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- À la date du 8 septembre, les autorités congolaises ont publié un nouveau bilan officiel, faisant état de 3.175 morts, de la maladie à virus Ebola qui sévit dans le pays officiellement depuis la mi-mai 2026. Il s'agit donc de l'épidémie la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC, avec également plus de 6.600 contaminations confirmées.
Le virus Bundibugyo serait aujourd'hui présent dans 6 provinces du pays ; essentiellement des régions orientales frappées conjointement par un fort niveau d'insécurité, d'enclavement, et de précarité économique, sociale et sanitaire. Jusqu'à aujourd'hui, aucun vaccin n'a fait ses preuves contre ce virus plus rare, même si l'OMS a entamé une campagne restreinte de vaccination en redéployant un sérum déjà éprouvé contre la souche Zaïre. Les moyens financiers manquent pour lutter contre l'épidémie et le secrétaire général de l'ONU a lancé un appel pour réunir plus d'un milliard de dollars pour compléter le plan d'aide.
Selon Antonio Guttieres, “il faut vaincre aujourd'hui le virus de l'indifférence (...) face à cette urgence de santé publique dans l'un des contextes les plus fragiles au monde”. Les moyens humains manquent également, comme le souligne un haut responsable de l'OMS qui estime à 5.000 le nombre d'agents de santé manquants dans les centres de traitement dédiés.
La 17e flambée de maladie à virus Ebola en RDC est décrite comme la pire de l’histoire de la République démocratique du Congo, et concerne désormais sept des 26 provinces du pays. Quatre mois après l'annonce officielle du début de l'épidémie, (l'OMS avait décrété au mois de mai dernier une urgence de santé publique de portée internationale), les autorités sanitaires congolaises recensent plus de 7.000 cas et près de 3.400 décès. A ce bilan s'ajoutent 1.671 guérisons de malades qui avaient contracté le virus de souche Bundibugyo, plus rare et contre lequel il n'existe pas de vaccin éprouvé à l'heure actuelle.
La riposte est aujourd'hui globale et met à contribution cliniciens, chercheurs et acteurs communautaires, venus d'horizons variés ; d'O.N.G., d'institutions sanitaires et de recherche, le tout piloté par le manager terrain de l'IRNB, l'institut national de recherche biologique fondée par le Pr Jean-Jacques Muyembé (co-découvreur d'Ebola) à Kinshasa, le professeur Steve AHUKA, virologue..
Plusieurs essais cliniques sont menés actuellement par des coalitions de chercheurs congolais et internationaux, pour «repositionner» des traitements existants, c'est-à-dire pour observer de manière scientifique si des médicaments ou vaccins peuvent avoir un effet sur la souche incriminée.
Les stratégies de lutte passent par des actions de proximité, aussi bien en termes de sensibilisation que d'identification des cas contacts, par une accélération des moyens diagnostiques et par une orientation rapide des malades vers les centres de traitement dédiés. Autant d'éléments qui nécessitent en amont un travail sur la confiance des populations.
Avec :
Dr Marie Jaspard, Infectiologue au service des Maladies infectieuses à l’Hôpital Saint-Antoine APHP à Paris, chercheure pour l’INSERM.
Pr Steve Ahuka, professeur de Microbiologie et Virologie à la Faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), Chef de Département de Virologie à l’Institut National de Recherche biomédicale (INRB) et depuis juillet 2026, incident manager pour la riposte contre la maladie à virus Ebola (MVE)
Antoine Maillard, Responsable de la Recherche chez ALIMA
Jules Villa, anthropologue, chercheur post-doctoral dans l’unité d’Anthropologie médicale et membre de l’Outbreak Investigation Taskforce à l’Institut Pasteur. Il a rejoint les équipes de l’engagement communautaire de l’OMS pendant 8 semaines en Ituri
Programmation musicale :
► Tyty meufapart – Djabari
► Falz - Na je - Être l’aîné ou le cadet, devenir belle-mère et devoir construire une relation avec des enfants qui ne sont pas les siens... Si la famille est souvent un lieu de refuge, il n’est pas toujours évident d’y trouver sa place. Et entre conflits et non-dits, elle peut vite s’avérer étouffante. Comment s’affirmer quand on est le cadet de la famille ? Quel est le rôle de l’aîné de la famille ? Quand les conflits sont trop importants, peut-on rompre avec sa famille ?
La famille n’est pas toujours le cocon sécurisant que l’on espère et lorsque l’on a la sensation d’être assigné à une place qui ne nous convient pas (trop de pression ou à l’inverse, le sentiment d’être invisible), la vie familiale peut devenir douloureuse ou conflictuelle.
Il peut exister un écart entre la place attribuée et les attentes des personnes, né d'une histoire familiale comme du poids des injonctions culturelles, avec à la clé, des disputes entre frères et sœurs, l’impression de passer à côté de ses propres envies et au final, un malaise qui s’installe.
Le questionnement autour de la place dans la famille peut se jouer entre frères et sœurs, mais pas seulement : le poids sur les épaules de l’aîné, l’enfant préféré, la belle-mère qui estime qu’aucune femme n’est assez bien pour son fils, un père qui ne communique pas... Ces problèmes ne sont pas forcément conscients et jour après jour, l'entourage perpétue des comportements qui peuvent blesser, fragiliser, exaspérer.
À l'âge adulte, ces difficultés peuvent toujours être présentes, et un dialogue renouvelé, et/ou un travail sur soi-même, qui s'appuie sur des ressources communautaires et psychologique, peuvent contribuer à l'évolution des ressentis pour en atténuer la charge et permettre de se projeter dans la construction de sa propre famille.
Avec :
Jean-Oscar Makasso, docteur en psychopathologie clinique et psychanalyse, ethnopsychologue, expert auprès des tribunaux de Paris, co-fondateur de l'association maison Sunjata Keita, centre de médiations culturelles et d’aide psychologique aux familles migrantes.
Programmation musicale :
► The Womack sisters – If you want me
► Amandine la reine d'Empire - La solidarité familiale. Questions de femmes, questions de parents : conseils sur le sommeil des enfants et des adolescents
11/09/2026Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons d'un sujet qui intéresse tous les parents : le sommeil de leurs enfants. Comme la respiration, le sommeil fait partie des fonctions vitales de l’organisme. Apprentissage, mémorisation, immunité, croissance... Le sommeil est primordial, e d’autant plus pour les enfants. En effet, l’hormone de croissance est sécrétée essentiellement au cours du sommeil profond.
Combien d’heures l’enfant doit-il dormir en fonction de son âge ? Quelles peuvent être les conséquences sur la santé de l’enfant ou de l’adolescent s’il ne dort pas suffisamment ?
À côté de l’alimentation et de l’activité physique, le sommeil est l’un des piliers de notre santé. Attention, mémoire, humeur, immunité... Un sommeil de qualité est essentiel aux différents âges de la vie. Pour la période de l'enfance, les questions sont d’autant plus nombreuses, que des premiers mois à l’adolescence, les besoins, les routines et les emplois du temps vont évoluer sensiblement.
Entre un nourrisson qui se limite à des plages de sommeil d’une heure avant de réclamer une tétée, et un ado qui s’endort avec le téléphone, et se réveille avec le téléphone, dans certaines familles, le coucher est un passage réconfortant, quand chez d’autres, cette étape cristallise les tensions et une certaine forme d’inquiétude.
Durée normale d’une nuit de repos chez l’enfant, endormissement, absence de sieste, cycle de sommeil régulé, cauchemars et terreurs nocturnes, impact sur les apprentissages et la scolarité... Pour les parents, les interrogations se bousculent, tout comme les répercussions qui vont aussi, par effet miroir, varier avec les années, entre la prime enfance et l’adolescence.
Avec :
Dr Cheikh Diouf, pédiatre à Dakar, au Sénégal.
La palabre au féminin de Charlie Dupiot.
Programmation musicale :
► Lokwa Kanza - Le Bonheur
► Luedji Luna, Arlindo Cruz - O Bem.- À l’occasion de la journée mondiale de prévention du suicide qui se tient le 10 septembre, nous parlons de ce sujet encore tabou. Selon l’OMS, chaque année, 720 000 personnes se suicident. 73% de ces suicides surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Derrière les chiffres, se cache la tragédie vécue par la famille et l’entourage. Quelles sont les personnes les plus à risque ? Comment les aider ? Peut-on réellement éviter les suicides ?
Le 10 septembre, c'est la journée mondiale de prévention du suicide. L'occasion de rappeler qu'en parler est essentiel pour lutter contre la stigmatisation associée au suicide et plus largement, à la santé mentale. La prévention et la sensibilisation sont essentielles pour faire reculer le suicide, qui est aujourd’hui la troisième cause de mortalité chez les 15-29 ans, d’après l’OMS. Dans un pays comme la France, on recense plus de 150 000 tentatives de suicide chaque année, avec plus de 9.000 issues fatales.
Fragilité psychique, antécédents familiaux, tentatives à répétition... Il est important de prendre conscience des risques, comme des comportements et propos inquiétants chez la personne qui manifeste des intentions autodestructrices.
Cette prévention prend plusieurs formes. La sensibilisation évite le sensationnalisme et toute stigmatisation, l'amélioration de l’écoute et le renforcement des moyens et des prises en charge. La prévention du suicide, ce n’est pas simplement l’affaire des médecins ou des soignants. Au-delà, l'entourage, les médias traditionnels ou non comme les autorités publiques et le monde associatif ont leur rôle à jouer pour faire reculer ce problème de santé publique face auquel il ne faut pas avoir peur des mots.
Avec :
Pr Priscille Gerardin, professeur, chef de pôle de Psychiatrie de Enfants et Adolescents au Centre Hospitalier du Rouvray et des unités universitaires au CHU de Rouen
Pr Damèga Wenkourama, médecin psychiatre addictologue et chef de Service de Psychiatrie du CHU de Kara. Maître de conférences agrégé de Psychiatrie d'Adultes à la Faculté des Sciences de la Santé de l'Université de Kara au Togo. Président de l'Association des Psychiatres du Togo (APsyT)
Reportage de Raphaëlle Constant.
Programmation musicale :
► Joy Rhodes – Supposed to
► Orch, Parlour Tapes – Smiling. - Les fausses informations pullulent dans tous les domaines, la santé ne fait pas exception. Les conséquences de la désinformation en santé peuvent être particulièrement dommageables pour la santé. Quelles sont ces fausses informations qui circulent ? Comment naissent-elles ? Comment peut-on les déconstruire ? Comment développer son esprit critique pour repérer les infox qui circulent sur le net ?
Les fausses informations sont particulièrement nombreuses dans le domaine de la santé. Selon une enquête menée en partenariat avec l’Inserm, en février 2025, 47% des Français déclarent avoir déjà été confrontés à une fake news dans le domaine de la santé. La tendance est mondiale, qu'il s'agisse d'erreurs, de mauvaises interprétations, des rumeurs mais aussi des manipulations qui peuvent avoir de lourdes conséquences quand il s’agit de se soigner.
Ces désinformations peuvent être le fruit de fausses croyances, qui s’appuient sur des transmissions populaires pas forcément dangereuses, ou de discours complotistes, qui manipulent des données pour appuyer des conclusions scientifiquement infondées.
La crise du Covid-19 a amplifié la défiance, et le contexte politique actuel favorise cette tendance également. La lutte contre cette désinformation médicale nécessite de s’adapter au contexte, comme aux moyens de communication, aux réseaux sociaux et à leurs stratégies de développement. Pour cela, il faut comprendre quelles sont les méthodes d’influence et les arguments qui marquent.
Aujourd’hui, les médecins doivent consacrer du temps en consultation, à la déconstruction de ces fausses informations, pour insister sur la nécessité de l’observance d'un traitement ou interroger sur la prise concomitante de produits naturels ou de compléments alimentaires. Les soignants s’engagent dans cette lutte contre la désinformation en santé et c’est loin d’être simple, y compris lorsque l’on porte une blouse blanche.
Avec :
Pr Boris HANSEL, endocrinologue-nutritionniste Hôpital Bichat, AP-HP. Cofondateur de la chaîne santé grand public PUMS (Pour Une Meilleure Santé) soutenue par Université Paris Cité et AP-HP
Anicet ZRAN, docteur en Histoire de la Santé, enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, en Côte d'Ivoire, et spécialiste des maladies infectieuses
Dr Maxime Delbarre, chirurgien ophtalmologue à Montpellier.
Programmation musicale :
► Adele – Rumor has it
► Lukuboy, Sandro beatz - Desconfiança.
Acerca de Priorité santé
Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
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