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- Il s’agit d’une affection très fréquente, touchant 20 à 30% de la population et prédominante chez les femmes. En cas d’insuffisance veineuse, le sang circulant dans les veines des membres inférieurs rencontre des difficultés à remonter vers le cœur. Symptômes de l'insuffisance veineuse chronique superficielle, les varices se caractérisent par une dilatation anormale d'une veine, visible sous la peau des jambes. Que faire en cas d’insuffisance veineuse ? Quelles en sont les causes ? Peut-on la prévenir ?
L'insuffisance ou maladie veineuse provoque une dilatation anormale des veines superficielles, pouvant aboutir à la formation de varices. Ce problème de santé fréquent concerne surtout la circulation au niveau des membres inférieurs et ces varices témoignent d’un problème de retour du sang vers le cœur. Les varices sont parfois accompagnées de sensations, (picotements – démangeaisons), qui peuvent même précéder l'apparition de ces veines dilatées, et au-delà de l'inconfort, cette affection peut être mal supportée, pour des considérations d'ordre esthétique. À son stade ultime, l'insuffisance veineuse chronique peut aboutir à des complications, comme des ulcères veineux.
Les varices sont favorisées par la sédentarité, et dans le cadre de la prévention de leur survenue comme de la récidive, l'activité physique – et en particulier la marche à pied- est recommandée. L'insuffisance veineuse est plus fréquente chez les femmes, qui sont par ailleurs touchées plus précocement. À l'inverse, l'exposition à une forte chaleur, le piétinement sont fortement déconseillés. L'excès de poids et la consommation de tabac sont également des facteurs de congestion veineuse.
En termes de prise en charge, au-delà des recommandations pour une hygiène de vie plus saine, les accessoires comme les bas ou chaussettes de contention sont également préconisés pour les personnes sujettes à l'insuffisance veineuse (en particulier, pour les usagers des transports aériens). Des interventions peuvent également être recommandées, plusieurs techniques opératoires existent.
Avec :
Pr Laurent Chiche, chef du service de chirurgie vasculaire et endovasculaire au Centre aortique tertiaire du CHU de la Pitié-Salpêtrière, APHP, à Paris, professeur à la Faculté de santé Sorbonne-Université, Paris
Pr Khaled Boye, chef du service de chirurgie cardiovasculaire au Centre national de cardiologie à Nouakchott, président de la Société mauritanienne de cardiologie.
En fin d'émission, nous vous proposons un rendez-vous hebdomadaire pour faire un point sur l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo. Interview du Dr Jean Kaseya, directeur général du CDC Afrique (Centre africain pour la surveillance et la prévention des maladies).
Programmation musicale :
► Lila Iké - What it feels like
► Ckay – Shege. - Selon l'OMS, environ 55 millions de personnes seraient atteintes de démence dans le monde, dont 60 à 70% des cas sont attribués à la maladie d'Alzheimer. Cette pathologie neurodégénérative affecte principalement les personnes âgées et peut entrainer des troubles de la mémoire, du comportement ou encore du langage. Quels sont les premiers signes de la maladie d’Alzheimer ? Quels sont les facteurs de risques ? Comment prévenir la maladie ? Quelles sont les dernières avancées dans la recherche sur la maladie d'Alzheimer ?
Le 21 septembre, c'est la journée mondiale de la maladie d'Alzheimer. Cette maladie neurodégénérative - la plus fréquente- survient, le plus souvent après 65 ans. Son caractère progressif et la variété des troubles induits (altération de la mémoire, de l’attention, des émotions et à terme du langage et des fonctions vitales) retardent souvent son diagnostic. Ces troubles impactent fortement la qualité de vie et l'autonomie du patient, en sollicitant considérablement l'entourage.
Aujourd’hui, dans un pays comme la France, 1,4 million de personnes vivent avec la maladie d’Alzheimer ou une autre démence impliquant un déclin cognitif. Chaque année, 225 000 nouveaux cas d'Alzheimer sont diagnostiqués, un chiffre qui pourrait doubler d'ici 2050, toujours d’après l’Inserm.
Médecins et chercheurs travaillent à mieux comprendre la maladie : cerner les facteurs qui pourraient favoriser sa survenue, ses conséquences pour les capacités cérébrales, en insistant sur le repérage des signes à un stade précoce.
De leur côté, les associations de patients et d’aidants s'emploient à changer le regard sur la maladie d’Alzheimer et imaginer des pistes pour accompagner les patients en proposant des activités adaptées, pour lutter contre l’isolement des malades et l'épuisement de leur entourage.
L’OMS-Afrique s'est récemment engagé dans une réflexion pour mettre en place des mesures nationales de lutte contre la maladie d'Alzheimer, dans cette région Afrique, car dans les zones où l’espérance de vie augmente, le grand public comme les soignants de première ligne ne sont pas encore familiarisés avec ces formes de démence liée à l’âge, avec à la clé, un défaut de diagnostic et de prise en charge.
Avec :
Pr Bruno Dubois, professeur de neurologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, membre de l’Académie nationale de médecine
Dr Ubrich Venceslas Acko, médecin interniste, gériatre au CHU d’Angré à Abidjan, en Côte d’Ivoire, et enseignant-chercheur à l’Université Félix Houphouët-Boigny
Benoît Durand, directeur délégué de l'association France Alzheimer.
Reportage de Raphaëlle Constant.
Programmation musicale :
► Hwasa - Good Goodbye
► Victony - SLICK. - Inflammations du foie causées par des substances toxiques ou plus généralement des virus, les hépatites sont désignées par des lettres allant de A à E. Elles diffèrent par leurs modes de transmission, leurs prises en charge et leurs conséquences sur la santé. Selon l’OMS, 254 millions de personnes vivaient avec une hépatite B chronique en 2022 et 50 millions de personnes sont atteintes d’une infection chronique par le virus de l’hépatite C.
Quels sont les différents modes de transmission des hépatites ? Quels traitements et moyens de prévention existent ? Quelles peuvent être les conséquences sur la santé, en l’absence de prise en charge ?
Les hépatites sont désignées par les sept premières lettres de l'alphabet (de A à E pour les plus fréquentes, F et G pour les plus rares), une distinction liée aux divers agents infectieux, des virus qui peuvent provoquer différentes formes d'inflammation et de complications au niveau du foie. Lorsque l'on parle des hépatites, il faut aussi différencier les formes chroniques et identifier les modes de transmission qui peuvent varier (relations sexuelles, alimentation, par voie sanguine, lors de l'accouchement, contact avec de l'eau souillée)…
La géographie sanitaire des hépatites, autrement dit la répartition du nombre de cas en fonction des pays/continents montre de grandes inégalités territoriales. Pour l’hépatite B, par exemple, son incidence est beaucoup plus importante en Afrique, en Asie, dans certaines zones d’Amérique latine. Dans certaines régions d’Afrique de l’Ouest, la prévalence de l’hépatite B chronique, cette forme silencieuse peut concerner plus de 10% de la population. D’où l’importance de parler de la prévention : vaccination et rattrapage vaccinal, connaissance des modes de transmission et surtout dépistage, pour s’informer de son statut sérologique, puisque, par exemple, pour l’hépatite C, un antiviral efficace – un traitement curatif existe…
Les hépatites constituent aujourd’hui un problème de santé publique à l’échelle planétaire, d'où l'importance d'une sensibilisation des populations à la prévention – la vaccination contre l'hépatite B – pour éviter les complications potentiellement mortelles au niveau du foie, insuffisance hépatique, cirrhose et cancers.
Avec :
Pr Tarik Asselah, professeur en hépatologie à l’hôpital Beaujon à Clichy dans les Hauts-de-Seine, directeur de recherches à l’Inserm et responsable des hépatites virales
Pr Fulgence Bathaix Yao, hépato-gastroentérologue, université Félix Houphouët Boigny à Abidjan et président du réseau ivoirien de lutte contre les hépatites virales.
Programmation musicale :
► Stevie Wonder – Blowin in the wind
► Mbosso - Buku Jero. - Trouble de la personnalité, le trouble borderline se manifeste par des émotions débordantes et une forte impulsivité. Les émotions sont vives, vécues de manière intense et peuvent aussi s’enchaîner. Ainsi, il est possible de passer d’une joie importante à une grande tristesse en un cours laps de temps. Comment est posé le diagnostic ? Quelle prise en charge existe ? Comment mieux vivre avec ce trouble de la personnalité ?
En santé mentale, les symptômes associés à certaines atteintes peuvent avoir des conséquences importantes pour la personne concernée, comme pour son entourage. C'est une nouvelle fois le cas pour l'affection psychique à laquelle nous consacrons cette émission : le trouble de la personnalité borderline. Un trouble associé à un faisceau de ressentis et de symptômes qui peuvent déclencher chez le ou la patiente une intense détresse, allant jusqu'à mettre en danger sa santé et sa vie, compte tenu du risque de suicide associé.
Le trouble borderline se caractérise par des émotions intenses, une forte impulsivité qui va contraster avec des passages à vide, un sentiment de débordement qui peut déboucher sur de l’anxiété, de la déprime et un sentiment d’être dans l’excès, trop et trop souvent. À la clé potentiellement, une mise en danger de la personne (automutilation, tentative de suicide, addictions…), surtout en l’absence d’explication et de compréhension de ces ressentis et de ces comportements.
Face au trouble borderline, il n’y a pas un médicament dédié qui va, à lui seul, calmer les soubresauts ou cette tempête intérieure. Il y a d’abord l’étape-clé du diagnostic, une forme de compréhension de soi-même, des explications, un parcours pour mieux réguler les émotions et une implication de l’entourage pour décrypter les réactions et adapter certaines interactions. Le défi pour la patiente - les femmes sont davantage concernées, souvent dès l’adolescence - et ses proches et l’équipe soignante sera donc fait d’écoute, de patience, d’appropriation du temps mais aussi d’évitement des situations critiques. Un cheminement étape par étape.
Avec :
Dr Déborah Ducasse, médecin psychiatre et psychothérapeute, responsable du Centre de thérapies troubles de l’humeur et émotionnels/borderline, au CHU de Montpellier, co-auteure de l’ouvrage Borderline, nouveau cahier pratique à domicile aux éditions Odile Jacob
Dr Olga Porquet-Mabanza, psychiatre et directrice de l'hôpital psychiatrique de Bingerville, en Côte d’Ivoire.
Reportage de Charlie Dupiot.
Programmation musicale :
► Les Rita Mitsouko - Ding Dang Dong (Ringing At Your Bell)
► Yemi Alade - Ala Bekee (feat. Don Jazzy). - La 17è flambée de maladie à virus Ebola en RDC est décrite comme la pire de l’histoire de la République démocratique du Congo, et concerne désormais sept des 26 provinces du pays. Quatre mois après l'annonce officielle du début de l'épidémie, (l'OMS avait décrété au mois de mai 2026 une urgence de santé publique de portée internationale), les autorités sanitaires congolaises recensent plus de 7.000 cas et près de 3.400 décès. À ce bilan, s'ajoutent 1.671 guérisons de malades qui avaient contracté le virus de souche Bundibugyo, plus rare et contre lequel il n'existe pas de vaccin éprouvé à l'heure actuelle.
La riposte est aujourd'hui globale et met à contribution cliniciens, chercheurs et acteurs communautaires, venus d'horizons variés ; d'O.N.G., d'institutions sanitaires et de recherche, le tout piloté par le manager terrain de l'IRNB, l'institut national de recherche biologique fondée par le Pr Jean-Jacques Muyembé (co-découvreur d'Ebola) à Kinshasa, le professeur Steve AHUKA, virologue.
Plusieurs essais cliniques sont menés actuellement par des coalitions de chercheurs congolais et internationaux, pour « repositionner » des traitements existants, c'est-à-dire pour observer de manière scientifique si des médicaments ou vaccins peuvent avoir un effet sur la souche incriminée.
Les stratégies de lutte passent par des actions de proximité, aussi bien en termes de sensibilisation que d'identification des cas contacts, par une accélération des moyens diagnostiques et par une orientation rapide des malades vers les centres de traitement dédiés. Autant d'éléments qui nécessitent en amont un travail sur la confiance des populations.
Avec :
Dr Marie Jaspard, infectiologue au service des Maladies infectieuses à l’Hôpital Saint-Antoine APHP à Paris, chercheure pour l’INSERM
Pr Steve Ahuka, professeur de Microbiologie et Virologie à la Faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), Chef de Département de Virologie à l’Institut National de Recherche biomédicale (INRB) et depuis juillet 2026, incident manager pour la riposte contre la maladie à virus Ebola (MVE)
Antoine Maillard, responsable de la Recherche chez ALIMA
Jules Villa, anthropologue, chercheur post-doctoral dans l’unité d’Anthropologie médicale et membre de l’Outbreak Investigation Taskforce à l’Institut Pasteur. Il a rejoint les équipes de l’engagement communautaire de l’OMS pendant 8 semaines en Ituri.
Programmation musicale :
► Tyty meufapart – Djabari
► Falz - Na je.
Acerca de Priorité santé
Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
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