PodcastsL'Épopée des musiques noires

L'Épopée des musiques noires

L'Épopée des musiques noires
Último episodio

56 episodios

  • Hommage à Steve Cropper

    10/1/2026

    Le 03 décembre 2025, un éminent guitariste, compositeur et producteur américain, disparaissait à l’âge de 84 ans. Bien qu’il fut considéré comme une figure majeure du Blues et de la Soul-Music aux États-Unis durant près de 60 ans, il n’avait jamais cherché la gloire et la lumière des projecteurs. Il était pourtant l’artisan de nombreux succès immortalisés par Otis Redding, Sam & Dave, Eddie Floyd, et beaucoup d’autres… Il s’appelait Steve Cropper. Né en octobre 1941 dans le Missouri, Steve Cropper a finalement assez peu enregistré sous son nom. Il a, en revanche, œuvré pour nombre de personnalités tout au long de sa riche carrière. On a pu le voir aux côtés de Rod Stewart, Richie Havens, Etta James, Albert King, B.B. King, Aaron Neville, Wilson Pickett, Percy Sledge, Mavis Staples, Ringo Starr, etc.… Son rôle d’accompagnateur, de tuteur, de chaperon, et sa camaraderie sincère pour ses acolytes, l’ont hissé au rang de pilier incontournable de l’histoire des musiques populaires américaines au XXe siècle. Il suffit de citer quelques titres emblématiques qu’il eut l’honneur de produire, de composer ou d’interpréter avec les icônes d’antan pour prendre conscience de sa valeur dans l’univers sonore de notre mémoire collective. « Sitting on the Dock of the Bay », « Knock on Wood », « Soulman », « Green Onions », toutes ces mélodies historiques sont estampillées Steve Cropper. Ce brillant instrumentiste aurait pu se gargariser d’avoir croisé la route de véritables légendes de la culture noire américaine mais il préférait conter son épopée avec la plus grande humilité. « On m’a posé toutes les questions possibles… Ça ne me dérange pas. Je suis prêt à répondre à toutes les interrogations tant que cela concerne la musique, évidemment. Je reconnais avoir eu une très belle carrière. S’il y a un message à faire passer aux jeunes générations, c’est celui-ci : “Etre compositeur peut vous apporter le succès, il est plaisant d’être sur scène, dans la lumière, adulé de toutes les filles, mais en réalité le travail de compositeur est bien plus enrichissant”. Je suis heureux d’avoir choisi ce métier ! » [Steve Cropper au micro de Joe Farmer] Steve Cropper a été l’une des chevilles ouvrières du label Stax Records. Principal concurrent de la Motown, cette maison de disques basée à Memphis a révélé des dizaines d’artistes dont les noms sont entrés dans la légende. D’Otis Redding à Isaac Hayes, d’Albert King à Johnnie Taylor, ils ont tous été les contemporains de Steve Cropper. À lire aussiLes archives de Stax Records   La frénésie de l’époque n’avait d’ailleurs jamais quitté l’esprit du guitariste : « J’ai beaucoup de souvenirs en tête. Certaines séances d’enregistrement sont restées dans ma mémoire. Beaucoup de gens me demandent de raconter des anecdotes mais, en réalité, j’étais très sérieux dans mon travail, dans l’écriture, la composition. Il n’y a donc pas d’histoires drôles à vous narrer. Lorsque je travaillais avec Wilson Pickett, c’était non-stop jusqu’à 2 heures du matin ! Et le lendemain on reprenait dès 11 heures. Le travail à peine terminé, Wilson Pickett et Jerry Wexler, le patron du label, retournaient à New York. J’ai évidemment passé plus de temps avec Otis Redding, il était constamment pressé, il était très demandé et cela ne lui permettait pas de passer trop de temps en studio, 4 jours pour enregistrer un album, avec un peu de chance, une semaine entière… On travaillait sans discontinuer, on composait la nuit, on passait notre vie en studio, on dormait 1 à 2 heures par jour ». [Steve Cropper en 2008 sur RFI] Otis Redding sera l’une des comètes lumineuses de l’histoire de la Soul-Music. Il disparaîtra tragiquement le 10 décembre 1967 à seulement 26 ans. Le choc sera rude pour le label Stax qui ne parviendra jamais à retrouver la fougue d’un tel artiste et verra progressivement la flamme vaciller. Steve Cropper sentira le vent tourner et, la mort dans l’âme, acceptera l’inéluctable. À la fin des années 1960, une page se tourne. Il est temps pour Steve Cropper d’envisager une autre aventure. Préférant regarder vers l’avenir plutôt que de ressasser les grandes heures du label Stax, il reprendra son rôle d’accompagnateur de luxe, auréolé de ses nombreuses contributions au répertoire afro-américain. C’est en 1976 que la providence sonne à nouveau à sa porte. Le duo « Dan Akroyd/John Belushi » a la lourde tâche de former un orchestre pour ponctuer de séquences musicales trépidantes l’une des émissions phare de la chaîne NBC. Les Blues Brothers voient ainsi le jour lors du rendez-vous cathodique hebdomadaire Saturday Night Live et Steve Cropper en deviendra l’un des membres essentiels. Outre de vivifiantes apparitions télévisuelles et cinématographiques, le groupe continuera vaillamment à se produire sur scène, même après la mort en 1982 de l’un de ses instigateurs, le chanteur et acteur, John Belushi. À lire aussiThe Blues Brothers   Steve Cropper a été le compagnon de route de nombreuses personnalités sans chercher la reconnaissance unanime ni les lauriers. Être un « sideman » lui convenait et il le reconnaissait volontiers. Homme affable, il n’était jamais avare de confidences et l’exercice parfois périlleux de l’interview radiophonique l’amusait plutôt : « Quel serait mon plus grand vœu ? Ce serait de revoir Otis Redding et John Belushi, sans oublier Al Jackson. Si là-haut, il y a une petite place pour moi, je serais heureux de retrouver mes vieux camarades. J’estime avoir eu beaucoup de chance. C’est grâce à eux que je suis connu comme guitariste, que j’ai appris la rythmique et le plaisir que cela représente ». [Steve Cropper - Juillet 2008] Steve Cropper fut sans nul doute l’un des artisans du rapprochement entre blancs et noirs au cœur des années 1960 aux États-Unis grâce à ses prestations scintillantes et toujours inspirées. Cet activisme artistique et si naturel force à tout jamais le respect. Le site de Steve Cropper Les titres diffusés dans l'émission :  - « Bush Hog » par Serge Cropper - « Land of 1000 dances » par Steve Cropper  - « Last Night » par The Mar-Keys - « Green Onions » par Booker T. And The MG’s - « Fa-Fa-Fa-Fa-Fa (Sad Song) » par Otis Redding  - « These arms of mine » par Otis Redding  - « Mister Pitiful » par Otis Redding  - « I’ve been loving you too long » par Otis Redding  - « Satisfaction » par Otis Redding  - « Try a little tenderness » par Otis Redding  - « Holy Cow » par Rod Stewart  - « Soul Man » par The Blues Brothers  - « Messin’ with the kid » par The Blues Brothers  - « Shot Gun Blues » par The Blues Brothers - « Cuttin’ it close » par Steve Cropper & Felix Cavaliere  - « Knock on Wood » par Eddie Floyd 

  • Prenons la «Route 66»

    03/1/2026

    Artère mythique de la grandeur américaine, la Route 66 a longtemps relié les rives atlantiques et pacifiques des États-Unis, de Chicago à Los Angeles en traversant huit états et trois fuseaux horaires. En 2026, cette longue route de 3940 kilomètres fête son centenaire. Julien Grossot et Lauric Henneton ont conçu un ouvrage passionnant, paru chez Hors Collection Editions, et nous emmènent en vadrouille et en musique sur la fameuse « Mother Road ».  Lorsque Bobby Troup écrit « Get your Kicks on Route 66 » en 1946, il n’imagine certainement pas que sa chanson va devenir l’hymne intemporel de toutes les chevauchées motorisées des aventuriers américains. Reprise des dizaines de fois par des artistes aussi divers que Nat King Cole, Chuck Berry ou les Rolling Stones, cette composition sera la bande-son d’une épopée culturelle, politique et économique, unique. Suivre la « Route 66 », c’est se confronter à la diversité des migrations qui ont façonné l’Amérique. Dès le premier kilomètre, l’histoire sociale s’impose car traverser Chicago, c’est se souvenir du périple de nombreux citoyens afro-américains tentant d’échapper aux lois racistes du sud des États-Unis pour une vie meilleure au nord. Se rendre dans cette ville moderne de l’Illinois, en pleine expansion au milieu du XXe siècle, est alors un enjeu de survie. Écouter le blues de Chicago, c’est entendre la complainte de l’homme noir parvenu à s’extraire de l’oppression ségrégationniste institutionnalisé. Le mode d’expression acoustique artisanal des musiciens du sud trouvera à Chicago une résonance électrique qui dessinera les contours d’une révolution artistique majeure. Tout au long de la « Route 66 », les destinées se lisent comme des romans. John Steinbeck n’avait-il pas inscrit Les raisins de la colère, son œuvre la plus célèbre, sur cette voie transcontinentale ? Au fil des étapes, des personnages surgissent et marquent leur territoire. La musique en est la trace indélébile. D’Est en Ouest, les styles et accents se révèlent et donnent une lecture assez juste d’une mélodieuse géographie sonore nourrie de blues, de country, de jazz, de soul-music, de rock’n’roll. On y rencontre Muddy Waters, Miles Davis, Charlie Parker, Count Basie, Stevie Ray Vaughan, et beaucoup d’autres grands noms de « L’épopée des Musiques Noires ». La « Route 66 » fut un symbole de l’esprit conquérant des américains triomphants et reste, 100 ans après sa création, une inspiration pour nombre d’auteurs, d’instrumentistes et de globe-trotteurs en quête d’un frisson originel. Lisez Rock’n’Road Trip – La Route 66 en Musique et laissez-vous conduire ! Les Facebook de Julien Grosset et Lauric Henneton Les titres diffusés dans l'émission :  « Get you kicks on Route 66 » par Nat King Cole  « Hoochie Coochie Man » par Muddy Waters & The Rolling Stones « Saint-Louis Blues » par Chuck Berry  « Tulsa Time » par Eric Bibb  « Texas Flood » par Stevie Ray Vaughan    À écouter aussi :Sur la route 66

  • Florilège 2025

    27/12/2025

    L’année 2025 fut inattendue, enthousiasmante, palpitante ! Auteurs, instrumentistes, interprètes, producteurs, photographes… Ils ont accompagné une saison radiophonique trépidante. Leurs propos éclairés ont enrichi nos connaissances musicales, ont affiné notre compréhension du monde, ont encouragé l’écoute et le partage. Retournons-nous une dernière fois sur les moments privilégiés des 12 derniers mois et souhaitons-nous d’être à nouveau émerveillés en 2026. Tout au long de l’année, nous nous sommes promenés dans les festivals de France et de Navarre, nous avons arpenté les salles de spectacle, nous avons visité les studios d’enregistrement, nous avons accueilli des interlocuteurs passionnants qui, par leur verve et leur engagement, ont su restituer l’effervescence des cultures afro-planétaire au XXIe siècle. Curieusement, les Caraïbes ont plus spécifiquement occupé nos esprits en 2025. Micro à la main, nous avons croisé la route de musiciens antillais, cubains, haïtiens, jamaïcains, dont l’implication artistique nous a charmés.   L’un d’eux s’appelle Richard Payne. Originaire de Sainte-Lucie, au sud de la Martinique, ce pianiste et chef d’orchestre émérite faisait paraître au printemps 2025 un album intitulé « Introspection » pour lequel il avait sollicité une foultitude de virtuoses ultramarins. Ce collectif d’instrumentistes créoles inégalables nous avait ouvert les portes de son studio pour nous permettre d’assister à la genèse d’une production d’envergure. « Je ne conçois pas la musique de manière classique. J’apporte ma touche personnelle au melting pot caribéen. J’essaye donc de m’échapper de l’interprétation traditionnelle pour trouver les éléments que nous avons en commun et créer quelque chose de neuf. C’est ainsi que l’on parvient à symboliser l’unité des cultures caribéennes. Quand j’écris ma musique, je pense à toutes les composantes des Caraïbes, le Rara, le Bèlè, le Gwoka, le Reggae, mais je n’oublie pas pour autant les disques que j’écoutais durant ma jeunesse, le jazz de Miles Davis et Chick Corea, la musique classique de Bela Bartok et Claude Debussy. Tout cela fait partie de moi et je l’exprime avec mon âme caribéenne ». (Richard Payne sur RFI en avril 2025)     Comme les Antilles, Cuba est aussi une terre métisse où les cultures musicales se sont entrechoquées pour finalement créer un patrimoine d’une richesse exceptionnelle. Le pianiste Chucho Valdès est certainement le symbole ultime de cette quête d’universalité créative. Seul ou avec son groupe Irakere, il a défié les normes stylistiques et les barrières sociales pour trouver un espace de sérénité qui le hisse aujourd’hui au rang des maestros de notre temps. Le 04 avril 2025, il fit l’ouverture du « Cully Jazz Festival » en Suisse où nous avons eu le privilège de l’écouter se raconter : « Qu’ai-je donc appris durant ma carrière ? J’ai beaucoup appris. J’ai passé ma vie à chercher, en quelque sorte. Je suis allé en Afrique et, bien évidemment, aux Etats-Unis et à Cuba, dans les recoins les plus reculés où l’on percevait encore les racines africaines de notre musique qui ne sont pas bien étudiées d’ailleurs. J’ai aussi beaucoup appris d’Herbie Hancock, de Chick Corea, de Keith Jarrett, et même de Cecil Taylor. Ce que j’ai développé repose sur leur patrimoine musical. Leurs œuvres m’ont enrichi. Je pense également aux prestations de Quincy Jones ou au groupe de Miles Davis. De cette époque, j’ai développé un intérêt pour les sonorités électroniques, les synthétiseurs, le piano électrique et, grâce à cela, j’ai façonné un son particulier qui, de surcroît, faisait appel à la source africaine. J’avais en moi les rythmes traditionnels africains que je conjuguais aux sonorités électroniques ». (Chucho Valdès au micro de Joe Farmer, le 04 avril 2025 à Cully en Suisse).     Célébrer les aînés est une marque de reconnaissance et une main tendue à la jeune génération qui découvre ainsi l’héritage transmis par les pionniers au fil des décennies. À la Philharmonie de Paris, au mois de mai 2025, plusieurs disciples du regretté compositeur martiniquais Marius Cultier ressuscitaient son œuvre majeure, « La fleur et l’oiseau ». Alain Jean-Marie, Mario Canonge, Thierry Vaton, Gregory Privat, pour ne citer qu’eux, rendaient un vibrant hommage à un génial trublion disparu il y a 40 ans lors d’une prestation étincelante dirigée par le percussionniste David Donatien. Les 15 musiciens et interprètes antillais réunis pour l’occasion, dont Ralph Tamar et Tony Chasseur, avaient alors dignement revitalisé un répertoire trop peu exposé.     Se pencher sur ses racines est une exigence si l’on veut comprendre son cheminement personnel. Le jeune chanteur américain Tyreek McDole, nouvelle coqueluche de l’art vocal jazz, ne veut pas se soustraire à ses origines haïtiennes. Lors de son concert à Nice, le 26 juillet 2025, il n’éludait pas son attachement à son ancestralité originelle et sa prestation très swing s’en trouvait magnifiée. « Comme j’ai la chance d’avoir en moi une palette de cultures différentes, je ne peux qu’être influencé par cette myriade de sources d’inspiration. On ne parle pas assez souvent de l’impact des Caraïbes sur le jazz américain. On dit d’ailleurs que la Nouvelle-Orléans est la ville la plus au nord des Caraïbes car, ancestralement, il y avait beaucoup de commerce entre la Louisiane et les îles des Caraïbes : Trinidad et Tobago, Cuba, Haïti… Il y a donc dans cette région du monde, une interconnexion des cultures qui a fait de la Nouvelle-Orléans le fameux melting-pot dont tout le monde parle aujourd’hui. Les Américains pensent qu’ils ont créé seuls cette forme d’expression qu’on appelle « Jazz ». Ils oublient seulement l’influence des cultures voisines, des migrants, en d’autres mots, le reste du monde. Par conséquent, mes différentes origines m’ont ouvert l’esprit et, en tant que citoyen américain, j’ai profité des différentes traditions importées par les migrants. Nous avons tous contribué à la création des États-Unis. La musique américaine est donc le fruit d’un métissage international. Je suis un enfant du Rara et du Compas haïtiens mais aussi du Jazz, du Hip hop, du R&B américains. J’ai tout cela en moi ». (Tyreek McDole sur RFI depuis le Nice Jazz Festival 2025)   Quoi que puissent dire les éternels ronchons toujours prompts à critiquer l’audace multiculturelle de créateurs inspirés, cette année 2025 a une nouvelle fois prouvé que le dialogue, la tolérance et l’ouverture d’esprit, sont nécessaires à notre vie commune sur cette planète bleue. Gageons que 2026 entérinera une fois pour toutes l’exigence de tendre l’oreille et d’embrasser les évolutions du monde.

  • Révisons les classiques de Michael Jackson

    20/12/2025

    Est-il encore possible d’avoir zappé quelques perles de Michael Jackson tant sa destinée fut commentée, analysée, scrutée, décortiquée ? Richard Lecocq, incontestable connaisseur de cette imposante discographie, propose un nouvel ouvrage consacré à la star sobrement intitulé «Legend». Réécouter les ritournelles d’une icône absolue, ponctuées par les remarques éclairées d’un incontestable spécialiste, illumine indubitablement les fêtes de fin d’année. On pense tout savoir sur le «Roi de la Pop», et pourtant, en parcourant le livre très documenté de Richard Lecocq, on réalise soudain qu’un nombre non négligeable de petits détails nous a échappé. Saviez-vous que Berry Gordy et ses équipes inondaient le marché discographique de rééditions estampillées Motown chaque fois que Michael Jackson ou ses frères faisaient paraître un album sur le label concurrent ? Saviez-vous que le clip de Thriller fut filmé dans une zone industrielle à l’intersection de «Union Pacific Avenue» et «Calzona Street» à Los Angeles ? Saviez-vous que le premier album posthume paru en 2010, sobrement intitulé Michael, fut sujet à controverse quand des fans aux oreilles affûtées constatèrent que trois des dix titres n’étaient pas interprétés par l’icône disparue ? Saviez-vous que Michael Jackson fut le plus généreux donateur à des œuvres caritatives avec un montant global estimé à 500 millions de dollars ? Saviez-vous que la panthère noire du clip «Black or White» est une allusion au «Black Panthers Party» ? Toutes ces informations nous donnent une nouvelle lecture de «L’épopée Michael Jackson». Il faut dire que Richard Lecocq n’en est pas à son coup d’essai. Il a déjà publié en 2019 «Michael Jackson, La Totale» (EPA Éditions) avec son camarade François Allard. Il est également l’auteur d’un ouvrage intitulé «King» (Publibook) paru en 2011, il a collaboré à l’édition du livre anniversaire «Thriller 25» et au projet «Bad 25». Alors que l’on annonce un film biographique en avril 2026, ses commentaires sauront nous guider dans l’histoire mouvementée d’un génial artiste dont on ne se lasse jamais de redécouvrir les joyaux. ⇒ Le site Michael Jackson ⇒ Michael Jackson Legend, Glénat. Titres diffusés cette semaine : « I want you back » par les Jackson 5 (1969) «Shake a body (Demo)» par The Jacksons (1978) «We are the world» (Demo) par Michael Jackson (1985) «Best of Joy» par Michael Jackson (Sortie posthume - 2010) «Another part of me» par Michael Jackson (Live Wembley - 1988).  

  • Jacques Schwarz-Bart + Grégory Privat = «22»

    13/12/2025

    Ils sont nés un 22 décembre à 22 ans d’écart ! Le pianiste martiniquais Grégory Privat et le saxophoniste guadeloupéen Jacques Schwarz-Bart ont uni leur talent pour imaginer un album dans lequel une myriade de sources d’inspiration magnifie leurs prouesses stylistiques. C’est ainsi que 22 vit le jour. Un dialogue complice, une joute jazz, une camaraderie caribéenne, l’addition de deux individualités chaleureuses que le public du New Morning à Paris pourra savourer le 27 décembre 2025. La multiplicité de leurs projets respectifs et leur insatiable propension à tenter des d’expériences ne pouvaient que provoquer cette rencontre magistralement périlleuse. Cette audace est le signe d’une véritable virtuosité. Il faut dire que chacun d’eux a démontré sa valeur artistique au fil des années. Jacques Schwarz-Bart est un homme libre qui déjoue les normes académiques en s’offrant le luxe de bousculer le jazz de ses aînés. Son humeur caribéenne mâtine son répertoire d’un irrésistible lyrisme cadencé certainement hérité de ses ancêtres. Instrumentiste savant, il est aussi un citoyen concerné par les enjeux géopolitiques actuels. Sa participation active au projet Black Lives – From Generation to Generation révèle une quête de justice que sa musique épouse singulièrement. Grégory Privat est également un être attentif aux circonvolutions du monde. Lui aussi perçoit ce XXIè siècle avec acuité et joue avec les nuances sonores de sa musicalité éclectique pour transmettre un sentiment de concorde et d’unité. Ses circonvolutions pianistiques ne cessent de susciter la curiosité et l’intérêt de ses admirateurs. Électrique ou acoustique, la texture de ses envolées créatives le hisse au rang des plus téméraires agitateurs swing de notre temps. Cette hardiesse lui brûlera-t-elle les ailes ? Seul, le public saura l’accompagner dans ses fulgurances et son imaginaire. Sachons donc saluer les prises de risque quand, d’un disque à l’autre, les couleurs harmoniques évitent l’écueil de la répétition, du «déjà vu, déjà entendu». L’improvisation n’est pas nécessairement un exercice d’équilibriste, elle peut être maîtrisée et assumée. L’expérience est la clé et Grégory Privat acquiert cette maturité qui identifie sa personnalité artistique. 22 est un album fascinant qui fait appel à deux sensibilités uniques, différentes et curieusement complémentaires. Cet échange improbable entre un pianiste et un saxophoniste, sans l’apport percussif d’un tambour ka ou bèlè, n’altère pas le rythme et l’émotion du répertoire. Chaque composition a sa lecture, sa signification, son rôle. À nous de les saisir… Après une imposante tournée aux États-Unis, au Canada, en Guyane, en Martinique, les spectateurs parisiens pourront à leur tour faire scintiller cette guirlande de notes frissonnantes entre Noël et le Jour de l’an. Quelle belle promesse ! - Jacques Schwarz-Bart & Grégory Privat au New Morning le 27 décembre 2025 - Le site de Grégory Privat (en anglais) - Le site de Jacques Schwarz-Bart (en anglais). Titres diffusés cette semaine : - «The Most Beautiful» par Jacques Schwarz-Bart et Grégory Privat, extrait de l’album 22 - «Yamakasi» par Grégory Privat, Laurent Coulondre et Arnaud Dolmen, extrait de l’album The Get Down - «Dlo Pann» par Jacques Schwarz-Bart et Grégory Privat, extrait de l’album 22 - «I Apologize» par le collectif Black Lives, extrait de l’album People of Earth - «Tournesol» par Jacques Schwarz-Bart et Grégory Privat, extrait de l’album 22.

Acerca de L'Épopée des musiques noires

Blues, Gospel, Negro Spirituals, Jazz, Rhythm & Blues, Soul, Funk, Rap, Reggae, Rock’n’Roll… l’actualité de la musique fait rejaillir des instants d’histoire vécus par la communauté noire au fil des siècles. Des moments cruciaux qui ont déterminé la place du peuple noir dans notre inconscient collectif, une place prépondérante, essentielle, universelle ! Chaque semaine, L’épopée des musiques noires réhabilite l’une des formes d’expression les plus vibrantes et sincères du 20ème siècle : La Black Music !  À partir d’archives sonores, d’interviews d’artistes, de producteurs, de musicologues, Joe Farmer donne des couleurs aux musiques d’hier et d’aujourd’hui. Réalisation : Nathalie Laporte. *** Diffusions le samedi à 13h30 TU vers toutes cibles, à 21h30 sur RFI Afrique (Programme haoussa), le dimanche à 17h30 vers l'Afrique lusophone, à 18h30 vers Prague, à 21h30 TU vers toutes cibles. En heure de Paris (TU +1 en grille d'hiver).
Sitio web del podcast
Aplicaciones
Redes sociales
v8.2.2 | © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 1/17/2026 - 1:04:37 AM