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L'Épopée des musiques noires

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  • La poésie cadencée de Sonny Troupé

    04/04/2026
    Depuis 15 ans, le batteur et percussionniste guadeloupéen Sonny Troupé façonne un univers sonore qu’il peaufine à chacune de ses brillantes apparitions scéniques et à travers ses fastueuses productions discographiques. Evy Danse reflète parfaitement cette intention artistique dont on perçoit désormais la signature. Dernier volet d’un triptyque entamé en 2013, cet album est un conte dont la poésie lyrique vous ensorcèlera.
    Insatiable rythmicien, Sonny Troupé a, de longue date, mis son talent au service de ses contemporains dont Lisa Simone ou le collectif « Black Lives », pour ne citer que ces deux exemples, mais son jeu est aussi l’écho d’une identité qu’il entend imprimer dans ses propres créations. Lorsqu’il fit paraître Voyages et Rêves, au début des années 2010, l’intention était déjà limpide : faire jaillir une culture ancestrale, celui du Gwoka, dans l’universalisme de la musique, hisser l’héritage patrimonial de ses aînés au-delà des limites ultramarines. En convoquant les voix de Bob Marley ou de Martin Luther King, sur ce premier disque, son espoir d’un monde débarrassé de préjugés, de discriminations, de chapelles culturelles, semblait guider son inspiration.
    Il confirma brillamment cette volonté farouche d’affirmer un idéal dans Reflets Denses en 2017. Cette deuxième audacieuse invitation à reconsidérer notre définition souvent réductrice de la créolité fut un coup de maître, porté par la frappe mélodieusement incisive d’un sage agitateur. Sonny Troupé, aguerri par des dizaines de prestations à travers la planète, augmentait son quartet d’invités prestigieux, deux saxophonistes émérites, Thomas Koenig et Raphaël Philibert. Que devions-nous comprendre alors ? Que nous disait-il ? Quelles interrogations devions-nous nous poser ? Il faut croire que cette subtile évocation de nos différences et de nos ressemblances continuait d’agiter l’esprit vif de notre trublion.
    2026 marque la dernière étape de ce cheminement spirituel qui a mené Sonny Troupé jusqu’à ce désir irrépressible de louer la diversité et l’humanité en chacun de nous. Pourquoi devrions-nous résister aux tentations d’embrasser les traditions de contrées lointaines ? Pourquoi devrions-nous craindre la fusion métisse des mots et des notes ? L’unité est un si joli concept. Pourquoi résister à cette généreuse tentation qui pousse les instrumentistes à s’apprivoiser, se connaître et dialoguer ensemble dans une forme d’espéranto musical ? Sonny Troupé milite depuis longtemps pour que les modes d’expression, les rites et codes, trouvent l’harmonie. En invitant un quatuor à cordes à magnifier son propos, il invite l’auditeur à suivre l’histoire d‘Evy, tout au long d’une vie. Ce personnage-clé n’est peut-être pas qu’une allégorie de notre parcours de vie. À nous de déceler et de nous approprier le message de l’auteur dont le tempo multi-directionnel nous convie à la danse. Laissez-vous prendre par la main le 9 avril 2026 au Studio de l’Ermitage à Paris.
    ⇒ Le site de Sonny Troupé
    ⇒ Le site du Studio de l'Ermitage.
    Titres diffusés cette semaine :
    - « Limyè » par Sonny Troupé extrait de « Evy Danse »
    - « An Bwa Matouba » par Sonny Troupé extrait de « Evy Danse »
    - « San Mélé » par Sonny Troupé extrait de « Evy Danse »
    - « Vibes a Péyi là » par Jocelyn Ménard (Feat. Sonny Troupé) extrait de « Vibes a Péyi là »
    - « Evy Danse » par Sonny Troupé extrait de « Evy Danse »
  • Donnons « Carte Blanche » à Ray Lema

    28/03/2026
    Le 30 mars 2026, le célèbre pianiste congolais Ray Lema fêtera son 80è anniversaire ! À cette occasion, nous lui donnons « carte blanche » pour concocter le programme de son choix lors de cette émission spéciale. À quelques jours de son concert au Studio de l’Ermitage à Paris où il présentera Passion Congo, son nouvel album réalisé avec le concours d’une formation classique européenne, le maestro révélera une part de sa vérité à travers ses goûts musicaux toujours éclectiques.
    Au fil des décennies, Ray Lema a consciencieusement brouillé les pistes pour ne pas se laisser enfermer dans un genre, un idiome, un patrimoine. Sa jeunesse à Kinshasa l’a confronté à une myriade de couleurs sonores dont il se nourrissait sans envisager, alors, qu’elle lui apporterait l’inspiration nécessaire pour se distinguer de ses homologues. Les soubresauts de la vie d’artiste l’ont finalement conduit à se renouveler sans cesse. Le cheminement audacieux de cet universaliste convaincu a inscrit son nom parmi les grands créateurs de notre temps. En duo pianistique ou en grande formation symphonique, Ray Lema exige la rigueur et espère le partage.
    Passion Congo traduit cette ouverture d’esprit qui lui permet de jouer avec les codes culturels. La témérité avec laquelle le maître d’œuvre marie les différentes sources de son univers artistique est prodigieuse. L’intention est limpide : créer le dialogue entre les modes d’expression et narrer une épopée aussi riche que virtuose. L’ensemble « Partage », composé de six musiciens italiens, nuance la cadence, patine les harmonies européennes, éveille les saveurs africaines, tandis que le chef d’orchestre laisse parler son âme. À 80 ans, il est temps de suivre son instinct, semble-t-il nous confier…
    Le 3 avril 2026, au Studio de L’ermitage à Paris, nous pourrons savourer le fruit de son inventivité débridée et, peut-être aussi, lui souhaiter un merveilleux anniversaire. Les festivités auront débuté à notre micro à l’écoute de ses fulgurances musicales. Merci Ray Lema !
    ⇒ Ray Lema
    Titres diffusés cette semaine :
    « Salsa Gombo » par Ray Lema et l’ensemble Partage
    « Aï Du » par Ali Farka Touré et Ry Cooder
    « Manic Depression » par Jeff Beck et Seal
    « Hysteria » par Ray Lema et l’ensemble Partage
    « Tailleur » Par Franco Luambo
    « Sonate au clair de lune » de Beethoven par Friedrich Gulda
    « Partage » par Ray Lema et l’ensemble Partage.
  • Gino Sitson fête 30 ans de circonvolutions vocales !

    21/03/2026
    Acrobate de l’art vocal, Gino Sitson joue avec la musicalité des langues depuis le milieu des années 1990. Après trois décennies de créativité débridée, il prend le temps de se retourner sur le chemin parcouru à travers un livre intitulé « The colors in my head » et un disque nommé VoCe. Depuis son Cameroun natal jusqu’aux scènes américaines, l’épopée de cet artiste inspiré mérite d’être contée.
    Pas à pas, Gino Sitson a tracé sa route en ne se détournant jamais de ses convictions artistiques. Certes, cette intégrité farouche fut une épreuve d’endurance dans un monde musical où la facilité l’emporte souvent sur l’exigence et la ténacité mais, depuis 1996, les intonations vocales de cet interprète singulier ont résonné dans notre oreille au point d’y imprimer des ritournelles fameuses comme « Makalapati » ou « Suite for John ». Au-delà de cet indéniable talent mélodieux, Gino Sitson a toujours montré un goût pour les croisements culturels. Ces dernières années, les Caraïbes l’ont passionné et, plus précisément, le Gwoka de Guadeloupe. Cette propension à s’immerger dans les idiomes de ses contemporains n’est pas feinte. Son ouverture d’esprit le pousse irrémédiablement à étudier, analyser, comprendre les modes de communication. Sa science musicologique nourrit ses différents ouvrages mais aussi son irrésistible expressivité.
    Cet insatiable chercheur est curieux de tout. Après avoir apprivoisé quelques accents autochtones, il lui fallait tendre la main à une culture académique tout aussi riche et passionnante. La musique classique est un art à part entière qui requiert beaucoup de maîtrise et de précision. Indécrottable universaliste, Gino Sitson ne pouvait se soustraire à ce vocabulaire harmonieux dont son répertoire se délecte depuis plusieurs années. VoiStrings, Echo Chamber et aujourd’hui VoCe font appel à la symphonie des cordes, des violons et des violoncelles. Cette approche généreuse d’un vaste patrimoine a magnifié les œuvres de cet interprète dont l’imprévisible lyrisme nous enchante depuis 30 ans.
    Gino Sitson pourrait s’enorgueillir d’avoir créé un idiolecte mais il préfère conserver son statut d’éternel étudiant et, sans fanfaronner, transmettre son savoir à travers la pédagogie spectaculaire de ses prestations. VoCe est certainement le plus éclatant reflet de sa personnalité plurielle et pluridisciplinaire. Ce disque, pétri de sources multicolores (africaines, cubaines, européennes), fera date et accompagnera avec pertinence votre découverte du livre biographique « The colors in my head », bref survol d’une destinée qui n’est pas écrite… Elle est chantée !
    ⇒ Le site de Gino Sitson.
    Titres diffusés cette semaine :
    « Boh » par Gino Sitson extrait de VoCe
    « Makalapati » par Gino Sitson extrait de Vocal Deliria
    « Dibombari » par Gino Sitson extrait de VoCe
    « Suite for John » par Gino Sitson extrait de VoiStrings
    « Vox » par Gino Sitson extrait de VoCe.
  • Olivier Hutman et Lamine Cissokho s’accordent

    14/03/2026
    Lorsqu’ils firent paraître Double Skyline en 2023, le pianiste français Olivier Hutman et le koriste sénégalais Lamine Cissokho ne pouvaient imaginer à quel point la lumineuse unité de leurs cordes allait susciter un tel engouement. Trois ans plus tard, l’irrésistible envie de poursuivre cette aventure sensible et délicate ravive le frisson.
    The following, comme son nom l’indique, est un second souffle de vie, inspirant et revigorant. Laissons cette musique nous envelopper et notre esprit vagabonder…
     
    Conjuguer deux vocabulaires, deux identités culturelles, deux visions artistiques du XXIè siècle, est toujours un défi. Pour apprivoiser les codes et traditions de son interlocuteur, le langage universel de la musique est une bonne clé de compréhension instantanée mais elle est parfois incomplète. Il est souvent nécessaire de se plonger dans l’histoire autochtone des peuples pour en déceler l’expressivité. Olivier Hutman se passionne depuis 50 ans pour les modes de communication afro-planétaires. Ses études de jeunesse en ethnomusicologie l’ont poussé à approfondir, par exemple, ses connaissances des musiques urbaines ghanéennes. Son mémoire de maîtrise intitulé « Musiques Noires, acculturation et rupture – Negro-africanisme et afro-américanisme » a certainement nourri sa réflexion sur les enjeux de transmission et de partage du savoir. Pour autant, se confronter directement aux réalités sociales de la diaspora africaine dans le monde est une exigence. Il paraissait finalement logique qu’il entame un dialogue mélodieux avec son homologue Lamine Cissokho.
    Virtuose de la Kora, Lamine Cissokho est un griot dont le devoir est justement de porter le message de ses aînés à travers le temps. Il fait don de sa personne pour susciter les rencontres et ouvrir l’esprit de ses contemporains. Qu’il se produise avec la formidable chanteuse et danseuse guinéenne Fanta Yayo, avec le maître de la slide guitare indienne Manish Pingle ou avec le merveilleux balafoniste ivoirien Aly Keita, son rôle de passeur est le même et lui impose une véritable constance dans le respect de chaque individualité. Le lyrisme de son duo avec Olivier Hutman est un manifeste délicat pour une entente cordiale et sincère à l’échelle planétaire. Il ne manquait que la poésie subtile d’un invité de marque, le génial bluesman Eric Bibb, pour sublimer cet élan de générosité harmonieuse.
    Après les concerts des 13 et 14 mars 2026 à Paris au Sunside, nul doute que l’aventure commune de messieurs Hutman et Cissokho se poursuivra sur les routes internationales tant leur propos est limpide, utile et essentiel.
    ⇒ Olivier Hutman
    ⇒ Lamine Cissokho
    ⇒ Les éditions Frémeaux.
    Titres diffusés cette semaine :
    - « Streets of Dakar » par Lamine Cissokho et Olivier Hutman extrait de The Following 
    - « Folon » par Lamine Cissokho et Olivier Hutman extrait de Double Skyline 
    - « Rocking Chair » par Lamine Cissokho, Olivier Hutman et Eric Bibb extrait de The Following
    - « Simaya » par Lamine Cissokho et Olivier Hutman extrait de The Following.
  • Ali Farka Touré, 20 ans après…

    07/03/2026
    Le 7 mars 2006, Ali Farka Touré disparaissait à l’âge de 66 ans. Quelle empreinte culturelle a-t-il laissée à la postérité ? Son aura nourrit-elle toujours la créativité de ses héritiers ? Depuis Niafunke au Mali, le célèbre guitariste avait défendu et bâti tout au long de sa vie un patrimoine révéré par nombre de ses contemporains.
    De Ry Cooper à Martin Scorsese, de Taj Mahal à Toumani Diabaté, de Corey Harris à Lobi Traoré, les louanges n’ont jamais cessé. Retour sur une épopée majestueusement blues.
    Ali Farka Touré avait réussi à donner de l’éclat à une culture ancestrale que ses nombreux disques exposaient aux oreilles d’auditeurs attentifs, curieux et ouverts aux matrices musicales africaines. Ali Farka Touré fut un pionnier, l’ambassadeur d’un blues enraciné dans le terreau originel du Sahel. Symbole universel d’un patrimoine sonore ouest-africain, sa prestance et son rôle dans la diffusion d’un héritage séculaire sont indéniables. Son fils, Vieux Farka Touré, a aujourd’hui la lourde responsabilité de porter à bout de bras le message et le discours de son illustre aîné. L’album Les Racines, qu’il fit paraître en 2002, fut sa contribution à la préservation d’un son immédiatement identifiable.
    Le répertoire d’Ali Farka Touré est, sans nul doute, devenu intemporel et parfaitement adapté à notre XXIè siècle. Lorsqu’il participa à l’album Talkin’ Timbuktu, en 1994 aux côtés du guitariste américain Ry Cooder, les amateurs de blues eurent le sentiment de découvrir l’un des leurs. Pourtant, même s’il écoutait le blues américain, Ali Farka Touré ne se voyait pas bluesman. On peut cependant trouver des liens entre les traditions musicales africaines et américaines. Longtemps, on a comparé le jeu d’Ali Farka Touré à celui de son homologue américain John Lee Hooker. Qui s’inspirait de l’autre ? Il est clair que le blues est originellement l’émanation d’un idiome culturel africain transporté outre-Atlantique durant des siècles d’esclavage. Ce que jouait John Lee Hooker était un écho d’un lointain passé africain. Ali Farka Touré était le gardien des traditions et même si sa texture sonore ressemblait au blues, elle restait profondément attachée à la terre de ses ancêtres.
    L’un des témoignages vibrants du lien invisible mais palpable qui existe entre les continents africain et américain fut le fameux film de Martin Scorsese, « From Mali to Mississippi », qui suit le périple du bluesman Corey Harris en Afrique de l’Ouest et, notamment au Mali, où il rencontre le patriarche Ali Farka Touré. Ce documentaire passionnant, sorti en 2003 dans la série « The Blues », permit aussi l’enregistrement d’un album de Corey Harris en présence de son héros Ali Farka Touré. Corey Harris reconnaissait volontiers avoir éprouvé beaucoup d’émotion en présence d’une légende. « J’avais beaucoup plus à apprendre de lui que lui de moi, tout simplement, parce qu’il était mon aîné et je respecte cela au plus haut point. C’est grâce à lui que j’ai progressé et que j’ai acquis une certaine crédibilité sur le continent africain. Ce n’était pas mon but au départ mais, par la suite, lorsque je me rendais au Mali et que je croisais Djelimady Tounkara, Salif Keita, Cheick Hamala Diabaté, Abdoulaye Diabaté, ils m’accueillaient sincèrement car ils me connaissaient grâce à Ali Farka Touré. Ses contemporains me respectaient. Il y avait un lien fort entre nous ». (Corey Harris au micro de Joe Farmer)
    Comparer le blues américain et les tonalités songhaï ou tamasheq nourrit un interminable débat. Notons seulement que l’influence culturelle d’Ali Farka Touré sur les artistes d’aujourd’hui est incontestable. La musique du guitariste et chanteur Cédric Burnside rappelle, à son grand étonnement, les intonations d’Ali Farka Touré. « L’un de mes bons amis est originaire de Gambie. Dans sa discothèque, j’ai découvert un disque d’Ali Farka Touré. Je n’avais jamais entendu parler du personnage. De toute façon, je n’écoutais pas vraiment de musique africaine. Avant même qu’il ne me parle de ce musicien malien, j’ai été interpellé par la sonorité de sa guitare qui me rappelait celle de Junior Kimbrough, une légende du blues dans le Mississippi. J’ai d’ailleurs cru qu’il s’agissait d’un disque de ce vétéran du blues mais, lorsque Ali Farka Touré s’est mis à chanter, j’ai immédiatement compris qu’il ne s’agissait pas de Junior Kimbrough. Et cette voix du désert malien m’a immédiatement conquis ». (Cédric Burnside sur RFI - Mai 2022)
    Sur le continent africain aussi, les héritiers du maestro tentent ou ont tenté de perpétuer son message et sa musicalité si spécifiques. Ce fut le cas du regretté guitariste malien Lobi Traoré. En 2004, il eut l’honneur d’être épaulé par son mentor, Ali Farka Touré, et ce coup de pouce décisif lui permît d’enregistrer l’album Mali Blues. « Au début, j’écoutais Ali Farka Touré sans le connaître, puis je l’ai rencontré et je fus impressionné par son jeu à la guitare sèche. Progressivement, nous nous sommes trouvé des passions communes, jusqu’au jour où Ali Farka Touré m’a indiqué qu’il aimait ma sonorité, qu’il appréciait le fait que j’étais autodidacte comme lui. Son intérêt pour ma musique a attisé son envie de produire un de mes albums. Ali Farka Touré est un joyau de la culture malienne ». (Lobi Traoré – Juin 2004)
    20 ans après la disparition d‘Ali Farka Touré, les hommages sont unanimes. Ce grand personnage ne cessera de susciter l’admiration tant son aura irrigue toujours l’inspiration des instrumentistes actuels. Le festival « Ali Farka Touré » le célébrera d’ailleurs du 27 au 29 mars 2026 à Lafiabougou et Niafunké au Mali !
    ⇒ La Fondation Ali Farka Touré.
     
    Titres diffusés cette semaine :
    - « Sambadio » par Ali Farka Touré, extrait de l’album Voyageur 
    - « Hani » par Ali Farka Touré, extrait de l’album Radio Mali 
    - « Seygalare » par Ali Farka Touré, extrait de l’album Radio Mali 
    - « Diaraby » par Vieux Farka Touré et Kruangbin, extrait de l’album Ali 
    - « Diaraby » par Ali Farka Touré et Ry Cooder, extrait de l’album Talkin’ Timbuktu 
    - « Khafolé » par Eric Bibb et Habib Koité, extrait de l’album Brothers in Bamako
    - « Ruby » par Ali Farka Touré et Toumani Diabaté, extrait de l’album Ali & Toumani 
    - « Kadi Kadi » par Ali Farka Touré et Toumani Diabaté, extrait de l’album In the Heart of the Moon 
    - « 44 Blues » par Corey Harris, extrait de l’album Mississippi to Mali
    - « Call on me » par Cedric Burnside, extrait de l’album Benton County Relic
    - « Dunya » par Lobi Traoré, extrait de l’album Mali Blue
    - « Penda Yoro » par Ali Farka Touré, extrait de l’album Savane 
    - « Mahini Me » par Ali Farka Touré et Taj Mahal, extrait de l’album The Source.

Acerca de L'Épopée des musiques noires

Blues, Gospel, Negro Spirituals, Jazz, Rhythm & Blues, Soul, Funk, Rap, Reggae, Rock’n’Roll… l’actualité de la musique fait rejaillir des instants d’histoire vécus par la communauté noire au fil des siècles. Des moments cruciaux qui ont déterminé la place du peuple noir dans notre inconscient collectif, une place prépondérante, essentielle, universelle ! Chaque semaine, L’épopée des musiques noires réhabilite l’une des formes d’expression les plus vibrantes et sincères du 20ème siècle : La Black Music !  À partir d’archives sonores, d’interviews d’artistes, de producteurs, de musicologues, Joe Farmer donne des couleurs aux musiques d’hier et d’aujourd’hui. Réalisation : Nathalie Laporte. *** Diffusions le samedi à 13h30 TU vers toutes cibles, à 22h30 sur RFI Afrique (Programme haoussa), le dimanche à 18h30 vers l'Afrique lusophone, et à 21h30 TU vers toutes cibles. En heure de Paris (TU + 2 en grille d'été).
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Generated: 4/4/2026 - 5:37:33 AM