectateurs peut-être exposés pour la première fois à une performance in vivo. Que retiendront-ils de ce moment de ferveur musicale ? Un vague souvenir ? Un sentiment d’excitation ? Des images gravées à jamais dans leur mémoire ? Il est certain que l’initiative proposée par le Cully Jazz Festival n’est pas vaine et portera ses fruits.
    Cette intention fort louable est aussi devenue le sacerdoce de Sona Jobarteh. Cette brillante instrumentiste et chanteuse gambienne consacre sa vie d’artiste à l’élévation spirituelle de la jeunesse. La musique a le pouvoir de mobiliser les consciences, de nourrir l’élan volontaire, de façonner l’esprit critique, de structurer la pensée. « Il faut que les jeunes parviennent à réfléchir différemment, il faut leur apporter notre expérience de la vie et qu’ils comprennent que penser par soi-même est possible. Cela concerne tous les continents pas seulement l’Afrique. Je constate tristement que les jeunes n’ont aucun intérêt pour l’histoire et ne peuvent donc pas inscrire leur pensée dans une compréhension de leur propre cheminement. En ne permettant pas à des jeunes de connaître leur histoire, vous entretenez l’ignorance et cela mène souvent au racisme. Votre état d’esprit est alors totalement pollué par une forme de ségrégation créée par votre manque d’éducation et de connaissance. La peur de l’autre peut mener à des drames irrémédiables. Quand on ne cherche pas à connaître la vérité et que l’on se convainc d’avoir raison, la violence n’est pas loin. Nous devons donc orienter l’esprit de nos jeunes dans la bonne direction. Quand je donne mes cours d’histoire, je ne mésestime pas la colère réprimée qui anime l’esprit de mes étudiants mais je préfère de loin qu’il l’exprime en classe plutôt que dans la rue car, dans cette enceinte scolaire, je peux les guider. Je peux leur expliquer que la meilleure façon de changer le monde n’est pas de tuer son ennemi mais de changer la manière dont les gens pensent. Cela peut se faire sans armes, juste avec des notes de musique ». (Sona Jobarteh au micro de Joe Farmer)
    Le concert que donna Sona Jobarteh à Cully, le 18 avril, fut l’occasion de rappeler aux spectateurs que l’éducation musicale est l’un des leviers efficaces de la transmission patrimoniale. Son fils Sidiki Jobarteh, élève de la « Gambia Academy », démontra à travers ses prouesses au balafon que les traditions ancestrales ne sont pas figées dans le passé, conservent un sens moral et une utilité sociale, sont d’une modernité trop souvent mésestimée. Les programmateurs du Cully Jazz Festival l’ont compris et ont été bien inspirés de convier toutes ces étoiles scintillantes à éclairer notre réflexion.
    ⇒ Cully Jazz Festival
    ⇒ Michelle David and The True Tones
    ⇒ Sona Jobarteh.
     
    Titres diffusés cette semaine :
    Brothers & Sisters par Michelle David (Live – Cully 2026)
    Mamamuso par Sona Jobarteh (Live – Cully 2026)
    Kambengwo par Sona Jobarteh (Feat. Youssou Ndour)
    Jarabi par Sona Jobarteh (Live – Cully 2026).
  • Les accents afro-cubains du Cully Jazz Festival

    25/04/2026
    Depuis plus de 40 ans, le Cully Jazz Festival en Suisse promeut un multiculturalisme assumé. L’éclectisme de ce rendez-vous printanier au bord du Lac Léman ne s’est jamais démenti. Du 10 au 18 avril 2026, la 43ème édition n’a pas failli à la règle en accueillant des artistes de tous horizons, de Théo Croker à Fatoumata Diawara, de Michelle David à Anouar Brahem...
    Une inclinaison cubaine a notamment orienté nos micros et nos oreilles vers les prestations du duo Roberto Fonseca/Vincent Segal et du toujours surprenant Richard Bona.
    Si l’esprit des musiques afro-latines nourrit depuis toujours l’inspiration du bassiste Richard Bona, son album Heritage paru en 2016 en fut une patente confirmation. Depuis l’aventure « Mandekan-Cubano », il y a 10 ans, l’humeur caribéenne de ce virtuose absolu capte notre attention tant l’authenticité de ses interprétations laisse bouche bée. Le 17 avril 2026, sa présence scénique, son humour, ses éclectiques acrobaties vocales et instrumentales ont épaté le public suisse qui ne parvenait pas à le laisser quitter la scène après 90 minutes de plaisir indicible. Richard Bona virevolte dans des univers sonores qu’il maîtrise parfaitement. Il joue avec les spectateurs, entouré d’une équipe de jeunes loups fort talentueux venus des quatre coins de la planète, Madagascar, Italie, France… Du haut de son universalisme assumé, le maestro joue sans malice avec les intonations, les accents sonores, et parvient à unir une foule de curieux et de fans invétérés dans un élan de générosité manifeste. Richard Bona le dit lui-même : il s’ennuie vite ! Alors, pour déjouer la monotonie, il se lance des défis, multiplie les projets, les expériences, les audaces. Sous le grand chapiteau de Cully, sa ferveur était communicative et profondément sincère.
    Le lendemain, une proposition musicale plus intimiste ensorcelait les quelques dizaines de privilégiés venus assister, au Temple de Cully, à la prestation de deux incroyables instrumentistes. Là encore, l’intention œcuménique était évidente. Le violoniste français Vincent Segal et le pianiste cubain Roberto Fonseca présentaient le fruit savoureux de leur mélodieuse association. Là encore, le désir de faire tomber les barrières culturelles légitimait ce merveilleux dialogue porté par des notes sensibles et limpides. L’acoustique de ce lieu de recueillement invitait aussi à cet échange entre deux citoyens du monde. Qu’ils soient originellement issus de contrées, dont les traditions pourraient paraître lointaines, ne fut pas un frein à leur hardiesse rythmique et harmonique. Véritables puits de science musicologique, Vincent Segal et Roberto Fonseca n’ont pas d’œillères et savent idéalement créer des passerelles entre plusieurs idiomes hérités de leurs patrimoines ancestraux. Le répertoire de cette « Nuit Suisse à Cully » restituait magistralement la fameuse « Nuit Parisienne à La Havane », dernière production discographique d’un duo envoûtant acclamé à sa juste valeur.
    ⇒ Le Cully Jazz Festival
    ⇒ Le site de Richard Bona
    ⇒ Le site de Roberto Fonseca.
    Titres diffusés cette semaine :
    « Te Misea » par Richard Bona (Live à Cully 2026)
    « O Sen Sen Sen » par Richard Bona (Album : Live – Bona makes you sweat)
    « Rumbo a ti » par Vincent Segal & Roberto Fonseca (Album : Nuit parisienne à La Havane)
    « Soul Kiss » par Vincent Segal & Roberto Fonseca (Live à Cully 2026)
    « Nuit parisienne » par Vincent Segal & Roberto Fonseca (Album : Nuit parisienne à La Havane).
  • L’aura de Prince résistera-t-elle à l’érosion du temps?

    18/04/2026
    10 ans après sa disparition, le guitariste, chanteur, producteur, acteur, afro-américain, Prince Rogers Nelson, fascine toujours. Combien de temps encore ce trublion du funk, de la soul-music, du jazz, réussira-t-il à susciter l’engouement au-delà de la mort ? Les générations futures garderont-elles en mémoire ses œuvres, ses frasques, son génie créatif ? Ses contemporains peuvent témoigner mais est-ce suffisant pour entretenir la flamme ?
    À partir des années 80, Prince a régné sur toute la planète pop à coups de ritournelles minutieusement ciselées et toujours virtuoses. Certains airs sont devenus des tubes mais sont-ils intemporels ? « Purple Rain », par exemple, semble défier les effets dévastateurs d’une époque révolue mais que dire de l’ensemble du répertoire ? Les proches de l’artiste continuent, contre vents et marées, de défendre leur héros au risque de frôler l’idolâtrie. « Il existe peu de musiciens sur cette planète avec lesquels j'ai passé autant de temps qu'avec Prince. Je me contenterais donc de dire ceci… Pour moi, il n'y a eu qu'un seul Prince. Rendez-vous compte, il pouvait tenir un public en haleine pendant deux heures juste avec sa guitare et sa voix ou avec un piano seul. Je ne connais personne capable d'une telle performance. Tant que je n'aurais pas découvert un artiste à la hauteur de Prince, je continuerai à dire qu’il était le meilleur. Certes, certains musiciens sont capables de se produire en solo mais ont-ils le talent et la maestria d'un personnage comme Prince ? J'en doute… En tout cas, à ce jour, pour moi, il n'y a qu'un seul Prince ! ». (Larry Graham au micro de Joe Farmer en juin 2016)
    À quoi reconnaît-on un maestro ? Cette interrogation très délicate suppose une étude approfondie de la personnalité du créateur, de ses œuvres et de son héritage patrimonial. Morris Hayes a longtemps été le pianiste et colistier fidèle de Prince. Il a eu le loisir d’observer, de converser et de comprendre son illustre partenaire de scène et de studio. Son regard, bien que révérencieux, est nuancé par les années passées au sein du groupe « New Power Generation » : « La première fois que j’ai vu Prince sur scène, c’était à l’époque de « Purple Rain ». Lorsque j’ai eu le plaisir de le rencontrer, quelques années plus tard, j’ai découvert que Prince avait plusieurs visages. Le premier, c’était celui de « Purple Rain ». Le deuxième, c’était ce perfectionniste avec lequel j’ai eu la chance de répéter. Prince ne voulait faire aucune erreur. Il était intraitable avec ses musiciens et avec lui-même. Il considérait que les spectateurs devaient assister à un spectacle irréprochable. On répétait des journées entières, des nuits entières, pour que nous soyons des instrumentistes à la hauteur de ses espoirs. Il était donc un chef d’orchestre très exigeant. Un autre visage de Prince, c’était le bon camarade blagueur avec qui on pouvait jouer au basket, avec qui on pouvait bavarder pendant des heures. Il avait aussi un visage triste parfois. S’il était de mauvaise humeur ou contrarié, cela rejaillissait sur l’état d’esprit des autres musiciens. Et puis, il y avait le Prince bienveillant. Si vous aviez des problèmes, vous pouviez compter immédiatement sur lui. J’ai donc observé ses différents visages en silence. Chaque jour, je me disais : « Quel prince allons-nous découvrir aujourd’hui ? ». Si le Prince des mauvais jours arrivait en studio, je m’en rendais compte immédiatement et je prévenais les autres musiciens : « Les gars, il va falloir vous armer de patience aujourd’hui… ». (Morris Hayes sur RFI en juillet 2022)
    Quoi que l’on retienne de Prince, l’hommage sera toujours appuyé car la rectitude l’emportait sur l’attitude. Ce personnage, haut en couleurs, pouvait être imprévisible et mystérieux mais son exigence et sa rigueur ne souffraient aucune contestation. Disparu le 21 avril 2016 à 57 ans, Prince est entré dans la légende. Comme Miles Davis ou Jimi Hendrix, il a laissé une trace indélébile et ouvert un chemin. Qui saura ou osera l’emprunter ? Le guitariste Thomas Naim s’y essaiera le 21 avril 2026 au Sunset-Sunside à Paris. Serez-vous convaincus ?
    ⇒ Le site de Prince.
    Titres diffusés cette semaine :
    «Free» par Prince, Larry Graham, Chaka Khan (Sony Music)
    «Rest of my life» par Prince (Warner Bros)
    «Nothing compares to you» par Prince (Warner Bros)
    «Pop Life» par New Power Generation (Live Marseille 2022)
    «God Bless America» par New Power Generation (Live Marseille 2022)
    «Sexy M.F» par Prince (Warner Bros).
  • Cheikh Ibra Fam dans le tourbillon de la vie

    11/04/2026
    Autrefois, le chanteur Cheikh Ibra Fam circonvoluait dans l’univers du rap. Ses joutes verbales cadencées rythmaient son quotidien jusqu’à l’opportunité de participer à l’aventure d’une formation sénégalaise historique, l’Orchestra Baobab. Cette étape prestigieuse de son épopée le fit instantanément grandir. Il est aujourd’hui un artiste plus aguerri qui affine consciencieusement son répertoire et dévoile une musicalité ciselée. Adouna, son nouvel album, en est une preuve éclatante !
    Pour parvenir à une véritable exigence artistique, Cheikh Ibra Fam dut apprendre à canaliser son énergie. La tempérance lui fut inculquée par ses aînés et, notamment, le regretté Balla Sidibé, pilier de l’Orchestra Baobab. Lors de prestations enflammées, le patriarche n’hésitait pas à corriger l’attitude de son jeune partenaire de scène pour que son interprétation mûrisse et le guide vers la sagesse. Progressivement, Cheikh Ibra Fam a apprivoisé le contrôle et la retenue. Adouna est certainement le fruit de ces années de perfectionnement accéléré.
    Notons, par ailleurs, que dans la maison familiale résonnaient les voix soul d'Otis Redding, Marvin Gaye, Aretha Franklin mais aussi les accents latins de l’Orquestra Aragón ou de Johnny Pacheco dont les disques rythmaient le quotidien du jeune chanteur en herbe. À cette époque, le répertoire de Bob Marley inspirait également de nombreux instrumentistes et il n’était pas rare que Coly Cissé, l’oncle de Cheikh Ibra Fam, sorte sa guitare acoustique pour revitaliser quelques standards historiques. Cet univers multiculturel nourrissait donc insidieusement l’esprit créatif du petit Cheikh Ibrahima Ousmane Fame.
    Les valeurs humaines que défend aujourd’hui ce brillant artiste sont servies par une tonalité pétrie de sources sonores maîtrisées et assumées. Installé sur l’île de La Réunion, Cheikh Ibra Fam continue d’explorer la richesse de contrées lointaines que son âme d’enfant n’aurait pas envisagée. Au contact du Maloya, l’une des formes d’expression matrices de l’océan Indien, il se réinvente et poursuit sa quête de diversité. Il avait d’ailleurs œuvré en 2024 avec la chanteuse Christine Salem pour la reconnaissance de la princesse Naïma, esclave affranchie dont la destinée au XVIIIè siècle narre les affres de l’oppression dans les terres australes.
    Qu’il est loin le temps où un fougueux jeune rappeur surnommé « Freestyle » se produisait dans les écoles du Sénégal dans l’espoir de se faire un nom. 20 ans ont passé et l’expérience a joué son rôle. Cheikh Ibra Fam a fait paraître deux albums, Peace in Africa et Adouna, s’est vu honoré d’un prix décerné par l’Académie Charles-Cros en France en 2023 pour sa chanson « Cosaan » et apprivoise désormais le saxophone. Cette évolution prodigieuse est la récompense d’un travail acharné qu’il n’a finalement pas négligé et lui apporte à présent la crédibilité à laquelle il aspire.
    ⇒ Le site de Cheikh Ibra Fam.
     
     
    Titres diffusés cette semaine :
    « Wahktane » par Cheikh Ibra Fam extrait de Adouna (Cumbancha music)
    « The future » par Cheikh Ibra Fam extrait de Peace in Africa (Cumbancha music)
    « Amoul Solo » par Cheikh Ibra Fam extrait de Adouna (Cumbancha Music)
    « Redemption Song » par Bob Marley extrait de Uprising (Island Records)
    « Oubil Sa Khol » par Cheikh Ibra Fam extrait de Adouna (Cumbancha music).
  • La poésie cadencée de Sonny Troupé

    04/04/2026
    Depuis 15 ans, le batteur et percussionniste guadeloupéen Sonny Troupé façonne un univers sonore qu’il peaufine à chacune de ses brillantes apparitions scéniques et à travers ses fastueuses productions discographiques. Evy Danse reflète parfaitement cette intention artistique dont on perçoit désormais la signature. Dernier volet d’un triptyque entamé en 2013, cet album est un conte dont la poésie lyrique vous ensorcèlera.
    Insatiable rythmicien, Sonny Troupé a, de longue date, mis son talent au service de ses contemporains dont Lisa Simone ou le collectif « Black Lives », pour ne citer que ces deux exemples, mais son jeu est aussi l’écho d’une identité qu’il entend imprimer dans ses propres créations. Lorsqu’il fit paraître Voyages et Rêves, au début des années 2010, l’intention était déjà limpide : faire jaillir une culture ancestrale, celui du Gwoka, dans l’universalisme de la musique, hisser l’héritage patrimonial de ses aînés au-delà des limites ultramarines. En convoquant les voix de Bob Marley ou de Martin Luther King, sur ce premier disque, son espoir d’un monde débarrassé de préjugés, de discriminations, de chapelles culturelles, semblait guider son inspiration.
    Il confirma brillamment cette volonté farouche d’affirmer un idéal dans Reflets Denses en 2017. Cette deuxième audacieuse invitation à reconsidérer notre définition souvent réductrice de la créolité fut un coup de maître, porté par la frappe mélodieusement incisive d’un sage agitateur. Sonny Troupé, aguerri par des dizaines de prestations à travers la planète, augmentait son quartet d’invités prestigieux, deux saxophonistes émérites, Thomas Koenig et Raphaël Philibert. Que devions-nous comprendre alors ? Que nous disait-il ? Quelles interrogations devions-nous nous poser ? Il faut croire que cette subtile évocation de nos différences et de nos ressemblances continuait d’agiter l’esprit vif de notre trublion.
    2026 marque la dernière étape de ce cheminement spirituel qui a mené Sonny Troupé jusqu’à ce désir irrépressible de louer la diversité et l’humanité en chacun de nous. Pourquoi devrions-nous résister aux tentations d’embrasser les traditions de contrées lointaines ? Pourquoi devrions-nous craindre la fusion métisse des mots et des notes ? L’unité est un si joli concept. Pourquoi résister à cette généreuse tentation qui pousse les instrumentistes à s’apprivoiser, se connaître et dialoguer ensemble dans une forme d’espéranto musical ? Sonny Troupé milite depuis longtemps pour que les modes d’expression, les rites et codes, trouvent l’harmonie. En invitant un quatuor à cordes à magnifier son propos, il invite l’auditeur à suivre l’histoire d‘Evy, tout au long d’une vie. Ce personnage-clé n’est peut-être pas qu’une allégorie de notre parcours de vie. À nous de déceler et de nous approprier le message de l’auteur dont le tempo multi-directionnel nous convie à la danse. Laissez-vous prendre par la main le 9 avril 2026 au Studio de l’Ermitage à Paris.
    ⇒ Le site de Sonny Troupé
    ⇒ Le site du Studio de l'Ermitage.
    Titres diffusés cette semaine :
    - « Limyè » par Sonny Troupé extrait de « Evy Danse »
    - « An Bwa Matouba » par Sonny Troupé extrait de « Evy Danse »
    - « San Mélé » par Sonny Troupé extrait de « Evy Danse »
    - « Vibes a Péyi là » par Jocelyn Ménard (Feat. Sonny Troupé) extrait de « Vibes a Péyi là »
    - « Evy Danse » par Sonny Troupé extrait de « Evy Danse »

Acerca de L'Épopée des musiques noires

Blues, Gospel, Negro Spirituals, Jazz, Rhythm & Blues, Soul, Funk, Rap, Reggae, Rock’n’Roll… l’actualité de la musique fait rejaillir des instants d’histoire vécus par la communauté noire au fil des siècles. Des moments cruciaux qui ont déterminé la place du peuple noir dans notre inconscient collectif, une place prépondérante, essentielle, universelle ! Chaque semaine, L’épopée des musiques noires réhabilite l’une des formes d’expression les plus vibrantes et sincères du 20ème siècle : La Black Music !  À partir d’archives sonores, d’interviews d’artistes, de producteurs, de musicologues, Joe Farmer donne des couleurs aux musiques d’hier et d’aujourd’hui. Réalisation : Nathalie Laporte. *** Diffusions le samedi à 13h30 TU vers toutes cibles, à 22h30 sur RFI Afrique (Programme haoussa), le dimanche à 18h30 vers l'Afrique lusophone, et à 21h30 TU vers toutes cibles. En heure de Paris (TU + 2 en grille d'été).
Sitio web del podcast
Aplicaciones
Redes sociales
v8.8.13| © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 5/3/2026 - 2:02:53 AM