PodcastsL'Épopée des musiques noires

L'Épopée des musiques noires

L'Épopée des musiques noires
Último episodio

74 episodios

  • «Jazz sous les pommiers» invite Shemekia Copeland

    16/05/2026
    Depuis plus de 20 ans, la fille du regretté bluesman Johnny « Clyde » Copeland a affirmé sa place dans l’univers des musiques populaires afro-américaines. Sa voix puissante et chaleureuse résonne sur les scènes internationales, ses albums ont été maintes fois primés aux États-Unis, ses prestations ont toujours été saluées par ses nombreux admirateurs. Shemekia Copeland, marraine de notre émission en 2002, est devenue une icône. Le 12 mai 2026, le festival « Jazz sous les pommiers » la conviait à Coutances en Normandie pour une date unique en France et nous y étions…
    La soirée que les organisateurs de ce rendez-vous printanier annuel avaient concoctée pour les amateurs de blues authentique fut scintillante. La mise en bouche fut fort goûtue car la jeune Delanie Pickering a le don de jouer avec les contrastes et les couleurs sonores. Son éclectisme lui permet de nourrir son jeu guitaristique d’accents électriques convaincants hérités du Chicago Blues que ses aînés ont forgé au fil des décennies. Timide hors de scène, cette jeune femme s’affirme totalement sur scène. Avec l’humilité qui sied aux grands artistes, elle sait captiver son audience et les spectateurs avertis en furent convaincus à l’issue de sa prestation.
    Certes, les fidèles du festival attendaient surtout et avec impatience le moment de savourer la voix puissante et chaleureuse de Shemekia Copeland. Ces dernières années, son engagement artistique sincère s’est doublé d’un activisme musical indiscutable. Si son dernier album, Blame it on eve, n’est pas aussi frondeur que les trois disques précédents (America’s child, Uncivil War et Done come too far), il faut savoir lire entre les lignes et déceler le propos de cette femme de caractère que la maternité semble avoir transformé. Son rôle de mère lui impose des responsabilités évidentes et sa lecture du monde actuel est d’autant plus vigilante. Elle le reconnaît elle-même dans « Tough Mother », elle a désormais du répondant. Ses parents ne sont plus de ce monde, elle doit à présent se comporter en adulte. Ce constat la pousse à prendre le taureau par les cornes alors que la tension sociale, notamment aux États-Unis où elle vit, inquiète la population.
    En concert, Shemekia Copeland délivre avec ferveur des messages que les oreilles les plus affûtées savent décoder. Elle épouse progressivement la posture de narratrice que ses ancêtres ont développé pendant des siècles. Elle raconte, certes, l’épopée du peuple noir mais veut dépasser les poncifs éculés et tend la main aux humanistes de toutes origines. En interprétant, par exemple, l’histoire de Rufus « Tee Tot » Payne, elle revitalise le sentiment de générosité présent en chacun de nous car ce brave homme, né en Alabama en 1883, avait défié la ségrégation en apprenant au futur roi de la country, Hank Williams, à jouer le blues. Cet échange entre deux citoyens américains, que la société d’alors tentait d’opposer à cause de la couleur de leur peau, a inspiré une chanson que Shemekia Copeland nous invite à méditer. Lorsque nous l’avions rencontrée pour la première fois en 2002, nous n’imaginions pas que la jeune femme de 23 ans qui s’exprimait à notre micro parviendrait tant à nous émouvoir. Elle est aujourd’hui une artiste reconnue qui a même eu l’honneur de se produire à la Maison Blanche en 2012 à l’invitation du président Obama en présence de B.B King, Buddy Guy et des Rolling Stones. Quel chemin parcouru !
    ⇒ Shemekia Coppeland
    ⇒ Le festival Jazz sous les pommiers.
    Titres diffusés cette semaine :
    « Swing By » par Delanie Pickering (Live à Coutances – 12 mai 2026)
    « No Equivalency » par Delanie Pickering (Live à Coutances – 12 mai 2026)
    « Tough Mother » par Shemekia Copeland (Live à Coutances – 12 mai 2026)
    « Ain’t No Time For Hate » par Shemekia Copeland (Live à Coutances – 12 mai 2026)
    « Hit Em’ Back » par Kenny Wayne Shepherd (Feat. Shemekia Copeland) extrait de “Dirt on my diamonds »
  • Kamil Rustam s’offre le disque de ses rêves !

    09/05/2026
    Installé aux États-Unis pendant 25 ans, le guitariste français Kamil Rustam a joué avec les plus grands noms, de Stevie Wonder à Youssou Ndour, de Manu Katché à Angélique Kidjo… Après des décennies de collaborations éclectiques, le virtuose fait frétiller la Soul music originelle à travers un album palpitant qui rend justice à une époque et à une humeur sonore enracinée dans les années 70. Son nouvel album, Listen Up !, est un cadeau qu’il se fait et qu’il nous fait.
    Pour cette nouvelle production, Kamil Rustam a fait appel à des amis de longue date. Leurs noms ne sont pas forcément connus du grand public mais leur talent est indéniable. Ils ont tous prouvé leur valeur à travers le temps et magnifient le répertoire de leur hôte. Contrairement à Cosmopolitain, album instrumental paru en 2017, ce sont des voix rondes et chaleureuses qui bercent nos oreilles en 2026. Billy Valentine, Amy Keys, Eddie Brown, Arnold McCuller, Kudisan Kaï virevoltent sur les compositions du maître d’œuvre et ravivent une tonalité musicale afro-américaine authentique et réconfortante. La cerise sur le gâteau est la relecture inspirée du classique « Let’s stay together » immortalisé en 1971 par le révérend Al Green et revitalisé en 1983 par l’illustre et regrettée Tina Turner.
    Pourquoi Kamil Rustam a-t-il choisi de nous plonger dans cet univers sonore spécifique ? Réalise-t-il un rêve de jeunesse ? Suit-il son inspiration débordante ? Il est évident que son savoir-faire, son expérience et son bon goût ont progressivement dessiné les contours de ce disque enthousiasmant. La sève soul jaillit naturellement comme s’il faisait sien le patrimoine de ses camarades de jeu. Rien ne prédestinait pourtant Kamil Rustam à embrasser cette culture héritée d’une épopée si éloignée de sa propre destinée. Né à Amsterdam, il a grandi à Paris et s’est laissé happer par les fulgurances des Beatles, des Rolling Stones, de Pink Floyd et de Jimi Hendrix. Ces piliers de l’histoire du rock ont guidé ses doigts agiles vers la guitare. Le virus de l’interprétation et de la composition l’a saisi et a décidé de son avenir.
    À 64 ans, Kamil Rustam est en quête d’un plaisir simple : s’épanouir dans un art qu’il maîtrise et partager cette joie unique au plus grand nombre. Instrumentiste aguerri, il ne cherche pas la performance mais juste le bonheur de transmettre sa passion en toute confiance en compagnie de colistiers fidèles et investis. Le 10 juin 2026, il dévoilera au public parisien le fruit de sa jubilatoire expressivité en livrant une prestation unique au théâtre de l’IA.
    ⇒ Le théâtre de l'IA
    ⇒ Le site de Kamil Rustam
    ⇒ Kamil Rustam - I Wanna Dance (feat Billy Valentine)
    ⇒ Linktree Kamil Rustam.
    Titres diffusés cette semaine :
    - « Wanna Dance » par Kamil Rustam (feat. Billy Valentine), extrait de Listen up
    - « Wade in the water » par Billy Valentine, extrait de Universal truth
    - « Let’s stay together » par Kamil Rustam (feat. Eddie Brown), extrait de  Listen up
    - « Summer Highway » par Kamil Rustam (feat. Amy Keys), extrait de Listen up.
  • Les accents pédagogiques du Cully Jazz Festival

    02/05/2026
    Comment la musique peut-elle susciter un éveil, un engagement, une raison d’être ? Lors du 43ème Cully Jazz Festival en Suisse, plusieurs artistes ont souhaité délivrer un message citoyen porté par les valeurs éducatives de l’art. La chanteuse américaine Michelle David a livré une prestation devant des enfants de 4 à 12 ans.
    De son côté, la koriste gambienne Sona Jobarteh a insisté sur le développement psychologique utile des jeunes à travers la pratique d’un instrument. Nous étions sur place pour constater les efforts de tous ces bienveillants tuteurs.
     
    Les aléas d’un festival n’entament jamais l’enthousiasme des artistes à se produire devant un public attentif et chaleureux. Cela s’est particulièrement vérifié le 18 avril 2026 quand Michelle David, merveilleuse chanteuse de soul-music, parvint avec une bonne demi-heure de retard à Cully où l’attendaient patiemment quelques dizaines de bambins accompagnés de leurs parents. Ce rendez-vous en pleine après-midi suscita l’engouement de ces jeunes spectateurs peut-être exposés pour la première fois à une performance in vivo. Que retiendront-ils de ce moment de ferveur musicale ? Un vague souvenir ? Un sentiment d’excitation ? Des images gravées à jamais dans leur mémoire ? Il est certain que l’initiative proposée par le Cully Jazz Festival n’est pas vaine et portera ses fruits.
    Cette intention fort louable est aussi devenue le sacerdoce de Sona Jobarteh. Cette brillante instrumentiste et chanteuse gambienne consacre sa vie d’artiste à l’élévation spirituelle de la jeunesse. La musique a le pouvoir de mobiliser les consciences, de nourrir l’élan volontaire, de façonner l’esprit critique, de structurer la pensée. « Il faut que les jeunes parviennent à réfléchir différemment, il faut leur apporter notre expérience de la vie et qu’ils comprennent que penser par soi-même est possible. Cela concerne tous les continents pas seulement l’Afrique. Je constate tristement que les jeunes n’ont aucun intérêt pour l’histoire et ne peuvent donc pas inscrire leur pensée dans une compréhension de leur propre cheminement. En ne permettant pas à des jeunes de connaître leur histoire, vous entretenez l’ignorance et cela mène souvent au racisme. Votre état d’esprit est alors totalement pollué par une forme de ségrégation créée par votre manque d’éducation et de connaissance. La peur de l’autre peut mener à des drames irrémédiables. Quand on ne cherche pas à connaître la vérité et que l’on se convainc d’avoir raison, la violence n’est pas loin. Nous devons donc orienter l’esprit de nos jeunes dans la bonne direction. Quand je donne mes cours d’histoire, je ne mésestime pas la colère réprimée qui anime l’esprit de mes étudiants mais je préfère de loin qu’il l’exprime en classe plutôt que dans la rue car, dans cette enceinte scolaire, je peux les guider. Je peux leur expliquer que la meilleure façon de changer le monde n’est pas de tuer son ennemi mais de changer la manière dont les gens pensent. Cela peut se faire sans armes, juste avec des notes de musique ». (Sona Jobarteh au micro de Joe Farmer)
    Le concert que donna Sona Jobarteh à Cully, le 18 avril, fut l’occasion de rappeler aux spectateurs que l’éducation musicale est l’un des leviers efficaces de la transmission patrimoniale. Son fils Sidiki Jobarteh, élève de la « Gambia Academy », démontra à travers ses prouesses au balafon que les traditions ancestrales ne sont pas figées dans le passé, conservent un sens moral et une utilité sociale, sont d’une modernité trop souvent mésestimée. Les programmateurs du Cully Jazz Festival l’ont compris et ont été bien inspirés de convier toutes ces étoiles scintillantes à éclairer notre réflexion.
    ⇒ Cully Jazz Festival
    ⇒ Michelle David and The True Tones
    ⇒ Sona Jobarteh.
     
    Titres diffusés cette semaine :
    Brothers & Sisters par Michelle David (Live – Cully 2026)
    Mamamuso par Sona Jobarteh (Live – Cully 2026)
    Kambengwo par Sona Jobarteh (Feat. Youssou Ndour)
    Jarabi par Sona Jobarteh (Live – Cully 2026).
  • Les accents afro-cubains du Cully Jazz Festival

    25/04/2026
    Depuis plus de 40 ans, le Cully Jazz Festival en Suisse promeut un multiculturalisme assumé. L’éclectisme de ce rendez-vous printanier au bord du Lac Léman ne s’est jamais démenti. Du 10 au 18 avril 2026, la 43ème édition n’a pas failli à la règle en accueillant des artistes de tous horizons, de Théo Croker à Fatoumata Diawara, de Michelle David à Anouar Brahem...
    Une inclinaison cubaine a notamment orienté nos micros et nos oreilles vers les prestations du duo Roberto Fonseca/Vincent Segal et du toujours surprenant Richard Bona.
    Si l’esprit des musiques afro-latines nourrit depuis toujours l’inspiration du bassiste Richard Bona, son album Heritage paru en 2016 en fut une patente confirmation. Depuis l’aventure « Mandekan-Cubano », il y a 10 ans, l’humeur caribéenne de ce virtuose absolu capte notre attention tant l’authenticité de ses interprétations laisse bouche bée. Le 17 avril 2026, sa présence scénique, son humour, ses éclectiques acrobaties vocales et instrumentales ont épaté le public suisse qui ne parvenait pas à le laisser quitter la scène après 90 minutes de plaisir indicible. Richard Bona virevolte dans des univers sonores qu’il maîtrise parfaitement. Il joue avec les spectateurs, entouré d’une équipe de jeunes loups fort talentueux venus des quatre coins de la planète, Madagascar, Italie, France… Du haut de son universalisme assumé, le maestro joue sans malice avec les intonations, les accents sonores, et parvient à unir une foule de curieux et de fans invétérés dans un élan de générosité manifeste. Richard Bona le dit lui-même : il s’ennuie vite ! Alors, pour déjouer la monotonie, il se lance des défis, multiplie les projets, les expériences, les audaces. Sous le grand chapiteau de Cully, sa ferveur était communicative et profondément sincère.
    Le lendemain, une proposition musicale plus intimiste ensorcelait les quelques dizaines de privilégiés venus assister, au Temple de Cully, à la prestation de deux incroyables instrumentistes. Là encore, l’intention œcuménique était évidente. Le violoniste français Vincent Segal et le pianiste cubain Roberto Fonseca présentaient le fruit savoureux de leur mélodieuse association. Là encore, le désir de faire tomber les barrières culturelles légitimait ce merveilleux dialogue porté par des notes sensibles et limpides. L’acoustique de ce lieu de recueillement invitait aussi à cet échange entre deux citoyens du monde. Qu’ils soient originellement issus de contrées, dont les traditions pourraient paraître lointaines, ne fut pas un frein à leur hardiesse rythmique et harmonique. Véritables puits de science musicologique, Vincent Segal et Roberto Fonseca n’ont pas d’œillères et savent idéalement créer des passerelles entre plusieurs idiomes hérités de leurs patrimoines ancestraux. Le répertoire de cette « Nuit Suisse à Cully » restituait magistralement la fameuse « Nuit Parisienne à La Havane », dernière production discographique d’un duo envoûtant acclamé à sa juste valeur.
    ⇒ Le Cully Jazz Festival
    ⇒ Le site de Richard Bona
    ⇒ Le site de Roberto Fonseca.
    Titres diffusés cette semaine :
    « Te Misea » par Richard Bona (Live à Cully 2026)
    « O Sen Sen Sen » par Richard Bona (Album : Live – Bona makes you sweat)
    « Rumbo a ti » par Vincent Segal & Roberto Fonseca (Album : Nuit parisienne à La Havane)
    « Soul Kiss » par Vincent Segal & Roberto Fonseca (Live à Cully 2026)
    « Nuit parisienne » par Vincent Segal & Roberto Fonseca (Album : Nuit parisienne à La Havane).
  • L’aura de Prince résistera-t-elle à l’érosion du temps?

    18/04/2026
    10 ans après sa disparition, le guitariste, chanteur, producteur, acteur, afro-américain, Prince Rogers Nelson, fascine toujours. Combien de temps encore ce trublion du funk, de la soul-music, du jazz, réussira-t-il à susciter l’engouement au-delà de la mort ? Les générations futures garderont-elles en mémoire ses œuvres, ses frasques, son génie créatif ? Ses contemporains peuvent témoigner mais est-ce suffisant pour entretenir la flamme ?
    À partir des années 80, Prince a régné sur toute la planète pop à coups de ritournelles minutieusement ciselées et toujours virtuoses. Certains airs sont devenus des tubes mais sont-ils intemporels ? « Purple Rain », par exemple, semble défier les effets dévastateurs d’une époque révolue mais que dire de l’ensemble du répertoire ? Les proches de l’artiste continuent, contre vents et marées, de défendre leur héros au risque de frôler l’idolâtrie. « Il existe peu de musiciens sur cette planète avec lesquels j'ai passé autant de temps qu'avec Prince. Je me contenterais donc de dire ceci… Pour moi, il n'y a eu qu'un seul Prince. Rendez-vous compte, il pouvait tenir un public en haleine pendant deux heures juste avec sa guitare et sa voix ou avec un piano seul. Je ne connais personne capable d'une telle performance. Tant que je n'aurais pas découvert un artiste à la hauteur de Prince, je continuerai à dire qu’il était le meilleur. Certes, certains musiciens sont capables de se produire en solo mais ont-ils le talent et la maestria d'un personnage comme Prince ? J'en doute… En tout cas, à ce jour, pour moi, il n'y a qu'un seul Prince ! ». (Larry Graham au micro de Joe Farmer en juin 2016)
    À quoi reconnaît-on un maestro ? Cette interrogation très délicate suppose une étude approfondie de la personnalité du créateur, de ses œuvres et de son héritage patrimonial. Morris Hayes a longtemps été le pianiste et colistier fidèle de Prince. Il a eu le loisir d’observer, de converser et de comprendre son illustre partenaire de scène et de studio. Son regard, bien que révérencieux, est nuancé par les années passées au sein du groupe « New Power Generation » : « La première fois que j’ai vu Prince sur scène, c’était à l’époque de « Purple Rain ». Lorsque j’ai eu le plaisir de le rencontrer, quelques années plus tard, j’ai découvert que Prince avait plusieurs visages. Le premier, c’était celui de « Purple Rain ». Le deuxième, c’était ce perfectionniste avec lequel j’ai eu la chance de répéter. Prince ne voulait faire aucune erreur. Il était intraitable avec ses musiciens et avec lui-même. Il considérait que les spectateurs devaient assister à un spectacle irréprochable. On répétait des journées entières, des nuits entières, pour que nous soyons des instrumentistes à la hauteur de ses espoirs. Il était donc un chef d’orchestre très exigeant. Un autre visage de Prince, c’était le bon camarade blagueur avec qui on pouvait jouer au basket, avec qui on pouvait bavarder pendant des heures. Il avait aussi un visage triste parfois. S’il était de mauvaise humeur ou contrarié, cela rejaillissait sur l’état d’esprit des autres musiciens. Et puis, il y avait le Prince bienveillant. Si vous aviez des problèmes, vous pouviez compter immédiatement sur lui. J’ai donc observé ses différents visages en silence. Chaque jour, je me disais : « Quel prince allons-nous découvrir aujourd’hui ? ». Si le Prince des mauvais jours arrivait en studio, je m’en rendais compte immédiatement et je prévenais les autres musiciens : « Les gars, il va falloir vous armer de patience aujourd’hui… ». (Morris Hayes sur RFI en juillet 2022)
    Quoi que l’on retienne de Prince, l’hommage sera toujours appuyé car la rectitude l’emportait sur l’attitude. Ce personnage, haut en couleurs, pouvait être imprévisible et mystérieux mais son exigence et sa rigueur ne souffraient aucune contestation. Disparu le 21 avril 2016 à 57 ans, Prince est entré dans la légende. Comme Miles Davis ou Jimi Hendrix, il a laissé une trace indélébile et ouvert un chemin. Qui saura ou osera l’emprunter ? Le guitariste Thomas Naim s’y essaiera le 21 avril 2026 au Sunset-Sunside à Paris. Serez-vous convaincus ?
    ⇒ Le site de Prince.
    Titres diffusés cette semaine :
    «Free» par Prince, Larry Graham, Chaka Khan (Sony Music)
    «Rest of my life» par Prince (Warner Bros)
    «Nothing compares to you» par Prince (Warner Bros)
    «Pop Life» par New Power Generation (Live Marseille 2022)
    «God Bless America» par New Power Generation (Live Marseille 2022)
    «Sexy M.F» par Prince (Warner Bros).
Acerca de L'Épopée des musiques noires
Blues, Gospel, Negro Spirituals, Jazz, Rhythm & Blues, Soul, Funk, Rap, Reggae, Rock’n’Roll… l’actualité de la musique fait rejaillir des instants d’histoire vécus par la communauté noire au fil des siècles. Des moments cruciaux qui ont déterminé la place du peuple noir dans notre inconscient collectif, une place prépondérante, essentielle, universelle ! Chaque semaine, L’épopée des musiques noires réhabilite l’une des formes d’expression les plus vibrantes et sincères du 20ème siècle : La Black Music !  À partir d’archives sonores, d’interviews d’artistes, de producteurs, de musicologues, Joe Farmer donne des couleurs aux musiques d’hier et d’aujourd’hui. Réalisation : Nathalie Laporte. *** Diffusions le samedi à 13h30 TU vers toutes cibles, à 22h30 sur RFI Afrique (Programme haoussa), le dimanche à 18h30 vers l'Afrique lusophone, et à 21h30 TU vers toutes cibles. En heure de Paris (TU + 2 en grille d'été).
Sitio web del podcast