L'Épopée des musiques noires

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- Jason Miles est un pianiste, compositeur et producteur américain qui peut s’enorgueillir d’avoir magnifié les œuvres de personnalités aussi diverses que Whitney Houston, Michael Jackson, Aretha Franklin, Chaka Khan, Diana Ross, Miriam Makeba ou Luther Vandross… Sa camaraderie avec le trompettiste Miles Davis lui donne toute légitimité pour présenter aujourd’hui 100 miles for Miles Davis, un album hommage à l’occasion du centenaire de son mentor.
Jason Miles a collaboré avec Miles Davis dans les années 80. Le maestro retrouvait de la vigueur après des mois de silence durant lesquels il s’était battu contre ses addictions. Ce retour tonitruant, marqué par des albums devenus historiques comme Tutu, fut en grande partie accompagné par une équipe d’arrangeurs virtuoses qui eurent le bon goût d’actualiser la musicalité du chef d’orchestre convalescent. Le bassiste Marcus Miller fut certainement l’un des orfèvres de cette renaissance inespérée, mais ne minimisons pas le rôle de Jason Miles, dont les ornementations pianistiques donnèrent de l’éclat au nouveau répertoire du maître. Miles Davis pouvait assurément compter sur lui pour faire scintiller ses solos de jazz-funk inspirés.
Cette authentique complicité d’hier suscite aujourd’hui un disque révérencieux qui ne se contente pas de revitaliser le passé. Il fait entrer Miles Davis dans le XXIᵉ siècle à travers diverses compositions originales dont l’intention traverse les décennies. Humblement, Jason Miles honore les différentes facettes du héros. Chaque titre convoque une époque ou une histoire. « Jeanne Moreau » fait le pont entre les années 50 et notre présent. Le son pur du trompettiste Patches Stewart, dirigé par Jason Miles en 2026, colorise dans notre esprit les images du film de Louis Malle « Ascenseur pour l’échafaud » de 1957 dont Miles Davis improvisa la musique. Autre exemple, « The girl with the purple hair » donne du crédit à la rencontre entre deux génies : Prince et Miles Davis. Cet espoir déçu d’un album commun entre deux instrumentistes uniques devient une proposition musicale réjouissante imaginée par Jason Miles.
Pour saluer dignement la mémoire de Miles Davis, Jason Miles aurait pu solliciter les anciens partenaires de maître, mais il a préféré s’éloigner de son cercle intime pour éviter l’écueil de la nostalgie. Il a donc fait appel à d’autres musiciens aguerris dont l’expérience sert indiscutablement son vœu le plus cher : regarder vers l’avenir en respectant ainsi la philosophie artistique du héros disparu. Randy Brecker ou Russell Gunn, invités en studio par Jason Miles, n’incarnent pas Miles Davis, ils le remercient. 100 miles for Miles Davis est un disque ému, reconnaissant, inventif et jubilatoire, qui épouse avec goût les célébrations d’un majestueux centenaire.
Jason Miles débute le 12 novembre 2026 à Lisbonne une tournée européenne qui le mènera à Paris au New Morning le 20 novembre. Vivement !
- Facebook Jason Miles
- Jason Miles Quintet, le 20 novembre 2026, au New Morning.
Titres diffusés cette semaine :
« 100 Miles » par Jason Miles extrait de 100 miles for Miles Davis (2026)
« Jeanne Moreau » par Jason Miles, extrait de 100 miles for Miles Davis (2026)
« Portia » par Miles Davis extrait de Tutu (1986)
« Controlled Chaos » par Jason Miles, extrait de 100 miles for Miles Davis (2026). - Remarqué ces dernières semaines dans l’orchestre du saxophone Charles Lloyd, le batteur américain Kweku Sumbry préserve la force spirituelle des rythmes africains en insufflant une cadence très spécifique aux œuvres de ses contemporains. Actuel directeur artistique d’une formation de danse et de percussions ouest-africaines nommée Farafina Kan, il défend un patrimoine ancestral sur les scènes internationales.
Le drame de l’esclavage ne fut pas seulement une vive douleur humaine, ce fut une tragédie patrimoniale manifeste. Privée de liens ancestraux pourtant indiscutables, la population africaine-américaine a dû se forger une identité que des siècles d’asservissement ont tenté d’effacer. Résister à l’uniformisation sociale imposée par les colons fut un défi pour des millions d’hommes et de femmes victimes de brimades et d’humiliations.
L’art fut un exutoire salvateur. Les chants, les incantations, la danse, la musique, les déclamations, ont donné du cœur à une communauté trop longtemps réduite au silence. Kweku Sumbry a conscience que ses racines africaines sont précieuses. Il en connaît la valeur historique. Son rôle est aujourd’hui celui du griot dont les mots transmettent un héritage séculaire.
« Une mission, celle du "fétiche drummer" »
« Les percussions d’Afrique de l’Ouest sont au cœur de mon engagement artistique. Je suis né dans une famille de percussionnistes et de danseurs. Ce sont des gens qui ont, toute leur vie, préservé une culture et l’ont transmise de génération en génération. Il se trouve que je suis né à Washington mais, très tôt, on m’a inculqué ce devoir de connaître ses origines. À travers des livres, des films, des chansons et l’enseignement de mes aînés, je me suis approprié mon africanité. J’ai rapidement compris que l’appel des tambours résonnait dans mon esprit. Cela relève d’une spiritualité que je ne m’explique pas. Pendant des heures, quand j’étais plus jeune, je passais mon temps à taper sur des tambours sans vraiment savoir pourquoi. J’étais seulement attiré par les percussions. Je fermais les yeux et je me laissais porter par la musicalité et le rythme. Très vite, je me suis senti investi d’une mission, celle du "fétiche drummer". J’étais celui qui faisait le pont entre l’univers du visible et de l’invisible. D’une certaine manière, j’ai grandi dans cette culture et dans ses croyances. Je jouais donc des percussions durant les cérémonies et cela a occupé une bonne partie de mon existence. Jouer des percussions donne un sens à ma vie et me rend heureux. J’ai constamment le sourire aux lèvres lorsque je suis derrière une batterie. J’ai l’impression d’appartenir à une communauté dont l’histoire ancestrale définit mes origines ». (Kweku Sumbry au micro de Joe Farmer)
Ces dernières années, Kweku Sumbry s’est illustré aux côtés de jeunes virtuoses dont les noms scintillent au XXIe siècle : le saxophoniste Immanuel Wilkins, le trompettiste Ambrose Akinmusire, les pianistes Jason Moran et Gerald Clayton, notamment… Il s’épanouit au contact des instrumentistes de sa génération mais n’oublie jamais l’impérieuse nécessité de connaître le passé. Alors, il écoute attentivement ses aînés et s’en inspire.
« Très inspiré par le jeu de Mamady Keïta »
« Je suis très influencé par Famoudou Konaté, qui est toujours parmi nous à 86 ans. C’est un percussionniste incroyable, originaire de Guinée en Afrique de l’Ouest. Il est ma référence absolue, j’étudie profondément sa musique et sa manière de jouer. Je suis également très inspiré par le jeu de Mamady Keïta qui n’est plus de ce monde mais qui a certainement été le plus grand joueur de djembé en Afrique de l’Ouest. Il est d’ailleurs celui qui a accueilli mon oncle Mahiri Fadjimba Keïta dans son groupe. Grâce à lui, nous avons tous appris les traditions et l’histoire de nos cultures ancestrales. Nous avons appris les langues traditionnelles à ses côtés. Sans Mamady Keïta, mon oncle n’aurait pas acquis un tel savoir, et je ne l’aurais pas acquis à mon tour. J’aimerais également citer un autre percussionniste éminent du nom de Fadouba Olaré. Sur ces trois percussionnistes, deux nous ont quittés. Il ne reste plus que Famoudou Konaté ; il continue à jouer dans sa ville natale de Sangbarala, près de Kouroussa, en Guinée ». (Kweku Sumbry sur RFI)
Grâce à des artistes comme Kweku Sumbry, la source originelle des cultures africaines continue d’irriguer « L’épopée des Musiques Noires » et insuffle une vitalité nouvelle à des formes d’expressions antiques profondément enracinées dans l’ADN des diasporas disséminées à travers la planète. Savoir perpétuer un idiome n’est pas un exercice facile. Kweku Sumbry révèle brillamment ce défi.
- Le site de Kweku Sumbry.
Titres diffusés cette semaine :
- « Guarded Heart » par Immanuel Wilkins feat. Kweku Sumbry
- « Forest Flower » par Charles Lloyd
- « Akiwowo » par Babatunde Olatunji
- « Air » par Immanuel Wilkins Feat. Kweku Sumbry
- « Sooner & Later » par Kweku Sumbry
- « The Rise of a New Era » par Farafina Kan. - Il y a 60 ans, le guitariste Jimi Hendrix donnait ses tout premiers concerts en France, dont une prestation à l’Olympia devenue historique. Ce chapitre éminent de son épopée est narré à la première personne par Yazid Manou, instigateur du premier festival Hendrix à Paris en 1990 et auteur d’un récit biographique vif et enthousiaste paru aux éditions Erick Bonnier.
L’histoire de Yazid Manou est singulière. Devenu, en l’espace de 30 ans, la référence « hendrixienne » en France, il ne se voyait pas écrivain jusqu’à ce que les éditions Petit à Petit le convient en 2022 à écrire les pages biographiques d’une bande dessinée consacrée à son musicien préféré. Ces premiers textes furent finalement la trame de l’ouvrage que nous découvrons aujourd’hui et qui résument l’aventure d’un virtuose absolu dont on ne cesse de conter la destinée aussi brève que prodigieuse. L’intérêt de ce livre n’est pas seulement le voyage musical d’un maestro mais les petits détails que l’auteur, fort de ses recherches passionnées, distille tout au long des quelque 110 pages qui captent notre attention. Si tout semble avoir été dit, Yazid Manou puise dans ses archives, collectées depuis 50 ans, pour tenter de donner du crédit à des faits trop longtemps jugés incertains.
Ainsi, les premières prestations de Jimi Hendrix en France sont méticuleusement commentées, répertoriées, datées, illustrées. Une fantastique photo, dont les historiens se délecteront dorénavant, atteste de la venue d’un jeune guitariste américain à Nancy le 14 octobre 1966. La veille, il se produisait à Évreux avant de se rendre à Villerupt et à Paris (Olympia). À cette époque, Jimi Hendrix est inconnu. Il n’a pas encore fait paraître « Hey Joe », son premier grand classique emprunté au guitariste et harmoniciste Billy Roberts qui se serait, lui-même, approprié la paternité d’une œuvre issue du patrimoine populaire américain. Qu’importe ! La version qu’en donne le futur « guitar-hero » fait mouche et inscrit son nom dans l’imaginaire subversif de la génération pop des années 60.
En l’espace de quatre ans, Jimi Hendrix révolutionne la technique, la maîtrise et le son de la guitare électrique. Depuis sa disparition, le 18 septembre 1970, une somme d’enregistrements plus ou moins recommandables nourrit la ferveur des fans éplorés, mais ce procédé mercantile, s’il préserve l’image d’une icône, n’est pas intarissable et il est opportun de s’interroger sur la valeur de ce que l’industrie du disque osera proposer dans les années à venir. Il reste cependant des documents inédits soumis à d’intenses tractations juridiques. C’est le cas d’un film tourné au Royal Albert Hall de Londres en février 1969. Comme le raconte Yazid Manou dans son livre, un différend entre les ayants droit interdit la diffusion ou la commercialisation de ces images considérées comme le Saint Graal des aficionados. Aura-t-on un jour le plaisir de découvrir cette précieuse archive ? Entretenir l’espoir est peut-être le meilleur moyen de faire vivre une figure mythique… En attendant, savourons la dernière pépite, disponible depuis le 16 octobre 2026, l’intégralité du concert donné à Berkeley en Californie, le 30 mai 1970.
► À lire : Jimi Hendrix par Yazid Manou
► Site internet de Jimi Hendrix
► Titres diffusés cette semaine :
« Hey Joe » par Jimi Hendrix (1966)
« How Would You Feel » par Curtis Knight Feat. Jimi Hendrix (1965)
« Johnny B. Goode » par Jimi Hendrix (1970)
« Little Wing » par Jimi Hendrix (1969)
À écouter aussi« Voodoo Child (Slight Return) », The Jimi Hendrix Experience (1968) - Pour qu’une formation musicale résiste à l’érosion du temps, il faut de la constance et un ancrage solide dans les traditions ancestrales. Ainsi, l’universalité de l’expression artistique paraît inaltérable. C’est ce défi que l’Orchestra Baobab a relevé au fil des décennies en ne se départissant jamais de sa tonalité afro-latine palpitante. Le nouvel album du groupe, Made in Sénégal, en est une belle démonstration.
Créé en 1970, cet orchestre fameux faisait danser les habitués du club Baobab, un établissement d’abord réservé à une clientèle composée de politiciens et d’hommes d’affaires. La bourgeoisie sénégalaise fréquentait donc ce lieu réputé où la musique afro-cubaine, très en vogue à l’époque, rythmait les soirées dakaroises. Progressivement, la force expressive de l’Orchestra Baobab a largement dépassé l’enceinte de cette boîte de nuit huppée pour toucher un public populaire et particulièrement fervent. L’aventure ne faisait que commencer et se poursuit aujourd’hui un bon demi-siècle plus tard.
Certes, plusieurs membres originels ont rejoint les cieux mais l’esprit des fondateurs continue de nourrir la créativité de leurs héritiers. Les aînés tiennent d’ailleurs à perpétuer la tradition en accueillant très régulièrement de jeunes instrumentistes et interprètes dans leurs rangs. L’Orchestra Baobab doit veiller au renouvellement des générations pour que son propos et sa musique épousent l’air du temps. Cette exigence a toujours animé les piliers du groupe qui ont su maintenir l’aura et la notoriété du « Baobab » quand le doute fragilisait l’avenir.
Rester à l’écoute des évolutions sociales et musicales n’est pas un choix stratégique ou commercial, c’est une nécessité absolue pour cette institution cinquantenaire dont la longévité impose le respect. Pour être toujours pertinent en 2026, il faut marquer le coup et démontrer que l’Orchestra Baobab vit au XXIè siècle. En mettant en lumière la merveilleuse voix de la jeune Korka Dieng, première chanteuse dans l’histoire du groupe, le message est clair : les temps ont changé et le « Baobab » s’inscrit dans cet élan progressiste indiscutable. Le talent n’a pas de couleur ou de genre. Il doit juste être chaperonné. Made in Sénégal traduit parfaitement cet impératif qui renforce la crédibilité d’un collectif légendaire.
Vous en serez certainement convaincus le 16 octobre à Trappes, en région parisienne, lors d’une prestation très attendue dans le cadre du festival « Villes des musiques du monde ».
- Le site d'Orchestra Baobab
- Le site des Villes des Musiques du monde.
Titres diffusés cette semaine :
- « Baobab 50 ans » par l’Orchestra Baobab (2026)
- « Casamance » par l’Orchestra Baobab (2026)
- « On verra ça » par l’Orchestra Baobab (1978)
- « Tioro Bye Samba » par l’Orchestra Baobab (2026). - Pilier du groupe Sixun depuis les années 80, Michel Alibo est un fervent défenseur des fusions stylistiques et culturelles. Profondément attaché à ses racines antillaises, il sait combien l’échange et le partage sont les clés d’une vie sociale apaisée. Curieux, un poil aventurier, les expériences les plus périlleuses le font frétiller. La liste des artistes dont il a soutenu les œuvres est interminable. Célébrons un artisan de la sono mondiale !
C’est au Cameroun que la force expressive de la basse lui saute aux oreilles. Il n’a que 16 ans mais ce premier périple africain le fait grandir instantanément. Il réalise que son instrument de prédilection n’est pas seulement destiné à accompagner les artistes. Être un soliste est possible et ce constat modifie ses perspectives. Jusqu’alors, sur la basse électrique qu’il avait chipée à son frère aîné, il se contentait de suivre sagement les codes des musiques antillaises. Quand Michel Alibo découvre toutes les possibilités rythmiques et harmoniques qui s’offrent à lui, son esprit métis scintille immédiatement. Nous sommes au milieu des années 70, le jazz fusion est en vogue et la figure de Jaco Pastorius, bassiste prodigieux du groupe Weather Report, est un repère pour nombre de futurs virtuoses.
Bien que le swing américain capte l’attention des musiciens les plus audacieux, Michel Alibo ne veut pas se laisser enfermer dans un format prédéfini. Il veille à ce que ses racines caribéennes jaillissent dans chacune de ses prestations ou productions. Ses premiers albums sous son nom, Alibo et Kintetik revendiquent cette approche multiculturelle que le groupe Sixun portera en étendard dès 1985. Les origines de chacun des membres de ce fameux sextet traduisent son intention universaliste. Cet engagement citoyen ne s’est pas flétri et Sixun continue de susciter l’engouement et les acclamations. La communion n’interdit cependant pas les expériences. Michel Alibo a multiplié les rencontres et, un demi-siècle après ses premiers pas, peut s’enorgueillir d’avoir magnifié les œuvres de personnalités aussi diverses que Manu Dibango, Michel Jonasz, Salif Keita, Andy Narell ou Richard Payne. Son nom apparait d’ailleurs sur des dizaines d’enregistrements.
Ces dernières années, la contrebasse semble titiller sa créativité. Aux côtés de Mario Canonge et Arnaud Dolmen ou au sein des « Poets of Forest », il privilégie la rondeur acoustique de cet instrument imposant que sa maturité stylistique apprivoise progressivement. Du haut de ses 50 ans de carrière, il peut se lancer de nouveaux défis. L’un des plus symboliques sera son concert en vedette, le 7 octobre 2026, au New Morning à Paris en présence de nombreux invités.
► Facebook Michel Alibo (officiel).
Titres diffusés cette semaine :
- « Poets of Forest » par Michel Alibo, Arnaud Dolmen et Jowee Omicil
- « Donna Lee » par Jaco Pastorius
- « African Boogie » par Manu Dibango Feat. Michel Alibo
- « 4000 Newport » par Sixun Feat. Michel Alibo
- « Kintetik » par Michel Alibo
- « Basses Croisées » par Stéphane Castry et Michel Alibo.
Acerca de L'Épopée des musiques noires
Blues, Gospel, Negro Spirituals, Jazz, Rhythm & Blues, Soul, Funk, Rap, Reggae, Rock’n’Roll… l’actualité de la musique fait rejaillir des instants d’histoire vécus par la communauté noire au fil des siècles. Des moments cruciaux qui ont déterminé la place du peuple noir dans notre inconscient collectif, une place prépondérante, essentielle, universelle ! Chaque semaine, L’épopée des musiques noires réhabilite l’une des formes d’expression les plus vibrantes et sincères du 20ème siècle : La Black Music ! À partir d’archives sonores, d’interviews d’artistes, de producteurs, de musicologues, Joe Farmer donne des couleurs aux musiques d’hier et d’aujourd’hui. Réalisation : Nathalie Laporte. *** Diffusions le samedi à 13h30 TU vers toutes cibles, à 22h30 sur RFI Afrique (Programme haoussa), le dimanche à 18h30 vers l'Afrique lusophone, et à 21h30 TU vers toutes cibles. En heure de Paris (TU + 2 en grille d'été).
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